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« Des Mains Pour Colette » : des photos en don pour l’espoir

L’ouvrage photographique « Des mains pour Colette » est présenté au Festival du livre 2020 à Marseille. Il rend compte de l’incroyable diversité de talents de la ville phocéenne par des portraits contrastés des personnalités qui font actuellement vibrer Marseille. Ce livre, est né d’une formidable histoire d’espoir et d’amour : la naissance d’un enfant.

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« Des mains pour Colette » est le titre de l’ouvrage imaginé par le couple Marie-Aude et Brice Grazzini, dont l’intégralité des recettes sera reversé au centre de reproduction de l’hôpital Saint-Joseph de Marseille pour la naissance de Jeanne, leur enfant.

Des mains, comme autant de prières

Les plus grands se sont prêtés au jeu, avec humilité, avec bonheur. Ils figurent dans un ouvrage, « Des Mains pour Colette » que Marie-Aude et Brice Grazzini, heureux jeunes parents d’une petite Jeanne, ont élaboré pour remercier le centre de reproduction de l’hôpital Saint Joseph à Marseille. Un enfant, un don du ciel, mais aussi l’action conjuguée de tous les intervenants d’un service hospitalier à l’écoute de la détresse de ceux qui espèrent un enfant et ne peuvent en avoir.

« Actuellement, ce qui m’évoque le plus le bonheur, c’est la joie d’être le père de Jeanne. »

Avoir envie de tenir un enfant dans ses bras, besoin de lui communiquer notre amour, qu’il soit le fil continu de nos vies passées et à venir, qu’il porte en lui notre espérance d’un monde meilleur. Sentir bouger dans son ventre, voir le conjoint coller son oreille, regarder danser des vagues sur la peau, jouir de seins trop lourds et se moquer des vergetures, attendre, attendre et espérer, espérer. C’est tout cela le désir d’enfant, un désir de vie.

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En don pour le centre Sainte-Colette de l’hôpital Saint-Joseph

Marie-Aude et Brice Grazzini sont très fiers de pouvoir reverser l’intégralité des bénéfices issus de la vente de ce livre et des photographies qui y figurent à la Fondation Hôpital Saint Joseph, au profit du Centre Sainte-Colette.

Le projet photographique « Des mains Pour Colette », ambitionne de récolter des fonds pour la Fondation Hôpital Saint Joseph au profit du Centre Sainte-Colette. Ce centre, dont le nom a été choisi car Sainte Colette est associée aux couples en espérance d’enfants, est le service de médecine et de biologie de la reproduction de l’Hôpital Saint Joseph de Marseille.

Ce livre réunit des photographies de personnalités qui représentent Marseille et en font une cité au potentiel culturel, sportif, intellectuel, politique, culinaire, graphique, festif, médical, folklorique, commercial, populaire et féérique infini.

Ces personnalités ont accepté de se prêter au jeu de la photographie de leurs mains, en noir et blanc, sur fond noir, dans un studio nomade.

Nous les avons rencontrés.

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De gauche à droite : François David (Fanfan), Marie-Aude Grazzini et Brice Grazzini.

Interview de Brice et Marie-Aude Grazzini, auteurs du livre « Des mains pour Colette »

Danielle Dufour-Verna – Projecteur TV –Bonjour, pouvez-vous vous présenter rapidement, ainsi que le projet ?

Brice et Marie-Aude Grazzini (ils répondent à deux, tantôt l’un, tantôt l’autre) – On est tous les deux avocats au Barreau de Marseille. Marie-Aude et moi, on a essayé il y a six ans d’avoir un bébé. Ça a été plutôt difficile et finalement nous sommes passés par le Centre Sainte-Colette qui est le centre d’aide à la reproduction, « Biologie de la reproduction », à l’hôpital Saint-Joseph à Marseille. Grâce à eux, à leur intervention et à la façon dont on a été pris en charge, on a pu avoir un bonheur inespéré. Notre petite Jeanne est née le 22 mars 2019. On était très heureux comme vous pouvez l’imaginer de l’arrivée de Jeanne et on a cherché un moyen pour remercier à notre façon le centre Sainte-Colette et les gens qui interviennent au centre. On a réfléchi à pas mal de choses et nous nous sommes dits qu’on avait la possibilité, peut-être, de faire une exposition photo. A côté de cela, c’est devenu aussi un livre de photographies par ce projet photographique « Des mains pour Colette ». C’est vraiment le début de notre projet.

