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Renée Bauer, épouse de Charlie Bauer, ami de Jacques Mesrine

Renée Bauer


Bouleversante Renée Bauer, épouse de Charlie Bauer.
L’Intelligence, l’humanité et la tendresse en partage

Renée Bauer, épouse de Charlie Bauer, ami de Jacques Mesrine

Renée Bauer est l’épouse de Charlie Bauer. Elle l’a connu alors qu’il était en prison. Charlie Bauer a pris les armes pour dévaliser les riches et distribuer le butin dans les quartiers pauvres de Marseille. Il le paiera de 25 ans de sa vie en prison mais sortira avec de nouvelles armes : deux licences en psychologie et en philosophie, et un doctorat d’anthropologie sociale. Ami de Jacques Mesrine dans les années 70, il restera révolutionnaire jusqu’à la fin de sa vie, en 2011, terrassé par un infarctus, mais il combattra autrement, avec les idées, avec les mots.
En ce mois de février 2020, le théâtre Toursky programme la pièce « Charlie Bauer est amoureux d’Alain Guyard, adaptée des livres de Charlie Bauer. Elle est formidablement mise en scène par Dominique Fataccioli avec les remarquables Hervé Fassy et Laurence Preve et à la clé un succès retentissant. C’est à cette occasion que Renée Bauer m’accorde cette interview.

Charlie et Renée Bauer, Un amour à perpétuité

La pièce que nous venons de voir est l’histoire de leur amour passionné, l’histoire de deux êtres exceptionnels unis par une même intelligence, un même sens d’humanité. Je tremble un peu en saluant Renée Bauer car Charlie est mort, lui que le comédien Hervé Fassy incarne sur scène avec une telle puissance. Renée Bauer a le regard de ceux qui portent au cœur, à jamais, une blessure ouverte : profond mais triste. Elle semble fragile et a l’apparence de la douceur juvénile mais une force émane de tout son être qui nous entraine dans son sillage. Dès notre premier échange, le regard de Renée Bauer s’éclaire, s’illumine. A travers lui, je ne vois plus Renée seulement, ils sont deux. Charlie Bauer est en elle, avec elle, tellement fort qu’il en est ressuscité. Sa présence est palpable. Renée Bauer parle de lui, d’elle, de leur vie, avec intensité et tendresse. Parfois la voix s’éraille, pas de fatigue, d’émotion. Le menton se redresse alors imperceptiblement, un sourire se dessine, cette femme cultivée n’en a pas fini avec le combat de Charlie Bauer ! Ce n’est pas son souvenir qui la porte, c’est leur amour, leur vérité, un double de lui en elle.

Décidément, Renée Bauer est une femme d’exception.

Interview d’une femme debout, Renée Bauer, épouse de Charlie, présente au spectacle « Charlie Bauer est amoureux », au Théâtre Toursky

Projecteur TV –Danielle Dufour-Verna : Vous avez fait l’honneur de votre présence au théâtre Toursky pour les deux soirées prévues, mais vous n’avez pas assisté à la deuxième représentation de ‘Charlie Bauer est amoureux’. Puis-je vous demander pourquoi ?

Renée Bauer : Avec cette pièce, Charlie renait à chaque fois. C’est merveilleux de le faire revivre ainsi. C’est beau. Mais à chaque fois, la vie se superpose à l’instant présent, un peu comme un calque, en regard. Je sais qu’il va mourir. Et c’est terrible à chaque fois. Je ne vais donc pas à chaque représentation.

« Tout n’est pas authentique, mais tout est vrai »

Projecteur TV- DDV A quelle occasion avez-vous rencontré Alain Guyard, l’auteur de la pièce?

Renée Bauer : Alain Guyard a lu les livres de Charlie avant de me connaître. C’est à partir de ces livres qu’il a écrit sa pièce. Il a extrait des livres ce qu’il pensait être intéressant de notre rencontre, de nos lettres, de notre amour, de notre vie. Tout n’est pas authentique, mais tout est vrai, dans les sentiments, dans les liens que nous avions Charlie et moi. Entre temps, Charlie est mort, mais il était encore vivant quand il a écrit la pièce. Il m’a jointe par la suite pour me donner le texte de sa pièce et avoir mon accord.

