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L’angoisse de mort en psychothérapie

Epicure (341 – 270 av. JC) nous rappelle que l’angoisse de mort est présente en chacun de nous depuis fort longtemps, si ce n’est depuis le début de l’histoire des hommes.

 

 

Son « argument de symétrie » nous invite à nous interroger sur ce que nous éprouvons lorsque nous nous imaginons avant notre naissance et après notre mort. Vous conviendrez que notre perception de l’une et de l’autre perspective diffère grandement.

 

Pourquoi l’avant-naissance ne nous angoisse pas et pourquoi sommes nous si terrifiés de l’après-vie ?

En cabinet, l’expérience montre que, plus le patient est satisfait de son existence, moins il éprouve de l’angoisse à la quitter. L’intensité de l’angoisse de mort est donc proportionnelle à la réalisation personnelle vécue. Sans doute est-il nécessaire de mettre de la cohérence dans nos vies pour atténuer nos terreurs de l’après.

Notre travail consiste à nous rapprocher au plus près de nous-même et de vivre de manière la plus cohérente possible. Cela passe par la mise en oeuvre de nos valeurs mais également par l’écoute attentive d’un processus intérieur (les rêves étant de précieux indicateurs du chemin à suivre).

 

L’angoisse, donc, peut être perçue comme une sentinelle. Elle apparaît plus vive lorsque nous nous éloignons de notre nature. Elle est souvent accompagnée de maux physiques qui ont la même intention : nous ramener à plus de conscience de ce que nous sommes.


La confrontation à la mort agit, dans la plupart des cas, comme un electrochoc et impose de vivre pleinement sa vie. Nous ne sommes, toutefois, pas tous égaux face à nos peurs : Un enfant qui a été confronté trop fort et trop vite à la mort ou à l’angoisse de la perte, aura plus de difficultés à auto-gérer son émotion. Trop jeune, il n’a pu développer des défenses appropriées et a pu vivre un véritable traumatisme. L’environnement familial joue un rôle également déterminant : si un parent a une forte angoisse de la mort, l’enfant perçoit que c’est un évènement à craindre.

 

Dans les sociétés occidentales, la mort reste un sujet compliqué à aborder et dont on parle peu au sein de la famille et des institutions. Nous taisons la mort, la cachons parfois. Cela a pour effet de faire monter en pression l’angoisse. Nous savons mais refusons l’idée de mourir.

Le milieu de vie nous inflige ce que nous redoutons : nous vieillissons !
Certains d’entre nous tenteront de paraître plus jeunes, plus performants. C’est la course contre le temps qui commence. Une des étapes majeures de la psychothérapie consiste à reconnaître la réalité : le déclin, l’affaiblissement font partie intégrante de notre existence. Le déni nous mènera systématiquement au fond d’une impasse et ne nous protègera aucunement de la mort, nous devons travailler à l’acceptation de notre condition humaine.

Aller vers une plus grande satisfaction dans sa vie reste le moyen le plus sûr pour apaiser l’angoisse. Employons nous à vivre en accord avec nous-même dès aujourd’hui, ainsi nous nous rapprocherons de cet état de paix intérieure tant convoité !

 

Nathalie Delalande
Psychothérapie analytique

(Orientation existentielle et analytique)

 

Date : 1 mars 2016

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