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Au commencement était l’Eden… Plus d’un siècle d’histoire de la doyenne mondiale des salles de cinéma

L’Eden est une salle de spectacle et un cinéma historique situé à La Ciotat, classé « Art et Essai » et ayant a obtenu les labels « Patrimoine et Répertoire » ainsi que « Jeune Public ». Salle exceptionnelle par son histoire, c’est aujourd’hui la plus vieille salle de cinéma en activité dans le monde. Découvrons ce qui en fait un lieu si unique, témoin des toutes premières heures de l’aventure cinématographique, avec les frères Lumière, Fernandel, Edith Piaf, Yves Montand, ou encore Charles Trenet.

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Il était une fois, l’Eden, à la Ciotat… Rencontre avec Michel Cornille, le Président de l’Association « Les Lumières de l’Eden », qui a reçu la mission, avec son équipe de plus de 50 bénévoles, de faire vivre ce lieu mythique, le cinéma le plus ancien du Monde. Michel Cornille est intarissable sur l’histoire et les anecdotes de ce lieu inscrit au patrimoine culturel français, et c’est celles-ci qui ont permis de réaliser ce reportage. Qu’il en soit remercier…

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Michel Cornille, président de l’Association « Les Lumières de l’Eden » © Joseph Lustro

Prélude de l’Eden

L’histoire de l’Eden commence en 1889, la même année que la Tour Eiffel, avec l’achat par le Marseillais Alfred Seguin d’un terrain afin d’y construire une salle de café-concert.

Et j’aime citer Jacques Weber, acteur et réalisateur qui écrit à ce propos (cf « L’Éden des Lumières ») :

« Oui, c’est là, derrière le no man’s land d’une petite cour, que dort paisiblement la « Mama », la Doyenne du cinéma mondial ; cette vieille salle qui sent le bois et les vieux velours s’appelle l’Eden… Comme une promesse de bonheur, un paradis promis à heure fixe, un voyage de découverte d’une planète inconnue. »

La Ciotat est alors une petite bourgade de 12 000 habitants qui se passionnent pour les joutes de targaires et les tournois de boule provençale, qui deviendra la pétanque quelques années plus tard.

Entrepôt de bois, le lieu était destiné à « brûler les planches », ce sera donc un théâtre, dont le Petit Marseillais dira le 19 février 1889 : « Début de la construction du théâtre du boulevard de la Tasse, nommé Eden ».
L’inauguration de l’Eden-Concert se fera le 15 juin 1889, et le prix des places est fixé à 0,75 francs pour la salle et les galeries, et 1,25 francs pour les fauteuils.
Tout naturellement, par la suite l’Eden prendra le nom de d’Eden-Théâtre, puisqu’en 1889… Le cinéma n’existe pas encore !

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Salle de cinéma – l’Eden La Ciotat – Les fauteuils d’orchestre de velours rouges de l’ Eden actuel © Joseph Lustro

21 septembre 1895 : Première séance publique de cinématographe

Cette date est à marquer d’une pierre blanche, car elle correspond à l’extraordinaire destinée que va vivre l’Eden…

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Antoine Lumière

A l’occasion d’une convention maçonnique, Antoine Lumière (1840-1911) peintre et photographe, père d’Auguste et Louis, fait la connaissance du ciotaden Antoine Sellier, chef mécanicien des chantiers navals, qui lui vante l’exceptionnelle lumière des paysages du Golfe d’Amour, propice aux talents de peintre de son nouvel ami. Séduit par l’endroit, Antoine Lumière fait construire une demeure somptueuse sur les bords de la méditerranée… Le Château Lumière est né, et deviendra la résidence estivale de toute la famille.

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Ses fils Auguste et Louis Lumière

Il rencontre alors Raoul César Gallaud (qui a racheté entre-temps l’Eden à Alfred Seguin) avec qui il se lie d’amitié, les deux hommes ont de nombreux points communs, l’âge, le sens des affaires, et sont tous deux nouvellement installés à la Ciotat.

