Notre sélection “Opéra” en Région Sud – Novembre 2018

Les Maisons d’Opéras de Monaco, Marseille, Nice et Avignon, offriront en ce mois de Novembre des productions lyriques variées mettant particulièrement en valeur, pour certains, des compositeurs français, comme Monaco avec “Samson et Dalila” sur une musique de Camille Saint-Saëns ou Nice avec “Les pêcheurs de perles” de Georges Bizet. En ouverture de ce mois automnal, Nice nous offrira son premier spectacle avec une note gaie : une opérette : “Valses de Vienne” de Strauss père et fils, en partenariat avec le Festival d’Opérette de la Ville de Nice, l’association Contre-Ut, et le soutien de la Fondation Banque Populaire, mécène actif qui parraine déjà les Opéras de Toulon et d’Avignon.

A Marseille, nous sommes conviés à une écoute musicale de l’opéra de Gioacchino Rossini, dont nous célébrons cette année le 200ème anniversaire de sa mort. Ce spectacle est proposé dans une version concertante de “La donna del lago”, une évocation romantique d’un ouvrage de ce compositeur italien si prolifique, puisqu’il a composé pas moins de 40 ouvrages lyriques de 1806 à 1846. Enfin à Avignon, l’Opéra Confluence accueille “L’Opéra de Quat’sous”, une comédie en musique de Kurt Weill où le compositeur et Brecht évoquent un portrait brutal de l’humanité moderne.

Un mois de novembre à découvrir et à partager dans les couleurs chatoyantes d’un automne emprunt d’inspirations lyriques.

© Photo à la Une : Opéra de Nice

Avignon

“L'Opéra de Quat'sous”

Opéra Confluence dimanche 25 novembre à 14h30

Distribution :

Polly Peachum : Pauline Gardel
Jenny : Nolwenn Korbell
Lucy : Amélie Munier
Celia Peachum : Florence Pelly
« Tiger » Brown : Gilles Bugeaud
Mackie Messer : Vincent Heden
Jonathan Jeremiah Peachum : Jacques Verzier
Filch, Smith : Jean Sclavis
Direction musicale Jean-Robert Lay

Présentation :

Comédie en musique de Kurt Weill
Texte de Bertolt Brecht, basé sur la traduction par Elisabeth Hauptmann de L’Opéra des gueux de John Gay, traduction française de René Fix

Mise en scène : Jean Lacornerie
Chorégraphies : Raphaël Cottin
Scénographie : Lisa Navarro
Costumes : Robin Chemin
Lumières : David Debrinay
Marionnettes : Emilie Valantin

L’Opéra de quat’sous écrit en 1928 par Brecht, à partir de l’opéra “Les gueux” de John Gay, est un portrait brutal de l’humanité moderne. Il mêle drame, cabaret sensuel et burlesque dans une énergie de crépuscule du monde. La lucidité dévastatrice qu’exprime Brecht est portée par la musique de Weill et par des chansons comme des coups au plexus. Brecht et Weill nous plongent dans la bassesse pour que nous prenions de la distance, regagnions en humanité.
Pour Jean Lacornerie, ce chef-d’œuvre est la source du théâtre musical du XXe siècle. On y respire un parfum unique d’ironie et de nostalgie, de désespoir et de légèreté que seul le mélange de la musique et du théâtre peut provoquer.
Production La Clef des Chants, Association régionale de décentralisation lyrique
Région Hauts-de-France, Département du Pas-de-Calais, Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon – Avec le soutien du Channel, Scène nationale de Calais
L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté

Infos pratiques :

Opéra Confluence
Pont de l’Europe – Avignon
www.operagrandavignon.fr


Marseille

“La Donna Del Lago”

Opéra de Marseille 13 et 16 novembre à 20h00 et le dimanche 18 à 14h30

Distribution :

Elena : Karine Deshayes
Malcolm : Varduhi Abrahamyan
Albina : Hélène Carpentier
Giacomo V : Edgardo Rocha
Roderigo : Enea Scala
Douglas : Nicola Olivieri
Serano et Beltram : Rémy Mathieu

Présentation :

Musique de Gioacchino Rossini
Livret d’Andrea Leone Tottola
d’après le poème narratif de Sir Walter Scott “The Lady of the Lake”
Création à Naples, Teatro San Carlo, le 24 septembre 1819
Dans le cadre de la commémoration des 150 ans de la disparition de Rossini
Première représentation à l’Opéra de Marseille
Version Concertante

Lors de la première représentation de La Donna del Lago Rossini offre un véritable dépaysement au bord d’un lac écossais au XVIème siècle. Sur ces rives, les Highlanders entreprennent de se révolter contre le Roi d’Écosse. A ce contexte instable vient s’ajouter un quatuor amoureux complexe où trois hommes sont amoureux de la même femme. S’ensuit un véritable duel de ténors rossiniens complété par une contralto aux accents héroïques et une mezzo d’allure romantique. La Donna del Lago forme ainsi l’une des partitions de Rossini les plus abouties et passionnantes dans le genre séria.