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Marie-Aude Grazzini.

DDV – Où a eu lieu l’exposition photo ?

Brice et Marie-Aude – L’exposition photo devait avoir lieu en décembre 2020 mais avec la Covid, elle a été suspendue. L’expo devait se faire aux Voûtes Virgo et cela avait emballé Paul Virgo qui a notamment ce lieu d’exposition. Parce que nous sommes en période de Covid, on s’est recentré sur la fabrication de ce livre puisque c’est de l’auto édition. On a tout fait de A à Z. J’ai fait toutes les photos. J’ai démarché tous les personnages que j’ai pu prendre en photo, qu’ils soient connus ou moins connus et l’idée était de prendre une photographie de Marseille avec ceux qui la composent, comme par exemple Soprano, Gérald Passedat, Rébecca Hampton, un des pêcheurs qui livre tous ces grands restaurants, Pape Diouf etc. On a essayé vraiment de faire un panel de personnes susceptibles de représenter Marseille.

DDV – Le livre vient de sortir et vous avez participé au Festival du Livre de Marseille.

Brice et Marie-Aude – J’ai pris Fanfan en photo (François David). Je savais que c’était le directeur du Festival du livre. C’est lui qui m’a rappelé. Il signe d’ailleurs la préface du livre. Il nous appelle un jour, on était sur la route des vacances et il nous explique pourquoi il est tant touché par ce livre parce qu’il y a une trentaine d’années avec son ex-épouse, il a été un des premiers à faire l’expérience de la biologie de la reproduction qui n’existait que depuis 4 ou 5 ans. C’est pourquoi ce projet le touche autant et qu’il nous a autant accompagné sur ce projet. Il adore les photos et nous lui avons demandé de faire la préface.

DDV – Marie-Aude, si Brice a fait les photos, quel a été votre rôle dans la fabrication de cet ouvrage ?

Marie-Aude – Moi j’ai fait la petite main, c’est-à-dire réfléchir ensemble aux personnes à prendre en photo, à réfléchir à quelque chose de cohérent, le choix des photos, la mise en page du livre – ce n’est pas une mince affaire, ce n’est pas du tout notre profession – l’ordre, le format, la rédaction des textes, tout le travail de montage du livre et de l’intendance, un peu global.

DDV – Qui est à la tête du centre Sainte Colette ?

Brice et Marie-Aude – C’est le Docteur Aurélie Amar Hoffet qui est responsable du Centre Sainte-Colette.

DDV – J’imagine que titre du livre est un hommage au centre. Comment le Docteur Aurélie Amar Hoffet a-t-elle accueillie le projet ?

Brice et Marie-Aude – Le titre oui, c’est en hommage, et puis parce que ce sont des mains ; parce qu’elles servent beaucoup à la biologie de la reproduction et parce que ça me plaisait beaucoup de mettre en valeur les mains à travers le visage. C’est la ligne artistique qu’on a retenue. Le docteur Amar Hoffet a été extrêmement contente. C’est la première fois que quelque chose comme cela se faisait. Quelque part ça a été fait sous son impulsion car avant que je rencontre son médecin, avant que je tombe enceinte, Brice avait déjà pris pas mal de photos parce qu’il aimait cela. Un jour, on lui avait montré quelques photos de mains qui avaient été prises dans ce thème et elle avait vraiment adoré. Puisque souvent quand on montrait les photos, les gens semblaient les apprécier, nous nous sommes dit que ce serait super de pouvoir au profit de ce centre qui nous a beaucoup donnés.

DDV – Vous faites de la photo depuis longtemps Brice ?

Brice – Cela fait environ 20 ans, par passion.

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Nicole Ferroni, humoriste.

