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Les écrivains italiens rendent hommage à Jean-Claude Izzo

Les écrivains italiens rendent hommage à Jean-Claude Izzo


Les écrivains italiens rendent hommage à Jean-Claude Izzo à l’Institut Culturel Italien de Marseille

« J’ignore si c’est le cas en France, mais en Italie, Jean-Claude Izzo a pris une dimension mythique. Il est revendiqué comme chef de file par une génération de jeunes auteurs de gialli (polars). Et des fans se rendent à Marseille en suivant un itinéraire Izzo : ils visitent les lieux où se déroulent les romans, refont le parcours des personnages … » (Déclaration de Gianmaria Testa, ami musicien et chanteur de Jean-Claude Izzo, au journal Libération en 2012)

L’Institut Culturel Italien de Marseille, Vitrine de l’Italie

Avec une salle de théâtre, une salle d’exposition, un piano Pleyel, quatre salles équipées pour les cours d’italien, une bibliothèque et une vidéothèque ouverte au public, dans un magnifique immeuble classé, l’Institut Culturel Italien de Marseille, situé 6 rue Fernand Pauriol dans le 5e arrondissement de Marseille et dirigé par Francesco Neri, propose au public des évènements et des activités culturelles de grande qualité. A l’occasion de la célébration des 20 ans de la mort de Jean-Claude Izzo, l’Institut a invité quatre écrivains italiens : Simone Perotti, Grazia Verasani, Bruno Morchio et Maurizio de Giovanni, ainsi que Barbara Ferri et Sandro Ferri, respectivement traductrice et éditeur italien de Jean-Claude Izzo pour un hommage à l’écrivain, à l’homme, au journaliste qui était ce qu’il a écrit, sans jamais renier son histoire de Marseillais.

L’œuvre de Jean-Claude Izzo, une déclaration d’amour passionnel à Marseille et à l’Humanité

« Marseille n’est pas une ville pour touristes. Il n’y a rien à voir. Sa beauté ne se photographie pas. Elle se partage. Ici, il faut prendre parti. Se passionner. Être pour, être contre. Être, violemment. Alors seulement ce qui est à voir se donne à voir. Et là, trop tard, on est en plein drame. Un drame antique où le héros c’est la mort. À Marseille, même pour perdre il faut savoir se battre. » (JC Izzo)

C’est là toute l’histoire de Jean-Claude Izzo, auteur de la trilogie mettant en vedette Fabio Montale. Son œuvre, marquée par l’engagement politique, la passion des mots et une infinie tendresse pour le peuple marseillais, nous laisse un fabuleux héritage : poèmes, romans, pièces de théâtre, reportages, scénario de films et chansons. Des livres qui ont séduit des milliers de lecteurs en France et dans de nombreux pays européens.

Jean-Claude Izzo a 55 ans quand il nous quitte, laissant une marque indélébile non seulement dans la ville qui lui est chère, Marseille, mais dans tous ceux qui, dans ses textes, ont trouvé des sensations, des émotions, des vérités.
Jean-Claude Izzo, nait le 20 juin 1945 à Marseille et meurt le 26 janvier 2000. Son père est né en Italie à Castel San Giorgio et a émigré à Marseille en 1928. Sa mère est née à Marseille dans le quartier du Panier, de parents immigrés espagnols.

 

La Méditerranée de Perotti, la Gênes de Morchio, la Bologne de Verasani, la Naples de De Giovanni et la Marseille d’Izzo

Tous quatre, comme Jean-Claude Izzo, sont auteurs de ‘Polars’, de ‘Gialli’ selon l’appellation italienne. Mais, à part cela, qu’est-ce qui lie ces écrivains à notre plus célèbre Marseillais ? La ville bien sûr, leur ville, personnage à part entière de leurs romans, et l’amour de la mer !

Grazia Verasani :

«Comme moi, Jean-Claude Izzo aimait beaucoup la musique, notamment le jazz. Son écriture est poétique. Marseille, les personnages féminins d’Izzo sont musicaux. C’est un langage d’émotion sonore »

Diplômée à 20 ans de l’Académie d’art dramatique, Grazia Verasani vit à Bologne. Elle débute dans le théâtre. Elle y rencontre Tonino Guerra, qui l’incite à écrire ; et grâce à l’intervention du poète Roberto Roveri, elle publie son premier roman en 1999. Actrice, musicienne et parolière, elle est l’auteur de trois romans dont ‘Quo vadis, baby?’, traduit en France et adapté au cinéma par Gabriele Salvatores. Grazia Verasani nous entraîne à sa suite dans cette Bologne des petites gens, avec ses bistrots d’habitués, ses squares et ses immeubles populaires, cette ville qui est comme l’envers un peu miteux mais tellement humain de la péninsule ensoleillée. Son personnage le plus connu, Giorgia Cantini, investigatrice à Bologne, rompt avec tous les stéréotypes de détectives femmes bodybuildées des séries américaines.

Simone Perotti :

« Dans le monde d’Izzo, il y a la mer. Je ne crois pas que l’idée d’une Méditerranée unie soit stupide. Nous avons réalisé l’Europe. Ce devrait être plus facile. »

Écrivain et marin reconnu, Simone Perotti est également le créateur et co-fondateur de projet-méditerranéen, une expédition de la navigation de plaisance. Voguant en Méditerranée pendant 6ans, avec une escale à Marseille en 2018, il a rencontré des écrivains, des artistes, des intellectuels et réalisé une zone de recherche océanographique en collaboration avec les universités et les instituts de recherche. Son livre ‘Adesso Basta’, racontant son expérience personnelle et son changement de vie, est un véritable bestseller.