Durant l’été 1895, alors qu’il vient de déposer le brevet de l’invention du cinématographe et de tourner à Lyon « La sortie des usines Lumière », premier film de l’histoire du cinéma, Louis Lumière (1864-1948) profite de la villégiature familiale à la Ciotat pour tourner une dizaine de films qui font du petit port provençal le véritable berceau du cinéma.

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Carton d’invitation à « l’expérience cinématographique »

Le 21 septembre 1895, Antoine Lumière convie la société ciotadenne au Palais Lumière pour assister à « quelques expériences cinématographiques » … 150 personnes assistent médusées à la projection d’une dizaine de films tournés à Lyon par Louis.

C’est alors que l’ami Gallaud intervient, et convie Antoine Lumière à renouveler l’expérience dans sa salle de l’Eden, ce qui est fait quelques jours plus tard. Cette expérience est appelée « Le rendez vous manqué », dans l’excellent livre « L’Eden des lumières », écrit par Jacques Rittaud-Huttinet et Miche Cornille, et qui restera d’après les protagonistes de l’époque un souvenir mémorable. Une cinquantaine de personnes assistent à la représentation, malheureusement ni les efforts de la petite Marianne Chouquet-Gallaud, qui tournait la manivelle, ni Antoine dont le savoir faire commercial dépassait les compétences techniques, ne parviennent à obtenir le résultat escompté. Le cinématographe balbutie ses images, mais l’Eden rentre dans l’histoire…

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Un des premiers films « L’arrivée d’un train en gare de la Ciotat »

28 décembre 1895 : Première séance commerciale payante de cinématographe

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Salon Indien du Grand Café

Antoine, dont on connaît le côté aventureux, voire impétueux, ne veut pas en rester là, et le 28 décembre 1895, il organise à Paris, dans le Salon Indien du Grand Café de Paris, une projection des films présentés à La Ciotat. C’est la revanche d’Antoine, avec 33 spectateurs payants, dont Georges Méliès qui essaie d’acheter sans succès le brevet à Antoine Lumière, cette date étant retenue par l’histoire comme la première séance commerciale de cinéma.

21 mars 1899 : Première séance commerciale payante à l’Eden-Concert

La projection est effectuée par la Royal Biographe, avec au programme « Le lancement d’un navire à la Ciotat », et également « Une caravane aux Pyramides d’Égypte ». 250 personnes payantes assistent à cette première séance, qui est renouvelée le lendemain avec le même succès.

C’est cette première séance payante qui fait de l’Eden, l’incontestable doyenne des salles de cinéma en activité.

Malgré l’engouement suscité par cette nouvelle technologie ne suffit pas à installer durablement le cinéma dans la salle… L’année 1900 reste essentiellement consacré au théâtre et à la musique.

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Affiche de la première séance payante en 1899 – Hall d’entrée de L’Eden

Le cinéma n’est pour l’instant qu’un complément au programme de la soirée, une sorte de « Prélude » au spectacle, associé à des numéros de danse ou de théâtre.

Et l’Eden dans tout ça ? On note deux représentations en décembre 1902 du cinématographe Morand utilisant le système Lumière, avec des scènes merveilleuses et hilarantes… Les commentaires sont mitigés, peu de monde, le mécanisme se détraquant à chaque instant. Ce qui explique une éclipse de presque deux ans.

Mais cahin-caha, l’Eden-Concert continue ainsi sa vie de salle de spectacle, accueillant chaque semaine en alternance pièces de théâtre, concerts ou combats sportifs, son nom évoluant pour devenir provisoirement l’Eden-Théâtre. En réalité, les deux noms sont utilisés au gré des spectacles proposés.

L’Eden-Concert devient l’Eden Théâtre-Cinéma

Nous sommes alors en 1907, et l’on peut dire que c’est l’installation définitive du cinéma à l’Eden. Michel Cornille nous développe les raisons, et les changements qui ont été vécus à cette époque.

