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À Monte-Carlo, le Lyrisme conjugue des Étoiles. L’Opéra dévoile sa saison 2020/21

Nouvelle saison 2020 2021 de l’Opéra de Monte-Carlo. Une programmation étincelante dévoilée où les artistes pourront retrouver leur public, et atteindre l’état de grâce du spectacle vivant.

Opéra de Monte-Carlo saison 2020 2021

Le 22 juin dernier, jour de la 3ème étape du déconfinement, l’Opéra de Monte-Carlo dévoilait sa saison 2020 2021. Après une série de podcasts diffusés durant ces trois derniers mois, le public et les artistes pourront se retrouver dans la salle Garnier, dès le 21 octobre prochain.

« Les artistes vous attendent, ils ont besoin de vous comme, je crois, vous avez besoin d’eux. »

La splendide salle Garnier de l’Opéra de Monte-Carlo, inaugurée le 25 janvier 1879 lors d’une soirée de gala où Sarah Bernhardt récite un poème, ainsi que le magnifique Grimaldi Forum sont, depuis toujours, les écrins de soirées inoubliables. En cette année si particulière, Jean-Louis Grinda, directeur chevronné, percutant, propose une saison 2020/21…à faire pâlir d’envie les étoiles !

Atteindre « l’état de grâce »

« Au sein de la saison qui vous est proposée, certains chercheront l’aventure, d’autres l’exploit, l’émotion ou même l’oubli. Autant de raisons différentes d’assister à une représentation d’opéra ou d’entendre un grand soliste en concert.
Les artistes réunis chercheront quant à eux la justesse de l’interprétation, l’honnêteté par rapport au texte musical et la sincérité dans la communion avec leur public. Je dis bien leur public car, ce soir-là, le public sera à eux… et pas l’inverse !
 En réalité, artistes et spectateurs seront complices pour tenter de partager un moment très rare que l’on peut définir comme étant la grâce. On l’atteint parfois, on l’effleure toujours.
 Et ce simple effleurement possède l’étrange pouvoir d’émouvoir, d’alléger le poids de l’existence et, en une seconde ou quelques heures, de suspendre le temps.
 Qui a entendu Cécilia Bartoli interpréter « Lascia la spina » me comprendra parfaitement…Ces moments de grâce, qu’elle soit effleurée ou vécue, sont au cœur- même de tout projet artistique.
 Venir les partager, c’est accéder à une forme de joie.
 La joie d’être étonné… » Jean-Louis Grinda Directeur de l’Opéra de Monte-Carlo

2020 2021, une saison étincelante à l’Opéra de Monte-Carlo

Voix off, rideau de scène noir et blanc :

« Le 13 mars dernier, les répétitions du Comte Ory ont été brutalement interrompues. Les artistes et techniciens qui travaillaient sur ce spectacle ont rapidement quitté le théâtre et le décor est resté sur scène, figé, comme pour témoigner en silence de cette situation extraordinaire. Aujourd’hui la vie reprend, il est donc logique de le refaire de l’endroit même où tout s’est arrêté. »

Le rideau de scène se pare de couleurs chatoyantes. Sur scène, Jean-Louis Grinda, devant une caravane blanche, offre à son futur public, le plus beau des programmes.

Ciné-concert pour débuter la saison de l’Opéra de Monte-Carlo Le 21 octobre 2020

Nosferatu de F.W. Nurmau, en partenariat avec l’Institut audiovisuel de la Principauté de Monaco et magnifié par l’accompagnement musical d’un artiste exceptionnel et fantasque, Jean-François Zygel dont chacune des apparitions en Principauté est un évènement ; Il reviendra à son incroyable talent d’improvisateur de faire revivre la partie sonore de ce monument du 7e art.