Bruno Morchio :

« L’œuvre d’Izzo a été pour moi un peu comme une étoile polaire. Le grand problème a été par la suite de traverser Izzo et de sortir d’Izzo car il est sûr que son influence a été déterminante. »

Écrivain et psychiatre, Bruno Morchio vit à Gênes où il a écrit de nombreux romans. Son protagoniste, Bacci Pagano, amant de la musique de Mozart, du bon vin et de la bonne table, est Génois comme lui. Il se déplace à Vespa et ne porte pas de slip. Selon l’auteur, il est toujours du côté des perdants car fils d’un ouvrier génois et communiste. Gênes, comme Marseille pour Izzo, est protagoniste dans ses romans.

Maurizio de Giovanni :

« ‘Où il y a de la colère il y a de la vie’ dit Izzo. Jean-Claude Izzo se rapproche de l’œuvre de Pasolini ‘Une vie violente’. Dans ses livres, il témoigne d’un attachement, d’une foi obstinée dans les valeurs politiques et morales qui font de la littérature une force de résistance ».

Né le 31 mars 1958 à Naples, Maurizio de Giovanni est un écrivain de romans policiers se déroulant à Naples et un scénariste célèbre. Il partage un sa vie entre ses occupations professionnelles à la banque et l’écriture. La série ayant le commissaire Ricciardi pour héros compte une dizaine de titres. Il est également devenu commentateur des grands journaux nationaux et de productions au théâtre. Grand sportif et partisan de l’équipe de football de Naples, il publie plusieurs ouvrages sur son équipe. Il travaille maintenant pour des journaux de sa ville natale et est régulièrement invité par le réseau des sports de la Rai. En 2012, il fait paraître La Méthode du crocodile (Il metodo del coccodrillo), lauréat du prix Scerbanenco et premier roman d’une série consacrée aux enquêtes du commissaire Lojacono. En janvier 2017, la Rai 1 diffuse I bastardi di Pizzofalcone, une mini-série en 6 épisodes réalisée par Carlo Carlei, avec Alessandro Gassmann dans le rôle du commissaire Lojacono qui rencontre un immense succès.

Sandro Ferri :

Responsable de la maison d’édition E/O, ;a publié et fait connaitre au public italien tous les livres de Jean-Claude Izzo.
« Il y a un amour de l’Italie pour Jean-Claude Izzo, enfant de Marseille, enfant de l’immigration. Les livres d’Izzo plaisent énormément en Italie, aux Italiens et à ses confrères, les écrivains de polars. On ne sait jamais pourquoi un auteur est autant aimé. Pourquoi autant de succès, spécialement en Italie ? Il y a plusieurs raisons bien sûr. Plus de 300 000 exemplaires de livres ont été vendus depuis 98. Il y a peu d’auteurs qui parviennent à ce chiffre. Et ses livres continuent à se vendre. C’est un des premiers auteurs qui ont vraiment su raconter une ville avec cette force et rendre la ville vivante comme une sorte de mythe. Il a donné une signification, un sens à une ville, à Marseille. Ce qui est apprécié par les lecteurs italiens et les lecteurs en général, ce n’est pas Marseille, mais la façon dont lui raconte sa ville, les personnages, les personnes, les différentes ethnies qui l’habitent, la nourriture, la musique, la façon de vivre, tout ce qui rend tellement touchant l’œuvre d’Izzo. Italie, pays du lyrique, de l’opéra, du mélo donc. Un des registres de l’écriture de Jean-Claude Izzo est le registre du mélodrame. Ce peut être aussi une des raisons. C’est Massimo carlotti qui la première fois nous a parlé de Jean-Claude Izzo. Le coup de foudre a été immédiat et nous l’avons publié très vite en 98 ; Malheureusement Izzo est mort en 2000 et nous avons eu peu de temps pour se connaitre. »

www.iccmarsiglia.esteri.it
tél 04 91 48 51 94

Bibliographie de Jean-Claude Izzo

1970 – Poèmes à haute voix (P.J. Oswald)
1972 – Terres de feu (P.J. Oswald)
1974 – Etat de veille (P.J. Oswald)
1975 – Braises, brasiers, brûlures (poèmes illustrés par E. Damofli)
1975 – Paysage de femme (Guy Chambelland)
1976 – Le réel au plus vif (Guy Chambelland)
1978 – Clovis Hughes, un rouge du Midi (J.Laffitte) (réédition 2001 J. Laffitte)
1995 – Total Kheops (Gallimard, Série Noire) (réédition 2001 Folio
1996 – Chourmo (Gallimard, Série Noire) (réédition 2001 Folio)
1997 – Loin de tous rivages (Ed. du Ricochet) (réédition 2000 Ed Librio)
1997 – Les marins perdus (Flammarion) (réédition 1998 Ed. j’ai lu)
1998 – Vivre fatigue (Librio)
1998 – Solea (Gallimard, Série Noire) (réédition 2001 Folio Solea (Edition Feryane) – Edition pour les malvoyants
1999 – L’Aride des jours (Ed. du Ricochet) (réédition 2000 Ed Librio)
1999 – Le soleil des mourants (Flammarion) (réédition 2000 Ed. j’ai lu)
1999 – Un temps immobile (Filigrane Editions)
2000 – Marseille (Hoëbeke)

 

Autre Lien :
Le Marseille d’Izzo 

Localisation : Marseille
Date : 3 février 2020

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