Projecteur TV-DDV : Vous avez assisté à la mise-en-scène de Dominique Fataccioli ?

Renée Bauer : Oui bien sûr. Il y avait une première mise-en-scène il y a cinq ans et demie. J’étais allée à la première de cette mise en scène avec d’autres acteurs. Je ne voulais voir la pièce en petites parcelles, je voulais voir le tout. J’ai été très heureusement surprise de ce que Dominique avait fait de cette pièce, à partir du texte.

Projecteur TV- DDV : A quel âge avez-vous rencontré Charlie Bauer ?

Renée Bauer : Aux alentours de la trentaine

Projecteur TV-DDV : Vous étiez, vous aussi, issue d’un milieu ouvrier ?

Renée Bauer : Non. Mon papa était militaire de carrière, maman était mère au foyer. Nous avons vécu à Marseille. Au moment où la première arrestation de Charlie a eu lieu, j’avais vaguement entendu parler de cette affaire mais bien évidemment je ne connaissais pas Charlie. J’ai fait des études, c’était mon but, étudier la littérature et devenir professeur de lettres, ce qui s’est passé. Charlie et moi n’avons pas du tout le même parcours familial.

Projecteur TV-DDV : L’homme, ses idées révolutionnaires d’humanisme, de fraternité, ont-ils été les vecteurs de votre passion pour lui ?

Renée Bauer : C’est l’idée, bien entendu, mais quand on s’écrivait, on n’échangeait pas vraiment comme dans la pièce où elle se pose en militante et lui répond «  Mais ce n’est pas la peine de me dire tout ça ». Cela est une invention que je trouve très belle. Charlie était à Lisieux à l’époque. Un ami, professeur de lettres comme moi, avait l’autorisation de rentrer au QHS (Quartier Haute Sécurité) de Lisieux. En ressortant, il me dit «  Je ne m’attendais pas du tout à voir quelqu’un comme cela en prison ». Ce collègue et moi nous appréciions beaucoup et « Ce serait bien, me dit-il, que ce prisonnier, tu puisses lui écrire et lui t’écrire. » Ce n’est pas moi qui ai commencé à écrire à Charlie comme dans la pièce. C’est lui qui a commencé à m’écrire. Après j’ai eu l’autorisation d’aller le voir au parloir. Nos idées, c’était notre échange par écrit. On parlait de livres, on parlait de tout sauf de ce qu’il avait fait. Je m’en fichais complètement. Quand on lit certaines phrases, on ne peut pas se dire ‘cet homme est un sale type’, on ne peut pas. On comprend que c’est quelqu’un de bien. Ses idées, les miennes, qui correspondaient bien entendu, se sont exprimées. Mais au départ, c’était la beauté du texte, des échanges sur ce qu’on voyait, ce qu’on lisait, ce qu’on aimait. Après, petit à petit, c’est devenu des échanges plus intimes, plus amoureux.

CHARLIE BAUER

Charlie Bauer

« Pas de délation dans le quartier familial de l’Estaque »

Projecteur TV-DDV : Charlie Bauer est né en 1943 de parents juifs, à l’époque où a eu lieu l’évacuation du vieux port côté Mairie, de sinistre mémoire. Comment Charlie Bauer et sa famille ont-ils traversé la guerre ?

Renée Bauer : Son père était résistant. Il n’était jamais là car il se cachait dans les maquis. Je ne pense pas qu’ils aient eu de poursuites parce qu’ils étaient juifs. Le quartier de l’Estaque était un quartier familial, pas un quartier où on désignait les gens parce qu’ils étaient juifs ou autre chose. Charlie Bauer raconte au contraire, qu’avec sa sœur ainée, à peine plus grande que lui, ils allaient chercher la soupe que leur offraient les Allemands. La persécution n’était pas très nette. Par contre, pour le père résistant, ce n’était pas la même chose. Il a d’ailleurs été arrêté par la gestapo et mis dans un train pour Auschwitz je pense, ou un autre camp. Quand le train est passé au-dessus d’une rivière de Châteauroux -il avait, avec ses copains, dévissé les planches du wagon- ils ont sauté. Le père de Charlie a été l’unique rescapé. Il n’est jamais parti en camp et a continué à se cacher.

