Les Noces de Figaro : Un véritable festin qui ouvre la saison de l’Opéra d’Avignon

27 octobre 2018

C’est en co-réalisation avec l’Opéra de Rouen Normandie et en collaboration avec le Festival d’Avignon, le Théâtre du Capitole de Toulouse et l’Opéra de Nice Côte d’Azur que l’Opéra Grand Avignon a proposé dimanche 21 et mardi 23 octobre un des opéras les plus chantés de Mozart, Les Noces de Figaro. Chanté en italien (Le Nozze di Figaro), mais surtitré en français, ce fut 3h30 de pur bonheur musical qui attendait le public dans la salle Confluence lors de ces deux représentations.

Un casting de choix

L’Opéra-bouffe en quatre actes de Wolfgang Amadeus Mozart, a réuni sur la scène Avignonnaise un casting de choix avec Maria Miró dans le rôle de la Contessa Almaviva, Norma Nahoun (envoûtante par sa justesse stylistique, époustouflante par sa présence scénique) dans celui de Susanna, Albane Carrère était Cherubino, Jeanne-Marie Lévy : Marcellina, Sara Gouzy : Barbarina, tandis que les rôles masculins étaient tenus par l’excellent David Lagares (Conte Almaviva), Yoann Dubruque qui campa un magnifique Figaro ou encore Yuri Kissin (Dottore Bartolo / Antonio) et Eric Vignau (Don Basilio / Don Curzio). La direction de l’Orchestre Régional Avignon Provence était confiée à Carlos Aragón qui assurait également la partie de piano forte dans les nombreux continuos toujours délicats à interpréter et à accompagner.

Un exercice périlleux, Carlos Aragon passant de la baguette au clavier avec aisance et précision, alors que Stephan Grögler en assurait les décors et une mise en scène juste assez « polissonne ».

Les Noces de Figaro, une mise en scène atypique pour l’Opéra Confluence

Cette ambiance de « Carnaval » ou de « club privé » à Venise, nous plonge dans une ambiance sulfureuse, troublante mais aussi festive, divertissante et nostalgique d’un temps révolu précise le metteur en scène.
Le public ne ménagea pas ses ovations amplement méritées pour les solistes, l’Orchestre Régional ainsi que pour les chœurs placés sous la direction d’Aurore Marchand.

© Photo à la Une : Jacques Jarmasson