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Visite guidée de Sorgues : de la cité pontificale à l’essor industriel

L’Office de Tourisme intercommunal organise régulièrement des visites guidées de Sorgues intitulées « De la cité pontificale à l’essor industriel ».
 

Au départ de l’ancien hôtel-de-ville inauguré en 1859, on se trouve en plein cœur de l’expansion de la villa au XIXe du côté de la gare ferroviaire de la ligne Paris-Lyon-Méditerrannée, en partie réutilisée aujourd’hui pour la ligne de TER reliant Carpentras à Avignon.

Pour rejoindre les tortueuses ruelles de la ville médiévale, nous empruntons le cours et la place de La République où se trouvent encore aujourd’hui plusieurs roues à aubes qui témoignent de la riche histoire industrielle de Sorgues.

La ville est traversée par un bras de la Sorgue, le canal de Vaucluse, ainsi que par une de ses dérivations : le canal du griffon.
La force motrice de cette eau est utilisée depuis le XIIIe siècle avec les premiers moulins à blé, puis à papier et à garance.
Citons l’usine du griffon qui était justement un moulin à garance qu’il a fallu reconvertir avec la crise de la deuxième moitié du XIXe siècle : à partir de 1877 elle va produite des cristaux de soude et non plus le colorant rouge issu des racines de la garance.

Pour rester dans le thème de l’eau, on peut admirer sur la place de la République une fontaine de 1899 ornée d’une représentation de la déesse de la fertilité Déméter (observez les épis de blé dans son dos) ainsi que de la tête de Pan. Elle symbolise le cycle des saisons.

En empruntant la rue Ducrès, ancienne grand’rue on passe devant l’ancien atelier monétaire médiéval, lié à la présence non loin de là du fameux « Pont de Sorgues » qui a donné son nom à la commune, lieu de passage où l’on percevait des taxes.
En continuant notre balade par la rue du château on peut admirer les rares vestiges du palais construit entre 1317 et 1324 par Jean XXII, deuxième pape d’Avignon.

D’une surface de 21.000 m² et complété par des jardins de 35.000 m² on aurait du mal aujourd’hui à appréhender la grandeur et la splendeur de cette résidence pontificale sans les représentations du XVIIe siècle.

A quelques pas de là se trouve l’église de la Transfiguration, construite au XVIIIe siècle et qui renferme une collection de six tableaux du peintre avignonnais Philippe Sauvan, en provenance de l’ancien couvent des Célestins.
Ils figurent : Saint Benoît, Saint Célestin, Saint Agricol, le bienheureux Pierre de Luxembourg, Sainte Scolastique et Saint Joseph portant l’enfant Jésus. Ces tableaux sont classés et font l’objet d’un programme de restauration.

Cette église remplace une ancienne abandonnée dans les années 1860 dont on peut encore admirer le superbe chevet rue Pélisserie.

Florence Bombanel, guide conférencière – médiation patrimoine .

 

Date : 25 septembre 2016

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