Projecteur TV-DDV : Quels rapports Charlie Bauer entretenait-il avec son père ?

René Bauer : Charlie et son père n’ont pas toujours été d’accord. C’était un homme très fort et même violent car il pouvait frapper son fils. Mais, une fois devenu adulte, Charlie éprouvait pour son père une grande admiration. Quand il était jeune, il ne supportait pas certaines choses mais il a compris plus tard, quand il a vieilli, que cette sévérité était peut-être normale.

Projecteur TV-DDV : Jacques Mesrine s’est élevé lui aussi contre les QHS en créant un mouvement de révolte en prison avec un autre détenu. La mort de son ami Jacques Mesrine en 1979 a-t-elle affaibli ou renforcé le combat de Charlie Bauer?

Renée Bauer : Cela l’a plutôt renforcé. Sauf qu’il s’est rendu compte à ce moment-là de ce que je lui avais dit auparavant. Bien que certaine presse dise le contraire, Mesrine et Charlie ne se sont jamais rencontrés en prison. Chacun vivait de son côté. Quand Jacques Mesrine a voulu rencontrer Charlie, Charlie est venu m’en parler. Je l’ai mis en garde à ce moment-là : « Toi, tu es en rupture de conditionnelle. On te cherche mais pas autant qu’on peut chercher un Jacques Mesrine, méfie-toi. Tu risques d’être embarqué dans cette spirale. » Il m’a dit, oui, mais il a changé d’idée. « Je pense que je vais lui répondre positivement. »

Par la suite, en septembre, j’ai moi-même rencontré Jacques Mesrine. Nous allions au restaurant ensemble avec notre petite fille. On allait manger chez lui. Cela n’a pas duré très longtemps car il a été tué début novembre. Au moment de l’arrestation de Jacques Mesrine, le souci de Charlie a été que nous nous en allions, que nous puissions partir quelque part. Quand on est rentré dans notre maison, on s’est fait arrêter. A partir de là, Charlie était en prison. Pour ma part, j’ai fait presque un an de prison. Notre bébé avait 17 mois. J’ai appelé mes parents qui habitaient Marseille et ils sont venus chercher notre petite fille.

Projecteur TV-DDV : Ilioucha ?

Renée Bauer : Sarah Ilioucha. C’est un féminin qu’on a inventé à partir de llich.

« Maman est là, maman est pas partie »

Projecteur TV-DDV : Vladimir llich Lénine. Un prénom magnifique, mais pour votre fille, n’est-il pas un peu dur à porter ?

Renée Bauer : Plus maintenant. Quand elle était petite fille, sans-doute. Quand je suis sortie de prison, j’ai retrouvé ma petite fille. J’avais très peur qu’elle m’ait oublié mais non. Je ne l’ai pas du tout vue pendant tout mon temps de prison. Elle ne disait pas un mot, elle ne parlait pas à 17 mois, ni maman, ni papa. La première fois que je l’ai reprise dans mes bras en sortant de prison, ses premiers mots ont été : « Maman est là, maman est pas partie : le bonheur de retrouver mon adorable petite fille et en même temps, terrible d’entendre cela. C’était un bébé quand je l’ai remise à mes parents, et une petite fille en sucre un an plus tard.

 Rien que pour lui, je suis restée courageuse, je suis restée debout. »

Projecteur TV-DDV : Vous étiez fusionnel Charlie et vous. Après une vie aussi intense, avec quelqu’un d’aussi intelligent, comment réussir à vivre après sa mort, et comment continuer le combat ? Avez-vous réussi ?

Renée Bauer : J’espère, oui. C’est un terrible choc. Quand quelqu’un est malade, on s’attend un peu à ce qu’il se passe quelque chose. Là non. Il était en pleine forme. On avait passé un après-midi en promenade. Puis on rentre, et puis on mange. Moi je suis dans mon bureau je regarde un film, lui dans le séjour regarde un débat. Il vient vers moi et me dit « Je me sens mal, appelle les secours. » Il a senti, donc, qu’il se passait quelque chose. Ils n’ont pas pu le réanimer, et il est mort. Pendant des mois, j’étais complètement sidérée. Mais j’avais une fille. Je n’allais pas m’effondrer. Charlie n’aimait pas les gens qui n’étaient pas courageux. Rien que pour lui, je suis restée courageuse, je suis restée debout. J’ai continué à lire, à travailler, et à penser à lui, à essayer de faire les choses qui lui auraient plu et puis voilà.