La Fête nationale monégasque, le 19 novembre

Pour la Fête nationale monégasque, un grand concert avec la Diva, Cécilia Bartoli, et les Musiciens du Prince-Monaco ; une soirée d’opéra, du baroque au bel canto, avec de jeunes artistes, placée sous la direction musicale de Gianluca Capuano. C’est entourée des meilleurs jeunes chanteurs soutenus par la Cecilia Bartoli – Music Foundation, qu’elle fera revivre nombre d’héroïnes ayant jalonné son immense carrière. Ce sera à la fois le moyen de rendre hommage au pays qui vient de la nommer future directrice de son Opéra – Cecilia Bartoli sera la première femme à occuper ce poste – et l’occasion de célébrer une fructueuse collaboration née en 1989.
Toujours dans le cadre de la fête nationale, trois représentations au Grimaldi Forum de Carmen, l’opéra des opéras, de Georges Bizet.
Nouvelle production en co-production avec le Capitole de Toulouse et l’Opéra de Marseille avec deux jeunes et grands talents, le ténor Jean-François Borras et Aude Extrémo dans le rôle titre, placé sous la baguette de Frédéric Chaslin. Et si le succès de Carmen ne résidait pas en la rencontre d’un compositeur doué mais aux bonheurs inégaux – que seraient aujourd’hui sans Carmen l’assez faible Jolie Fille de Perth ou les tout de même meilleurs Pêcheurs de perles ? – transcendé par le génie du sujet. Il faut dire que Prosper Mérimée s’y connaît dans les portraits de femmes fortes, indépendantes face au destin. De Colomba à la gitane Carmen, ses héroïnes sont libres et ne cèdent en rien aux conventions littéraires ou bourgeoises de l’époque.

I due Foscari, une curiosité des chefs d’oeuvres de Verdi, le 5 décembre

Au Grimaldi Forum, un grand rendez-vous de la saison à ne pas manquer, un opéra de Verdi, extraordinaire et peu connu, I due Foscari en version concertante et une magnifique distribution, le ténor Francesco Meli, la soprano Anna Pirozzi et dans le rôle du vieux Foscari, l’immense Placido Domingo, placés sous la direction de Massimo Zanetti. Œuvre vocalement spectaculaire, I due Foscari se distingue par la finesse psychologique avec laquelle est décrit son rôle principal. Le doge est un homme en fin de vie et Verdi fouille dans ses tourments pour nous offrir un personnage crépusculaire et bouleversant

Les Musiciens du Prince-Monaco, le 7 janvier 2021

Les Musiciens du Prince-Monaco en concert, toujours sous la direction de Gianluca Capuano, à l’Opéra, salle Garnier avec Javier Camarena, fabuleux ténor mexicain, ovationné sur les scènes du monde entier. Depuis une quinzaine d’années, Javier Camarena s’est imposé comme l’un des meilleurs mozartiens et l’un des plus extraordinaires belcantistes de son temps.

Thaïs de Jules Massenet, les 22/24/26 et 28 janvier 2021

Après cette ‘fête’ du bel canto, retour, fin janvier, à l’opéra français avec un compositeur qui a beaucoup à dire à l’opéra de Monte-Carlo et à Garnier, THAÏS de Massenet, nouvelle production avec l’opéra de Hong Kong. Marina Rebeka sera Thais et Ludovic Tézier sera Athanaël, sous la direction d’un grand spécialiste de cette musique, Jean-Yves Ossonce dans une mise-en-scène de Jean-Louis Grinda. Nous assistons là à la rencontre impossible entre un colosse aux pieds d’argile, rongé par ses pulsions sexuelles et la culpabilité qu’elles engendrent, et une jeune femme intègre, à l’esprit raffiné, qui n’a pu vivre que de son corps, faute de véritable amour.

