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Le patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, Mémoire du monde

« Mémoire du monde » est un programme créé en 1992 par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture. Il vise à sensibiliser la communauté internationale à la richesse du patrimoine documentaire, à la nécessité d’assurer sa conservation pour les générations futures et à le rendre accessible à un large public. Pour contribuer à un climat de paix mondiale, souvenons-nous.

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Le registre « Mémoire du monde » de l’UNESCO recense des fonds d’archives ou plus largement des ensembles du patrimoine documentaire depuis 1992.

Par patrimoine culturel immatériel, on entend les pratiques, les représentations, les expressions, connaissances, savoir-faire, ainsi que des outils, des objets, des artefacts et des espaces culturels qui leur sont associés. Le patrimoine immatériel est donc compris comme l’ensemble des éléments reconnus comme faisant partie du patrimoine culturel des communautés et des groupes.

UNESCO : culture et science contre la guerre

L’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) est l’organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture. C’est une agence spécialisée fondée en 1945, dont le but est de favoriser la coopération intellectuelle et scientifique entre les pays adhérant à l’ONU.

« Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est de l’esprit des hommes que doivent être construites les défenses de la paix » Acte constitutif de l’UNESCO, 1946

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Ainsi lisons-nous dans les premières lignes du document fondateur de l’UNESCO. Sa mission consiste à « contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en renforçant, par l’éducation, science et culture, collaboration entre les nations, dans le but d’assurer le respect universel de la loi, des droits de l’homme, des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion. »

Mémoire

« Pour se souvenir on a toujours besoin des autres ».

La durée est mémoire. La mémoire occupe un champ de la réalité qui coexiste avec le présent. Le passé tel que la mémoire le conserve et le présent sont simultanés : le passé existe dans le présent, sous la forme de la mémoire. Le souvenir est présent.

Pour Aristote, la mémoire était l’affection, le pathos, l’objet du souvenir, quelque chose qui a été vu dans l’âme, écouté auparavant ; en vue de la mémoire collective ou culturelle. La mémoire doit nécessairement s’appuyer sur les autres : « Pour se souvenir on a toujours besoin des autres ».

Mémoire du monde

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a mis en place le programme « Mémoire du monde » en 1992, visant à sensibiliser la communauté internationale à la richesse du patrimoine documentaire, à la nécessité d’assurer sa conservation pour les générations futures et à le rendre accessible à un large public.

Par l’intermédiaire de ses Commissions nationales, l’UNESCO a dressé une liste des collections de bibliothèques et de fonds d’archives en péril, ainsi qu’une liste mondiale des patrimoines cinématographiques nationaux.

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Chronique des Radziwiłł.

Par ailleurs, plusieurs projets pilotes ont été lancés qui mettent à profit certaines techniques modernes pour reproduire des documents d’origine du patrimoine documentaire sur d’autres supports (ces derniers englobent, par exemple, un cédérom reproduisant un manuscrit du XIIIe siècle – La Chronique de Radzivill – qui retrace les origines des peuples d’Europe, et Memoria de Iberoamerica, un projet d’archivage de journaux sur microfilms mené conjointement par sept pays d’Amérique latine). Ces projets ont permis d’élargir l’accès à ces éléments du patrimoine documentaire et ont contribué à leur préservation.

La vision du Programme Mémoire du monde part du principe que le patrimoine documentaire du monde appartient à tous, et qu’il devrait être entièrement préservé et protégé pour le bénéfice de tout un chacun et étant accessible à tous, de manière permanente, sans obstacle aucun, compte étant dûment tenu des spécificités et pratiques culturelles qui s’y rattachent.

Le Journal d’Anne Frank rejoint la Mémoire du monde

Il fait désormais partie du Registre de la Mémoire mondiale de l’Unesco, avec 34 autres biens du patrimoine documentaire mondial d’ »intérêt universel », choisis par les experts. Parmi les autres biens inscrits dans le registre, qui depuis sa création en 1997 en compte désormais 193, on peut trouver : les archives photographiques et cinématographiques de l’UNRWA, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens, le registre des esclaves des Antilles britanniques, les manuscrits de l’abbaye cistercienne de Clairvaux en France etc.

Cf unesco.org

Photo à la une : Fac-similé du Journal d’Anne Frank exposé au Anne Frank Zentrum de Berlin en 2008 © Rodriguo Galindez

Date : 7 janvier 2021

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