DDV – Comment vous ont accueillies les personnalités que vous avez photographiées pour ce projet ?

Brice – C’est cela qui est extraordinaire. C’est important ce qu’a dit Marie-Aude. Au départ c’était un tout petit book de photos que j’avais prises et montrées à certains amis. Je vous raconte cette anecdote car c’est vraiment l’impulsion qui a été donnée à ce projet, je vais manger chez ma copine Giorgiana qui tient un restaurant qui s’appelle la piscine sur le Vieux-Port. C’est une des premières que je voulais prendre en photo. Elle me dit « je suis en train de préparer à manger » et elle m’assoit près d’un homme qui mangeait seul comme moi. Elle prend mon petit book des mains et le passe dans les mains de l’homme. Je me suis demandais ce qu’elle faisait et pourquoi. Il regarde et dit que les photos sont « vachement » bien. Il faisait de beaux compliments ce qui, pour moi, était très intéressant.

Il s’avère que ce monsieur était un photographe professionnel, notamment de plusieurs réalisateurs de films, de magazines télé etc. Avoir son opinion sur mes photos, et en plus de façon gratuite, ça m’a donné une envie de faire quelque chose puis le projet s’est amplifié. On a décidé de prendre des personnalités. A chaque fois que j’expliquais pourquoi je voulais les prendre en photo et l’objectif, c’est-à-dire remercier le centre Sainte-Colette, c’étaient immédiatement des grands « oui, pas de soucis je viens » etc. Un des premiers qui a fait cet effort-là, c’est Soprano qui a pratiquement pris l’avion de Paris à Marseille pour être pris en photo. Ça a été cela avec tout le monde. Personne n’a refusé, oui un ou deux peut-être pour des histoires d’emploi du temps ou de droit à l’image j’imagine. Tout le monde adhéré au projet et apprécié. Les photos ont été prises au Leica. Ça a été à chaque fois de l’enthousiasme.

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Brice Grazzini.

DDV – Est-ce que ce premier projet et ce premier livre vous donnent envie de continuer dans ce domaine ?

Brice et Marie-Aude – On va se reposer un peu après parce que, entre le travail qui est très prenant, le livre et notre travail… Je pense qu’à un certain moment on aura envie de faire autre chose. Des gens à qui on a présenté le livre, qui ont pu l’avoir entre les mains et qui ont entendu notre projet, réclament déjà un volume numéro 2. Prendre d’autres personnalités en photo, notamment celles qui n’ont pas pu répondre au départ et d’autres personnes que nous arriverons à toucher. Il ne faudrait peut-être pas que je le dise devant mon épouse, mais oui, oui, ça donne très envie de faire autre chose.

DDV – On trouve le livre sur quel site ?

Brice et Marie-Aude – On le trouve sur le site du Festival du livre de Marseille, à la librairie Prado-Paradis et ailleurs au prix de 40 euros. L’intégralité des bénéfices est reversée à la fondation Hôpital Saint-Joseph.

DDV – Voulez-vous ajouter quelque chose à cette interview ?

Brice et Marie-Aude – Oui, remercier le centre Sainte-Colette et les intervenants. Et aussi parce, moi qui ne suis pas Marseillais de souche – mon épouse est née à Marseille – autant moi qui suis un adopté par Marseille – je suis arrivé, j’avais 24, 25 ans et j’en ai 41 aujourd’hui, c’était aussi pour faire quelque chose sur Marseille.

DDV – Pouvez-vous me donner, l’un et l’autre, votre définition du bonheur ?

Marie-Aude – C’est dur, comme ça. Je ne suis pas habituée à ce genre d’exercice. La définition du bonheur, c’est être bien avec des gens qu’on aime. Spontanément, je vous dirais ça.

Brice – Actuellement, ce qui m’évoque le plus le bonheur, c’est la joie d’être le père de Jeanne. Il n’y a vraiment rien d’autre, même le fait de vous en parler m’émeut beaucoup.

Photo à la une : Pape Diouf par Brice Grazzini.

Localisation : Marseille
Date : 16 décembre 2020

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