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Affiche dans le Hall de L’Eden Cinéma

La première chronologiquement, est l’arrivée de Félicien Trewey à la direction artistique de l’établissement, ami de la famille Lumière, il lancera toute une programmation qui aura les faveurs de la presse et du public, tant par la qualité de la projection, avec le procédé Lumière, le plus fixe et le plus parfait des appareils, mais aussi par l’originalité des films et des scènes présentées.

Deuxième événement, et non pas des moindres, à l’automne 1907, l’Eden change de nom pour devenir, grâce à Sylvain Brémond, qui a pris la succession de Trewey, l’Eden Théâtre-Cinéma.

Enfin, Michel Cornille nous précise que c’est l’avènement de l’installation de l’éclairage électrique dans le cinéma le 1er décembre 1907, qui propulse grâce à cette innovation l’Eden Théâtre dans une autre dimension.

La guerre 14-18 aura laisser des traces, tant au niveau de la ville de la Ciotat (plus de 200 jeunes poilus tués…) que de la famille Lumière qui subira de nombreux drames familiaux, comme les décès d’Édouard en 1917 (Frère cadet d’Auguste), puis celle d’Andrée (fille d’Auguste) entre autres… Le patriarche Antoine décédant en 1911, marquera le début du déclin de la famille Lumière à la Ciotat. Une page va se tourner…

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Premier film en cinémascope en 1953

Cela n’empêche pas l’Eden Cinéma de continuer son petit chemin et en août 1931, on projette le premier film parlant « La route est belle » de Robert Florey qui eu un immense succès, ce fut un délire, la salle était muette d’admiration, comme stupéfiée.

Entracte

Les années 40 à 60

On ne s’attardera pas trop, sur les années 40 qui ont vu en effet défiler un certain nombres d’acteurs ou de comédiennes, qui pour certains ont connu la gloire comme Fernandel, Édith Piaf (en 1938) ou Yves Montand (39- 45)… Et également un succès immense en 1940 pour Charles Trenet, seul sur scène qui fait un véritable triomphe. D’ailleurs en signe d’hommage, on retrouve au dos des jolis fauteuils en velours de l’Eden, les noms de ces illustres acteurs.

Puis vint les années 50-60, où l’Eden verra défiler les grands westerns de John Wayne ou les péplums, de « La Tunique » à « Ben-hur », c’était aussi le temps des premières partie avec les actualités Pathé et l’entracte, ou l’on dégustait des esquimaux vendus par l’ouvreuse avec sa corbeille… Une autre époque !

Il a connu même la vague rose d’Emmanuelle et certains racontent que des couples venaient s’encanailler le temps d’une séance… « Ce n’était plus l’Eden et son 7éme art, mais le 7éme ciel…! » (Cf le livre « L’Eden des Lumières »).

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30 ans de disette

Et l’Eden tomba un peu dans l’oubli.

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l’Eden en 1996

Au début des années 80, la France entière et la Ciotat n’échappe pas à la crise économique, avec la menace de fermeture des chantiers navals.
La fréquentation est en baisse, et on parle alors de reconversion du cinéma en hôtel ou brasserie. Une dernière projection avec « Il était une fois l’Amérique » et le rideau baisse pour 30 ans de disette.

Il y a bien en avril 1992, la municipalité qui rachète l’Eden en sommeil, l’arrachant ainsi au risque d’une démolition pour les raisons évoquées plus haut.

En 1996, malgré l’inscription à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques et donc représenté dans le patrimoine culturel français, la descente aux enfers de l’Eden continue, laissé à l’abandon, servant parfois d’entrepôt, minée par les infiltrations d’eau de pluie, la salle se détériore rapidement. Le beau velours rouge des fauteuils usés par le temps impitoyable, le plancher de la galerie qui menace de s’effondrer, le balcon à l’italienne en berne et les murs extérieurs qui sont attaqués par l’humidité. La réalité est que l’Eden se meurt… C’est l’écran noir de la honte.

Du berceau du cinéma aux lumières de l’Eden

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1ére Affiche en 1981 du Festival de la Jeune Chambre Économique

L’Eden va renaître de ses cendres et Michel Cornille me parle avec beaucoup d’émotion, de ce qui fut le préambule à son histoire personnelle avec ce cinéma.

