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L’évidence n’est évidente que pour qui le dit

L'évidence n'est évidente que pour qui le dit


L’évidence n’est évidente que pour qui le dit

Un tel aphorisme vous noue les neurones ? Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Que dois-je comprendre ? Le but est atteint, la confusion est au rendez-vous, ce qui est évident, c’est que ça ne l’est pas.

Quand je dis quelque chose, il y a deux éléments qui ne font pas partie de mon message : ce que j’ai pensé avant de dire ce que je dis, que ce soit consciemment ou pas, et le contexte dans lequel ce que je dis se place.

Un exemple ? Vous êtes invité par des amis à aller manger dehors. Quand ils vous demandent où vous voulez allez, vous répondez, poliment et naturellement : « Où vous voulez, un endroit sympa. » Ce qui n’est pas dit dans votre réponse c’est que vous n’aimez pas le bruit, donc que les endroits très peuplés vous sont pénibles. Que vous avez un budget limité, que vous n’aimez pas les huitres, que vous n’avez pas envie de rouler des kilomètres, etc. etc. Vous pouvez penser que si vos amis vous connaissent bien, ils savent tout cela. Et qu’ils vont en tenir compte.

C’est possible. Et s’ils oublient un des éléments, ce sera par pur oubli, pas par volonté délibérée de vous occasionner de la gêne.

L’évidence n’est évidente que pour qui le dit

Dans un autre registre, quand votre chef vous dit : « faites comme vous pensez », et que vous faites comme vous pensez, et que, quand vous rendez le travail vous vous faites rabrouer parce que vous n’avez pas fait ceci ou cela, la question se pose. Vous n’avez pas fait comme IL pensait, et c’est le drame. Parce que « comme vous pensez » n’était pas « comme il pensait ». Et c’est lui le chef.

Une telle situation provoque le risque que vous ne preniez plus d’initiative. Car, si, quand vous en avez pris, avec la bénédiction de votre supérieur, vous vous êtes fait reprendre et avez du tout refaire, vous n’avez aucune envie de recommencer l’expérience une nouvelle fois. Cette situation va provoquer un effet « bon petit soldat » qui exécute ce qu’on lui demande de faire, mais ne fait rien quand on ne lui demande rien. La créativité est à son plus bas, voire absente de la réalisation.

De plus, il y a une perte de temps fortement dommageable car une tâche qui aurait pu être exécutée en une fois va nécessiter trois actions : la première : faire la tâche, la deuxième : défaire la tâche et la troisième : refaire la tâche.

Deux enseignements révélés

Deux enseignements se révèlent ici : premièrement, quand vous donnez une chose à faire, donnez le cadre, les détails importants, le but, ce qui compte pour vous, au moment où vous donnez l’instruction. Cela signifie qu’il faudrait y réfléchir, un peu, avant. Ou bien être ouvert à la créativité, l’innovation, le partage d’autres visions, l’apprentissage, la découverte.

Ensuite, si vous êtes la personne qui reçoit l’instruction, demandez jusqu’à où se situe votre liberté de réalisation. Si vous recevez un : « Faites comme vous voulez », assurez-vous bien que c’est « comme VOUS voulez ». Une manière simple est de reformuler, en insistant un peu : « Comme JE veux ? c’est vraiment comme JE veux ? » Vous verrez que des consignes viendront rétrécir le champ d’action. A vous ensuite de savoir si vous voulez – ou pouvez, ou devez – le faire, ou pas. Mais ça c’est une autre histoire.

L’évidence n’est évidente que pour vous, quand vous parlez, et cette évidence n’est pas la même que celle qui est évidente pour la personne qui vous parle, quand elle vous parle. Alors, à chaque fois que vous entendrez ce mot, prononcé par vous ou par une autre personne, faites une pause et déposez vos évidences. Vous verrez que tout sera bien plus léger ensuite.

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Auteur : Jill Székely
Date : 27 février 2020
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