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Musique et Poésie à l’ombre du Ventoux

Musique et Poésie à l’ombre du Ventoux

Réserve naturelle, lieu de fouilles archéologiques, fond d’inspiration de Pétrarque, le Mont Ventoux, veille sur une région au charme exceptionnel, une région où la culture, musique et poésie à l’ombre du Ventoux, soufflent en rafales.

Quand l’appel nuptial des cigales se fait entendre, les festivals éclosent de ci de là en bouquets aux mille couleurs.

Musique et Poésie à l’ombre du Ventoux

Le festival de théâtre emplit Avignon d’une foule bruissante. Les arènes d’Orange accueillent les Chorégies.
Oppède le Vieux se prépare pour ‘Les concerts au coucher de soleil’. Le chant choral est roi à Vaison-La-Romaine.
Robion, Carpentras, Lourmarin, des centaines de festivals fleurissent. Sa majesté le Ventoux, chassant les nuages, veille sur eux.
La ville de Fontaine-de-Vaucluse, anciennement nommée Vallis Clausa (la vallée close), a donné son nom au département du Vaucluse. Bordé à l’ouest par le Rhône et au sud par la Durance, entre Mont-Ventoux et Dentelles de Montmirail, la plaine du Comtat Venaissin, un parc national protégé par l’UNESCO, déploie ses vallées splendides, ses gorges traversées par des cours d’eau limpides, sa garrigue, ses forêts de cèdres et de chênes, ses falaises de terre ocre (Roussillon et Rustrel) et ses champs violet de lavande.
Avec ses 1912 mètres d’altitude et de majesté, le Mont -Ventoux, majestueux, est le belvédère qui, depuis son sommet, domine tout le département et les nombreux villages alentours. C’est le Géant de la Provence, et Pétrarque le savait.

Pétrarque au temps de la Papauté en Avignon

Francesco Pétrarque (Arezzo 1304-Arquà 1374) est un érudit, poète et humaniste florentin. Il compte parmi les premiers grands auteurs de la littérature italienne et en demeure l’un des plus éminents.
Après la disparition très douteuse du Pape Benoit XI à Rome (il serait mort d’une indigestion de figues !), le siège papal revient à Clément V. Né à Bordeaux, le nouveau pape emmène la papauté en Avignon et supprime l’ordre des Templiers.

Deux ans plus tard, en 1311, le père de Pétrarque, notaire au service du pape, se déplace lui aussi en Avignon. La famille habite Carpentras. Les études terminées, Pétrarque retourne en Avignon. C’est là qu’il rencontrera Laura, dans l’église de Saint Claire et, découvrira avec elle les beautés de la campagne vauclusienne. Lorsque Pétrarque arrive en Avignon, le Palais des Papes est encore en construction. Il ne sera achevé qu’en 1370 et, avec ses douze tours, deviendra le plus grand monument gothique. En 1403, Benoit XII, le dernier des antipapes (non reconnus par l’église catholique) transforme Avignon en une cité fortifiée, entourant en totalité le centre historique avec quatre kilomètres de murs, 39 tours et sept portes d’entrée.

Laure de Sade, muse de Pétrarque

« Il est dans mon passé une femme à l’âme remarquable, connue des siens par sa vertu et sa lignée ancienne et dont l’éclat fut souligné et le nom colporté au loin par mes vers. Sa séduction naturelle dépourvue d’artifices et le charme de sa rare beauté lui avaient jadis livré mon âme. »  (Lettre de Pétrarque au poète Giacomo Colonna-1338)
Laure de Sade, mariée, est la muse du poète, la femme inaccessible et aimée, son amour intemporel. Il lui consacrera un recueil de 366 poèmes : le Canzoniere, œuvre au retentissement phénoménal.

Son style laisse sa marque sur la poésie sous la forme du chant amoureux. On retrouve seulement la trace de Laure, morte à 38 ans , sur une plaque fixée au mur d’un théâtre dans la zone du vieux marché. Elle rappelle le lieu où, le 6 avril 1327, advint la première rencontre entre Francesco et Laura. De l’église subsiste seulement une petite chapelle, utilisée par le théâtre comme seconde salle (50 places). Le tombeau de Laura se trouve au Couvent des Cordeliers.

Lettre de Pétrarque à Dionigio Da Borgo San Sepolcro, Moine Augustin

«J’ai fait aujourd’hui une ascension sur la plus haute montagne de cette contrée que l’on nomme avec raison le Ventoux, guidé uniquement par le désir de voir la hauteur extraordinaire du lieu. »

Ainsi débute le récit fait de son « ascension au mont Ventoux » entreprise par Pétrarque le 26 avril 1336. Partis de Malaucène avec son frère et deux serviteurs, ils rejoignent le sommet. C’est au retour qu’il écrit la lettre à Dionigi da Borgo San Sepolcro.

« …Depuis plusieurs années je nourrissais ce projet, car, dès mon enfance, comme vous le savez, j’ai été mené dans ces lieux par le destin qui mène les choses humaines. Cette montagne, que l’on découvre au loin de toutes parts, est presque toujours devant les yeux….Je regardais et vis ce que j’étais venu voir. Averti par le soleil qui commençait à baisser et par l’ombre croissante de la montagne que le temps de partir approchait, je me réveillais pour ainsi dire, et, tournant le dos, je regardais du côté de l’Occident. On n’aperçoit pas de là la cime des Pyrénées, ces limites de la France et de l’Espagne, non qu’il y ait quelque obstacle que je sache, mais uniquement à cause de la faiblesse de la vue humaine. On voyait très bien à droite les montagnes de la Province Lyonnaise, et à gauche la mer de Marseille et celle qui baigne Aigues-Mortes, distante de quelques jours de marche. Le Rhône était sous nos yeux… »

Localisation : Mont-Ventoux
Date : 21 novembre 2019

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