Nous sommes en 1979, et une rencontre entre membres de la Jeune Chambre Économique, va être l’événement déclencheur de l’aventure de l’Eden. Leurs missions « rendre hommage aux frères Lumière afin de relier la Ciotat à l’histoire du cinéma ».

Jean-Louis Tixier, Albert Audry et Willy Debras en seront les fers de lance, rejoint par les animateurs du Ciné-Club Lumière, parmi lesquels Monique Boyer, Jean-Marc De Samie et Jean-Louis Porte, qui compléteront l’équipe, et prendront à bras le corps ce nouveau challenge passionnant, refaire vivre l’Eden Cinéma… Avec une présence inattendue et pour le moins célèbre l’arrière petit fils de Louis Lumière, le médecin Gilles Trarieux-Lumière.

Dans le sillage de toutes ses bonnes volontés, est créé le 11 novembre 1985, l’association La Ciotat Berceau du Cinéma, qui poursuivra un double objectif, organiser chaque printemps un festival de cinéma et profiter de cette vitrine populaire pour affirmer la nécessité de préserver le patrimoine historique de l’Eden. Tous unis, ils vont s’activer au fil des années et des différents rencontres artistiques avec les acteurs et metteurs en scène, pour mettre tout en œuvre pour sauver l’Eden.

Un geste symbolique sera la création de la récompense du Louis Lumière d’Or avec pour premier lauréat Régis Wargnier pour « La Femme de ma vie », qui seront suivis par autant de noms prestigieux.

affiche la femme de ma vie film film Lorsque la page du XXème se tourne, même si la flamme de l’association La Ciotat Berceau du Cinéma reste présente, les temps sont durs, et la situation fragile.

L’association Les Lumières de l’Eden se crée alors en 2002, son premier président sera Gilles Trarieux-Lumière, suivi quelques années plus tard par Jean-Louis Tixier. L’un comme l’autre vont poser des jalons pour que l’on puisse ressusciter l’Eden, l’un au niveau médiatique lors du Festival de Cannes, l’autre au niveau des arcanes politiques et décisionnaires.

En effet, le maire Patrick Bore décide de confier à Jean-Louis Tixier le poste de délégué à l’action culturelle et au patrimoine lors de élections municipales de 2008... Cela fera partie des tournants décisifs dans le projet Eden, et alors tout s’enchaîne. Du combat de réhabilitation, à la rénovation du bâtiment, en passant par les acteurs culturels, tout le monde est mis à contribution, pour valoriser et faire renaître ce qui est le patrimoine ciotaden dont l’Eden est le symbole fort.

Le 26 février 2008, les Bâtisseurs de Mémoire, présentent un projet de rénovation qui servira de support à la réflexion politique.

Peu à peu l’Eden revit, sous l’impulsion également du Président des Lumières de L’Eden de l’époque, Pascal Guichard, qui promeut des visites et des manifestations pour les enfants des écoles de la ville.

En 2010, Michel Cornille devenu le président des Lumières de l’Eden (encore à ce jour) et Jacques Rittaud-Huttinet, le spécialiste mondial des Lumières, éditent l’ouvrage très documenté « L’EDEN des Lumières », et cela permet entre autres de replacer l’Eden au centre de la saga planétaire du cinéma.

Michel Cornille, me précise que l’aventure a également commencé par une aide importante du Crédit Agricole, ce qui a permis une émulation commune et un pas décisif vers la reconstruction du cinéma.

Enfin l’année 2013, est celle de la renaissance de l’Eden, restauré à l’identique de sa création en 1889, et qui en fait le cinéma qu’il est aujourd’hui.

Le 9 octobre 2013, c’est la réouverture officielle de l’Eden, qui a reçu en 2012, l’appui décisif de Frédéric Mitterrand, alors Ministre de la Culture.

