Les Rendez-vous Lyriques de Février 2018 en Région PACA

31 janvier 2018

Des rendez vous lyriques de qualité, pour commencer en beauté ce mois de février, dans notre notre belle région PACA, l’Opéra de Marseille nous propose le célèbre opéra de Rossini, « Il Barbiere Di Siviglia » afin de commémorer le 150ème de la disparition du compositeur. Les nouvelles productions sont en ce mois de février sur la plupart des scènes de Monaco à Avignon en faisant un arrêt à Nice pour une « Norma » sous la direction musicale de Renato Balsadonna et une mise en scène de Nicola Berloffa. Si Rossini nous propose un chef d’œuvre de l’opéra bouffe italien, Mozart avec son « Enlèvement au sérail » sait également nous éblouir avec une adaptation moderne et burlesque, très « Select Serail Cabaret », proposé par Emmanuelle Cordoliani, à l’Opéra Confluence d’Avignon. A signaler également l’ouvrage de Benjamin Britten, « Peter Grimes », à Monaco avec José Cura qui interprète le rôle de Peter Grimes tout en dirigeant la mise en scène de cet opéra qui contant un drame humain où la mesquinerie d’une majorité bien pensante nous entraîne dans une irréversible destinée tragique.

Marseille – Opéra de Marseille les 6, 9, 13 et 15 février à 20h00 et le 11 à 14h30

« Il Barbiere Di Siviglia » Musique de Gioacchino Rossini

Livret de Cesare Sterbini, d’après la pièce de théâtre de Beaumarchais
Création à Rome au Teatro Argentina en 1816
Mise en scène, décors, costumes : Laurent Pelly
Scénographe associé : Cléo Laigret, costumier associé : Jean-Jacques Delmotte
Lumières : Joël Adam
Distribution
Rosina : Stéphanie D’Oustrac
Comte Almaviva : Philippe Talbot
Figaro : Florian Sempey
Berta : Annunziata Vestri – Bartolo : Carlos Chausson
Basilio : Mirco Palazzi – Fiorello : Mikhaël Piccone
Direction Musicale : Roberto Rizzi Brignoli
Orchestre et Chœur de l’Opéra de Marseille
Lors de la création en 1816 au Teatro di Torre Argentina à Rome, une succession de catastrophes s’enchainent, d’abord une cabale montée par un compositeur rival et jaloux, puis le ténor, voulant s’accompagner à la guitare (désaccordée), est sifflé. La chanteuse trébuche et saigne du nez. Enfin pour couronner le désastre, un chat traverse la scène et la salle entière se met à miauler. Il est aisé de s’imaginer la suite du spectacle.
Cet opéra est donné à Paris en italien le 26 octobre 1819 au Théâtre-Italien, puis à l’Odéon en 1826, dans une adaptation française où sont rajoutés des récitatifs pour la plupart empruntés à Beaumarchais. En modifiant la structure, certaines tessitures sont même adaptées au goût français, par exemple Rosine passe de mezzo-soprano à soprano.
L’opéra connaît heureusement un immense succès ; et est encore aujourd’hui une œuvre majeure du répertoire de l’art lyrique.
Nouvelle production
coproduction Opéra de Marseille/ Théâtre des Champs-Élysées/ Opéra National de Bordeaux / Théâtres de la Ville de Luxembourg
Décors réalisés dans les ateliers du Grand Théâtre de Bordeaux
Costumes réalisés dans les ateliers de l’Opéra de Marseille
Pratique : 04 91 55 11 10 – www.opera.marseille.fr

Nice – Opéra, les 16, 20 et 22 février à 20h00 et le Dimanche 18 à 15h00

« La Norma » Musique de Vincenzo Bellini

Livret de Felice Romani, d’après la tragédie d’Alexandre Soumet Norma
Création à la Scala de Milan en 1831
Mise en scène : Nicola Berloffa
Décor : Andrea Belli
Costumes : Valeria Donata Bettella
Lumières : Marco Gius
Distribution
Norma : Yolanda Auyanet
Adalgisa : Alessandra Volpe
Clotilda : Karine Ohanyan – Pollione : Riccardo Massi
Oroveso : Antonio Di Matteo – Flavio : Marc Larcher
Direction musicale : Renato Balsadonna
Orchestre Philharmonique de Nice
Chœur de l’Opéra de Nice, chef de chœur : Giulio Magnanini
Quand Giuditta Pasta, soprano alors au sommet de sa gloire crée Norma à La Scala de Milan, Vincenzo Bellini avait déjà bon nombre de succès à son actif. Grâce à l’étroite collaboration avec le librettiste Felice Romani, l’ouvrage voit le jour en moins de trois mois. Après un accueil assez froid, qui déstabilisera le compositeur sicilien, Norma devient très vite un ouvrage-phare dans les saisons des théâtres du monde entier.
Les plus grandes sopranos de l’histoire de la musique ont du faire face à l’écriture « meurtrière » de ce rôle qui demande des ressources vocales hors du commun et une force dramatique sans pair ; ce qui a valu à Norma le surnom de « rôle des rôles ». C’est dans l’écriture musicale de ce personnage hors du commun et par-dessous tout dans l’air d’entrée, le fameux Casta diva que réside tout le génie d’une tradition vivante : le belcanto italien.
Production de l’Opéra de Saint-Gall
Pratique : www.opera-nice.org

