Les Poètes du Bitume : Richard Martin, Féloche, Dooz Kawa et V. Beer-Demander

27 décembre 2018


Le cercle des Poètes du Bitume s’est rassemblé ce samedi 15 décembre, au Théâtre Toursky de Marseille . Quatre poètes issus d’esthétisme artistique différent : Richard Martin directeur du Théâtre, Gérard Feloche musicien et chanteur électro – rock’n roll, Dooz Kawa rappeur et Vincent Beer-Demander, mandoliniste, se sont réunis autour de la poésie de Léo Ferré, animés par la liberté et la passion .

Les Poètes du Bitume , une soif de liberté plutôt qu’une prison dorée

Sous la direction musicale de Vincent Beer-Demander, les musiciens de l’Académie de mandolines et de guitares du Conservatoire à Rayonnement Régional de Marseille. Ils nous ont fait découvrir un univers poétique dans une soif de liberté, incarnée par trois interprètes que nous avons rencontrés lors des répétitions du spectacle “Les Poètes du Bitume”. “C’est cette remise en question qui crée la liberté, quand tu es trop sûr de toi, tu es dans une prison dorée finalement” Dooz Kawa

Une résistance poétique

Invités par le mandoliniste Vincent Beer-Demander, Dooz Kawa et Feloche ont rejoint la scène du Théâtre Toursky auprès de Richard Martin, pour raconter les textes de Leo Ferré, l’immense poète et défunt ami du fondateur du théâtre . Théâtre international installé au coeur des quartiers les plus populaires de Marseille

Loin des clichés, dans un univers allant du romantisme à la jubilation, le cercle qui porte la mémoire des poètes disparus s’est reformé le temps d’une soirée autour du bitume du théâtre le plus déshérité de France . Challenge ou rêve que d’unifier slam, rock et théâtre autour d’un même spectacle, en hommage à Léo, orchestré par une formation de mandolinistes et guitaristes de 13 à 92 ans.

Des mots à la place des armes

Une forme de résistance poétique, qui ne fait que suivre le chemin des poètes et disparus, Ferré, Brassens, Ferré , dans un langage de messages universels . “Ils ont voté, ou il y en a marre, c’est d’une actualité brûlante . ça pourrait être une chanson inventée pour les circonstances . C’est d’une force absolue . Nous on porte la mémoire des poètes, mais ça peut simplement que nous éclairer . Et depuis que les génies nous éclairent, ces génies se succèdent sans rivaliser . Pour nous ce sont les jalons que suivent les artistes …” Richard Martin