Projecteur TV-DDV : Continuer à combattre pour des idées ?

Renée Bauer : Continuer à combattre pour mes idées mais d’une manière moins militante que ce que cela pouvait être avant.

« Le bonheur, c’est par la lutte, et la non-acceptation du pouvoir inadmissible qu’on peut avancer. »

Projecteur TV-DDV : Le bonheur pour vous qu’est-ce que c’est ?

Renée Bauer : Vous me posez une question difficile. Actuellement, le bonheur pour moi, c’est d’être heureuse que cette pièce lui redonne une forme de vie même si la fin de la pièce me redonne à chaque fois le sentiment qu’il est en train de mourir et qu’il va mourir. Il y a une superposition terrible pour moi. A la fois je suis heureuse qu’il revive par cette pièce, et je prends un choc à chaque fois de revivre sa mort. Mais malgré tout, tant pis pour moi. Ce qui est important c’est que ceux qui connaissaient Charlie puissent s’en souvenir et ceux qui ne le connaissaient pas découvrent ce qu’il était et voient que c’est par le combat, c’est par la lutte, c’est par la non-acceptation du pouvoir inadmissible, qu’on peut avancer.
Je pense que lui peut donner des leçons encore maintenant par cette pièce et cela donne peut-être envie à ceux qui n’ont pas lu le livre, de le lire. Pour moi, c’est cela la satisfaction. Je ne dirai pas que c’est vraiment le bonheur. Mais c’est la satisfaction de voir que Charlie est toujours là et qu’à travers lui, des jeunes, et des moins jeunes, comprennent qu’il faut se battre. Il ne faut jamais accepter. Il faut lutter.

« C’est par la parole et la réflexion qu’on peut avancer »

Projecteur TV-DDV : Comment vivez-vous la difficile situation politique, dans notre pays et dans le monde, avec la résurgence d’idées fascisantes ?

Renée Bauer : Je la vis très mal et parfois je me dis : Comment Charlie réagirait-il ? Je pense qu’il faut continuer à parler aux gens. J’ai été professeur longtemps, je ne le suis plus, mais je continue à donner des cours à des adultes. Il faut expliquer aux gens. Je crois qu’une situation il ne faut pas l’accepter, pas forcément en hurlant et en frappant comme solution, mais en faisant comprendre à ceux qui ne savent pas encore, qui ne réfléchissent pas, qu’il faut réfléchir, qu’il ne faut pas accepter ce genre de choses. Comment faire ? Ce n’est pas facile effectivement mais c’est par la parole, c’est par la réflexion qu’on peut avancer, je crois.

Projecteur TV-DDV : Vous aimez la musique ?

Renée Bauer : Oui, un peu toutes sortes de musique. J’aime la musique classique bien entendu. Je ne suis pas très moderne. J’aime beaucoup Chopin, Mozart… Ce n’est pas très original.

« J’écris un livre qui raconte notre vie… Je crois que c’est un devoir pour Charlie, pour mes petits-enfants et pour moi-même, que je fasse ce livre où je raconte Charlie et moi. »

Projecteur TV-DDV : Quand vous pensez à Charlie, à votre vie, à ce que vous avez pu faire ensemble, est-ce que vous y pensez plus sereinement maintenant, ou cela vous détruit-il encore ?

Renée Bauer : Je suis beaucoup plus sereine. J’ai des moments de douleur profonde et cela ne me quittera jamais. C’est justement la prise de conscience qu’il n’est plus là. Quand je pense, ‘plus jamais nous ne serons ensemble’, ce sont des moments de désarroi, plus jamais. Et puis je repars parce qu’il faut repartir. J’ai un petit-fils, pas un seul, j’ai d’autres petits-enfants, mais quand Charlie est mort, nous avions un petit-fils qui avait deux ans et demi et le petit parle toujours de son pépé. C’est important. Charlie voulait qu’on l’appelle pépé. Il faut que mes petits-enfants, qui sont encore petits, d’autres sont nés après la mort de Charlie, il faut faire en sorte qu’ils sachent qui était leur pépé. Je suis d’ailleurs en train d’écrire un livre qui avance doucement. J’y raconte notre vie, vue par moi. Tout le monde me dit : «  mais cela personne ne le sait » et je crois que maintenant c’est un devoir pour Charlie, pour mes petits-enfants et pour moi-même, que je fasse ce livre où je raconte Charlie et moi.