Monaco – Opéra de Monte-Carlo, les 20, 23 et 28 février à 20h00 et le 25 à 15h00

« Peter Grimes » Musique de Benjamin Britten

Livret de Montagu Slater
Création au Sadler’s Wells Opéra à Londres en 1945
Mise en scène, décors et costumes : José Cura
Lumières : Thomas Roscher
Distribution
Peter Grimes : José Curra
Ellen Orford : Ann Petersen
Capitaine Balstrode : Peter Sidhom
Tantine : Carole Wilson
1er nièce : Micaela Oeste – 2ème nièce : Tineke Van Ingelgem
Bob Boles, pécheur : Michael Colvin
Swallow, avocat : Brian Bannatyne-Scott
Mrs. Sedley : Diana Montague
Le révérend Adams : Phillip Shelfield
Ned Keene, apothicaire et guérisseur : Trevor Scheunemann
Carter Hobson, voiturier : Michael Druiett
Direction musicale : Jan Latham-Koenig
Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo
Chœur de l’Opéra de Monte-Carlo, chef de chœur : Stefano Visconti
L’action de l’opéra se déroule à Aldeburgh, une petite ville de pêcheurs de la côte Est de l’Angleterre (dans le comté du Suffolk), au début du 19ème siècle.
Peter Grimes, pêcheur, est revenu de la pêche sans son mousse qui a disparu en mer. Le village le soupçonne de l’avoir brutalisé et d’être responsable de sa mort. Seule l’institutrice Ellen Orford croit en son innocence et accepte ses explications. Mais dès l’arrivée de son nouveau mousse, le jeune garçon est rudoyé, il a des bleus sur la figure et le village accuse encore Peter Grimes d’être un bourreau d’enfants. Le mousse effrayé par Grimes tombe du haut de la falaise et se tue, donnant argument à tout un village fou furieux qui pousse Peter Grimes à disparaître en mer. Ce qu’il fera en sabordant son bateau.
Nouvelle production de l’Opéra de Monte-Carlo en co-production avec l’Opéra de Bonn.
Pratique : Salle Garnier : 00 377 98 06 28 28 – www.opera.mc

Avignon – Opéra Confluence le Dimanche 28 février à 14h30 et le Mardi 30 à 20h30

« L’enlèvement au sérail » Musique de Wolfgang Amadeus Mozart

Livret de Gottlieb Stephanie, d’après la pièce de Christoph Friedrich Bretzner
Mise en scène : Emmanuelle Cordoliani
Chorégraphie : Victor Duclos
Scénographie et accessoires : Emilie Roy
Costumes : Julie Scobeltzine
Lumières : Pierre Daubigny
Distribution
Konstanze : Katharine Dain
Blondchen : Elisa Cenni
Belmonte : Blaise Rantoanina
Pedrillo : Cesar Arrieta
Osmin : Bastian Thomas Kohl
Selim Bassa : Stéphane Mercoyrol
Direction musicale : Roberto Forés Veses
Orchestre Régional Avignon-Provence, direction : Samuel Jean
Chœur de l’Opéra Grand Avignon, Chef de chœur : Aurore Marchand
Ballet de l’Opéra Grand Avignon, direction : Eric Belaud
1930, le Tout-Vienne se damne pour une invitation au très select « Serail Cabaret ». La réputation sulfureuse, de son propriétaire, Selim le mystérieux, l’apatride, le nabab, le Pacha, expliquerait à elle seule ce furieux engouement. Que n’a-t-on pas dit sur le Sérail ? Le Pacha y séquestrerait la Konstanze, se meneuse de revue. Les invités ne pourraient en repartir qu’après s’être acquittés d’une rançon somptuaire…
Tout le monde sait que depuis les débuts au cinéma de son chanteur de charme, Belmonte, tout est sens dessus-dessous au Sérail. Il paraît même que le célèbre duo comique Osmin et Pedrillo est sur le point de se séparer…
Mais ce soir, pour une représentation unique, Belmonte revient auréolé de son succès hollywoodiens. Une soirée très privée aux airs de 1001 nuits, sur le toit du Sérail. Bien chanceux sont ceux qui pourront entendre la troupe reconstituée dans le chef d’œuvre de Mozart… plus heureux encore ceux qui seront aux premières loges pour les retrou- vailles de la belle Konstanze et de son premier amour. Ils verront de leurs yeux jusqu’où la passion peut mener le Pacha.
Nouvelle Production du Centre Lyrique Clermont-Auvergne
En co-production avec les Opéras du Grand Avignon, de Massy, de Reims et de Rouen Haute-Normandie
Pratique : www.operagrandavignon.fr