Viva-Maïa! Palais des Festivals Cannes – Quand la mémoire devient patrimoine!

11 juillet 2017

C’est avec émotion que nous avons assisté, au grand auditorium de Cannes, au Gala en hommage à Maïa Plissetskaïa, la célèbre danseuse russe qui nous a quitté en mai 2015.

Nous ne sommes pas sans nous rappeler qu’en 2004 elle avait dansé sur cette même scène du Palais des Festivals accompagnée au piano par son mari, le compositeur russe Rodion Shchedrin. Elégantissime, elle avait alors interprété l’Ave Maria de Gounod, subjuguant le public dans une tenue spécialement réalisée en son honneur par Pierre Cardin.

Aussi était-il logique en 2016, lors de la remise des Prix du journal international de danse Ballet 2000, de décerner un Prix Maïa Plissetskaïa.
Suite au vif succès de ce spectacle et grâce à la volonté de la danseuse étoile du Théâtre Mariinsky de Saint-Petersbourg, Irma Nioradze, directrice artistique et coordinatrice de Viva-Maïa, un comité de soutien s’est mis en place pour commémorer cet anniversaire. Ce comité est aujourd’hui parrainé par la Ville de Cannes et des mécènes russes, en particulier le groupe Askaneli Art.

Une pluie d’Etoiles pour Maïa Plissetskaïa au Palais des Festivals de Cannes

En ouverture de la première et seconde partie, nous avons pu assister à la projection d’extraits de films documentaires sur Maïa Plissetskaïa, sublime et rayonnante. Les élèves du Centre International de danse Rosella Higthower, où enseigne depuis deux ans Irma Noridze, ont participé à l’événement en interprétant “O Fortuna” sur une chorégraphie de Michèle Merola et une musique de Carl Orff. Nous avons été subjugués durant tout le spectacle par les performances des 16 artistes interprètes qui ont dansé en solo ou en couple. Ces artistes sont tous de prestigieux danseurs étoiles ou danseuses étoiles qui se produisent sur les scènes dans les plus grandes compagnies de danses du monde comme le Ballet du Théâtre Bolchoï de Moscou, le Ballet National de l’Opéra de Paris, les Ballets de Monte-Carlo ou le Ballet National de l’Opéra de Vienne pour ne citer qu’eux dans cette longue liste prestigieuse.

Photo Noir et Blanc : Maurice Béjart et Maïa Plissetskaïa – Photos couleurs : Maïa Plissetskaïa et Rodion Shchedrin. ©  Béatrice Gernez 

Évoluant dans des chorégraphies entre classicisme et modernité, le choix de la directrice artistique s’est révélé fort judicieux et a su mettre en haleine un public entousiasmé par la qualité et l’immense talent des artistes interprètes.

Parmi les chorégraphies du grand répertoire russe comme Le Corsaire, Don Quichotte ou Spartacus, nous avons pu apprécier des chorégraphies contemporaines interprétées pour l’occasion par leur propres auteurs, danseurs étoiles et chorégraphes, comme “La Sylphide” de François Alu du Ballet de l’Opéra National de Paris, “Broken Heart” de Maria Daniela Gonzalez Munoz du Ballet National de Bavière et “Kamarinska d’Ivan Vassiliev du Ballet du Théâtre Mikhailovsky de Saint-Petersbourg.

Et pour clore cette hommage à Maïa Plissetskaïa, l’ensemble des artistes, élèves et danseurs confirmés, se sont produits dans une ronde endiablée sur le rythme envoûtant d’un ensemble de percussions qui n’était pas sans nous rappeler l’ouverture de la chorégraphie de Maurice Béjart, grand ami et complice sur scène de Maïa Plissetskaïa, pour la 9ème symphonie de Beethoven.

Un Gala fort en émotions, avec la participation de toutes ces étoiles au firmament de leur art qui ont fait de cet événement une soirée exceptionnelle et un hommage prestigieux à Maïa grâce à leur prestation éblouissante. Un moment symbolique et unique d’une grande portée et d’une qualité artistique internationale indéniable.