Concert – Belcanto, les 5 et 7 février 2021

Retour au Belcanto avec une soirée de concert. Le magnifique orchestre philharmonique de Monte-Carlo, placé sous la direction de Riccardo Frizza pour un duo de reines : Olga Peretyatko et Karine Deshayes, deux sublimes cantatrices. Airs et duos, extraits d’opéras du répertoire belcantiste romantique Italien

Le comte Ory de Rossini, les 19, 21, 23 et 25 février 2021

En Février 21, on retrouvera un belcanto français, Le comte Ory, de Rossini, avec Cécilia Bartoli et Maxim Mironov. Le maestro Jean-Christophe Spinosi dirige l’orchestre. Un spectacle joyeux, parfois tendre, toujours ironique car, dans Rossini, quand il y a un éclat de rire, il y a toujours la possibilité d’une petite larme. Les événements qui ont figé la planète au printemps 2020 ont empêché le déroulement des représentations du Comte Ory. Puisqu’une occasion rare ne se manque pas, l’Opéra de Monte-Carlo et Cecilia Bartoli ont décidé de proposer à nouveau ce spectacle à la fantaisie salvatrice.

Récital de Bryn Terfel, le 24 février 2021

Fin février, comme une respiration après cette frénésie rossinienne, un récital de Bryn Terfel. L’éblouissant baryton gallois a choisi de mettre à l’honneur Franz Schubert, Robert Schumann, Benjamin Britten, Marcel Grandjany, Claude Debussy, Roger Quilter. Il sera accompagné au piano, mais également à la harpe par son épouse Hannah Stone. Depuis ses débuts dans les années 90, Bryn Terfel s’est imposé comme l’interprète mémorable de héros plus grands que nature tels Wotan, Don Giovanni, Méphistophélès, Falstaff, le Hollandais ou le baron Scarpia. Ses apparitions d’une intensité vocale et dramatique rare sont toujours un événement.

I Lombardi alla prima crociata de Verdi, les 20, 23, 25 et 28 mars 2021

En mars, I Lombardi alla prima crociata, un séduisant opéra de jeunesse de Verdi, joué pour la première fois sur la scène de l’opéra de Monte-Carlo, une production du Regio de Parme, placé sous la direction de Daniele Callegari. Brillante distribution pour ce bel opéra : Nino Machaidze qui fera ses débuts à l’Opéra de Monte-Carlo, la basse Stefan Kocàn, et le ténor mexicain Arturo Chacon-Cruz. Une œuvre de jeunesse, mais un maillon très important dans la création verdienne avec, déjà, toute la puissance dramatique que Verdi saura mettre en œuvre dans sa fameuse trilogie populaire, Traviata, Trovatore, Rigoletto. Pour bien comprendre l’œuvre de Verdi, il faut connaître I Lombardi. La reprise triomphale des Lombardi en 1969 à Rome (Luciano Pavarotti, Renata Scotto), sera l’élément déclencheur d’une redécouverte de cet opus vibrant et aux beautés innombrables.

Boris Godounov de Modeste Moussorgski, les 23,27,29 avril et 2 mai 2021

En avril, pour conclure la saison, un merveilleux voyage dans le temps, un immense chef-d’œuvre de la musique russe, Boris Godounov. Une production totalement différente de toutes celles présentées à l’Opéra de Monte-Carlo, faisant le choix de présenter la toute première version de Boris Godounov, en un acte et sept tableaux. Créée par Moussorgski mais remaniée à maintes reprises, elle est, ici, la toute première volonté du créateur, un drame intime avec des forces musicales grandioses : des chœurs, un chœur d’enfants…Œuvre malmenée par les pouvoirs publics avant sa création en 1874, Boris Godounov n’en reste pas moins le titre le plus mythique de l’opéra russe, une œuvre à la fois immense et extrêmement centrée sur le personnage de Boris Godounov qui sera incarné par lldar Abdrazakov, star incontestable de cette musique. Un jeune metteur-en-scène, Jean-Romain Vesperini, sera aux commandes de ce spectacle placé sous la direction musicale d’un brillantissime chef russe, Konstantin Choudovski.

Pour cette saison 2020 2021, à Monte-Carlo, au-dessus de l’Opéra, si les étoiles pâlissent d’envie, la lune, elle, rougira de plaisir.

www.opera.mc

Photo à la Une : Salle Garnier de l’Opéra de Monte-Carlo ©Monte-Carlo Société des Bains de Mer

Localisation : Monte-Carlo
Date : 25 juin 2020
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