« Je retrouve encore des petits mots qu’il m’écrivait »

Projecteur TV-DDV : Au-travers de vos paroles, on perçoit un Charlie Bauer très tendre

Renée Bauer : Tout à fait ! Très tendre, amoureux et attaché à la famille, même s’il n’en donnait pas l’impression vis-à-vis d’autrui.

Projecteur TV-DDV : Il donnait l’impression d’être attaché à son combat seulement ?

Renée Bauer : Absolument. Mais c’était très important. Il disait d’ailleurs en forme de boutade que sa maitresse était la révolution. Mais je retrouve encore aujourd’hui, en rangeant des papiers, des petits mots qu’il m’écrivait, quelque part. Dans les marque-pages des livres, j’ai des petits mots qu’il m’adresse que je n’avais jamais lus, que je trouve encore. C’était quelqu’un d’extraordinaire.

Projecteur TV-DDV : « Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent » Charlie Bauer, combattait toutes les injustices, tous les enfermements. Il avait fait sienne cette phrase de Victor Hugo. Comme lui, aimez-vous Victor Hugo ?

Renée Bauer : On adorait tous les deux Victor Hugo. On se récitait souvent, avant de s’endormir, des poèmes d’Hugo. Quand on ne les connaissait pas par cœur, on les lisait. C’était quelque chose qui nous unissait.

« Je ne suis pas amère »

Projecteur TV-DDV : Pas d’amertume ?

Renée Bauer : Non. Évidemment j’aimerais bien qu’on soit toujours ensemble mais on est toujours ensemble. J’essaie de construire, par exemple par le fait de vous parler, le fait d’avoir rencontré Alain Guyard, le fait de voir la pièce bien que je n’y aille plus trop souvent car je suis bouleversée à chaque fois et il faut que j’avance vers les écritures. Et si je pleure, et si je m’effondre pendant une semaine, ce n’est pas bon non plus. Mais je ne suis pas amère. On a eu une vie vraiment hors du commun, lui et moi, et maintenant j’avance pour garder son souvenir auprès de ceux qui sont là, qui m’écoutent et qui le découvrent. C’est très important pour moi.

Projecteur TV-DDV : Vous faites des conférences ?

Renée Bauer : Très peu, j’en fais accessoirement lorsque je suis invitée à tel endroit, mais j’en fais très peu car ce n’est peut-être pas mon rôle. Dans les cours que je donne à des adultes où je lis beaucoup de livres contemporains je n’ai jamais lu les livres de mon mari. J’aurais l’impression de leur imposer mon mari. C’est peut-être idiot mais je ne le fais pas.

« Je leur dirais que, déjà, il faut lire, s’instruire, apprendre à réfléchir. »

Projecteur TV-DDV : Dans cette société du voyeurisme, des réseaux sociaux, etc. que diriez-vous aux jeunes pour qu’ils espèrent ?

Renée Bauer : Je leur dirais que déjà, il faut lire. Il faut s’instruire, il faut apprendre à réfléchir avant de faire et de dire n’importe quoi. Je pense que cela est très important. Avoir une certaine conscience de la société mais cela passe d’abord par la lecture, la lecture des anciens, des écrivains, des philosophes, qui permettent de comprendre les choses. Ne pas foncer bêtement sans réflexion. Je pense.

Livres de Charlie Bauer :
Fractures d’une vie (Babelio)
Le redresseur de clous (Babelio)
Charlie Bauer est amoureux : livre d’Alain Guyard (édition Camino Verde)
Charlie Bauer est amoureux : Pièce mise en scène par Dominique Fataccioli avec Hervé Fassy et Laurence Preve

Localisation : Marseille
Date : 21 février 2020

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