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Le cinéma de l’Eden aujourd’hui © Joseph Lustro

L’Eden aujourd’hui

Avant la crise sanitaire, ce n’est pas moins de 25 représentations hebdomadaires, assurées par 3 projectionnistes ciotaden, qui illustre bien la volonté économique et sociale de la ville, et plus de 30.000 spectateurs annuels qui ont assisté aux projections.

Bien entendu plus 30 ans d’activités, de concertations et de discussions ne se seront pas déroulées toujours facilement, au vu des crises économiques récurrentes ou d’autres événements sociétales (sans parler de la crise sanitaire actuelle…) et on ne peut nommer tous ceux qui auront œuvrer pour que tous ces festivals et rencontres puissent vivre, professionnels comme bénévoles… Mais en fin de compte, comme le souligne Michel Cornille, dans son livre, de la poignée de jeunes gens en 1980, entretenue pendant plus de 30 ans par le festival de l’association La Ciotat Berceau du Cinéma et renforcée par l’action décisive de l’association Les Lumières de l’Eden, tous ont été porté par un projet commun… POUR QUE VIVE L’EDEN… Ce qui en fait une véritable aventure humaine.

En 2015, Michel Cornille s’est vu attribuer par le CNC, la carte d’exploitant du cinéma Eden-Théâtre et en 2017, l’Eden a été classé par le CNC comme salle d’art et et essai avec les labels Patrimoine et Répertoire et Jeune public.

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Mention spéciale décernée par le CNC en 2018 © Joseph Lustro

Véritable centre culturel de la ville, l’Eden est un acteur essentiel au lien social ciotaden en accueillant de nombreuses associations locales avec au premier rang le festival du premier film francophone du Berceau du Cinéma, le festival Lumexplore et les courts métrages du Best of International Short Film Festival.

Pour mener à bien cette ambition exaltante, Michel Cornille, le capitaine comme il aime à se définir, peut compter sur de nombreux bénévoles qui assurent l’animation, la programmation et l’accueil, afin de faire vivre ce lieu qui est rentré dans la grande histoire du cinéma. L’association Les Lumières de L’EDEN compte à ce jour plus de 400 adhérents, et si l’aventure vous tente, voici le site internet.

Enfin, pour finir, et ce qui n’est pas la moindre fierté de Michel Cornille, et qui récompense cette formidable épopée et aventure humaine, le CNC lors du Congrès national de la Fédérations des salles de cinéma à Deauville en 2018, a décerné la mention spéciale de salle innovante… Pour allier tradition et modernité à travers la mise en valeur résolument moderne d’un patrimoine historique exceptionnel. La boucle est bouclée…

L’Eden demain

Je vous avoue avoir eu beaucoup d’émotion quand je suis entré dans ce Cinéma (fermé à ce jour pour cause de crise sanitaire Covid), il y a comme dirait-on un parfum de nostalgie et on se sent en présence d’un monument…

Émotions entremêlées de souvenirs diffus personnels, mais aussi d’une ambiance feutrée qui nous rassure et nous transporte.

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Notre rédacteur Joseph Lustro, dans la cabine du cinéma l’Éden La Ciotat

À la vue de l’immense projecteur dans l’entrée et de la cabine d’accueil restée presque d’époque, j’ai senti le cinéma d’antan, à la fois désuet et tellement proche de moi. Je vous conseille, dés que cela sera possible, la visite de cet endroit.

La salle principale est tout simplement magique, cette lumière tamisée et ces fauteuils de velours rouge nous replonge dans les années 1890… Les poteaux sont d’époque me précise Michel Cornille, et ils semblent solides en effet.

L’Eden existe, je l’ai rencontré, et il sera encore là demain, et il vous attend pour de prochaines aventures lumineuses qui émerveilleront les petits et les grands enfants que nous sommes tous au fond de nous.

Demain est un autre jour… Ah oui au fait le film préféré de l’Eden, c’est « Cinema Paradiso« , mais cela c’est une autre histoire…prochainement racontée dans notre rubrique cinéma.

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Cinéma la ciotat
Localisation : La Ciotat
Auteur : Joseph Lustro
Date : 6 février 2021

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