Infos pratiques :

Opéra de Marseille
2 Rue Molière – Marseille
04 91 55 11 10
www.opera.marseille.fr


Monaco

“Samson et Dalila”

Grimaldi Forum 19 et 22 novembre à 20h00 et le dimanche 25 à 15h00

Distribution :

Dalila : Anita Rachvelishvili
Samson : Aleksandrs Antonenko
Le Grand Prêtre de Dagon : André Heyboer
Abimélech, Satrape de Gaza : Julien Véronèse
Un vieillard hébreu : Nicolas Courjal
Un messager philistin : Frédéric Diquero
Premier philistin : Marc Larcher
Deuxième philistin : Frédéric Caton
Ballet de l’Opéra de Shanghai (SOHDE)
Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo
Chœur de l’Opéra de Monte-Carlo, chef de chœur Stefano Visconti
Direction musicale : Kazuki Yamada

Présentation :

Musique de Camille Saint-Saëns
Livret de Ferdinand Lemaire
Création au Théâtre Grand-Ducal de Weimar, 2 décembre 1877
Mise en scène : Jean-Louis Grinda
Décors et costumes : Agostino Arrivabene
Lumières : Laurent Castaingt
Chorégraphie : Eugénie Andrin

Est-ce un total hasard que soit revenue à Camille Saint-Saëns la tâche de mettre en musique pour l’éternité cette fable biblique au parfum capiteux ? Même si le compositeur du Carnaval des animaux s’est parfois fourvoyé à la scène, manquant de cette inspiration sans laquelle il n’y a point de chef-d’œuvre, il trouve avec Samson et Dalila le chemin de la réussite. L’érotisme qui sous-tend cet épisode de la Bible ne pouvait que le fasciner et le contexte sacré lui offrir un paravent idéal pour cacher au monde son intense sensualité. Au-delà du rôle emblématique de Samson, vaillant dans tous les sens du terme, c’est à Dalila que revient la musique la plus marquante de l’ouvrage. Si l’écroulement final captive le spectateur et rassure la morale, ce sont bien les phrases caressantes de l’héroïne qui nous bouleversent.

Nouvelle production Opéra de Monte-Carlo,
En coproduction avec les Chorégies d’Orange et l’Opéra de Shanghai

Infos pratiques :

Grimaldi Forum
10 Avenue Princesse Grâce – Monaco
www.opera.mc


Nice

“Valses de Vienne”

Opéra de Nice samedi 3 à 15h00 et dimanche 4 novembre à 20h00

Distribution :

Johann Strauss Junior : Christophe Berry
Rési : Cécilia Arbel
La Comtesse : Laeticia Goepfert
Léopold : Julien Salviat
Pépi : Marine André
Ebeseder : Frédéric Scotto
Kohlmann : Richard Rittelmann
Wessely : Fabrice Lelièvre
Dreschler : Thierry Delaunay
Le prince Gogol : Gilles San Juan
Johann Strauss père : Lucien Delacroix
Donmayer : Fabio Prieto Bonilla
Cousines : Reine-Marie Koch, Virginie Maraskin, Nelly Lacoste

Orchestre Philharmonique de Nice
Choeur de l’Opéra de Nice
Direction musicale : Bruno Membrey

Présentation :

Musique de Johann Strauss père et fils
Livret d’André Mouézy-Eon et Jean Marietti
Création au Théâtre An der Wien à Vienne en mai 1931
Mise en scène et chorégraphie : Serge Manguette
Décors : Théâtre Musical de Lyon
Costumes : Maison Grout Bordeaux
Lumières : Bernard Barbero

“Valses de Vienne” a été à la création un grand succès, cette opérette se confirma au cours des décennies suivantes, aussi écoutons cette critique musicale de l’époque :

“A Londres, on donnait une opérette viennoise qui arrivait tout droit de Broadway, elle remportait un très grand succès. L’ouvrage s’appelait “Wiener Waltz “et la musique en était une opérette de Johann Strauss et fils ; cette opérette était réussie scéniquement et musicalement. La pièce était amusante et la partition réunissait les jolies valses “Trajin Baugéviennoises” des deux Strauss, valses qui garderont toujours une élasticité, une séduction particulière, mousseuse comme un champagne bien frappé…la somptueuse mise en scène de Maurice Lehmann devait beaucoup aux décors de Messieurs Deshays et Bertin et aux costumes dessinés avec art par Marie Laurencin…”
Aujourd’hui “Valses de Vienne” est un ouvrage toujours au répertoire de nombreux théâtres et enchante encore chaque année des milliers de spectateurs. Alors laissons nous séduire par les rives enchantées du beau Danube bleu…!

Production dans le cadre du Festival d’Opérette de la Ville de Nice
Coréalisation Association : Contre-Ut – Direction de l’Evénementiel de la Ville de Nice
Opéra Nice Côte d’Azur
Avec le soutien de la Fondation Banque Populaire

Infos pratiques :

Opéra de Nice
4-6 Rue Saint-François de Paule – Nice
www.opera-nice.org


“Les pêcheurs de perles”

Opéra de Nice les 23 et 27 novembre à 20h00 et le dimanche 25 à 15h00

Distribution :

Leila : Gabrielle Philiponet
Nadir : Julien Dran
Zurga : Alexandre Duhamel
Nourabad : Philippe Khan

Orchestre Philharmonique de Nice
Chœur de l’Opéra de Nice
Direction musicale : Giuseppe Finzi

Présentation :

Musique de Georges Bizet
Livret de Michel Carré et Eugène Cormon
Création au théâtre lyrique de Paris le 30 septembre 1863
Mise en scène : Bernard Pisani
Assistanat à la mise en scène et chorégraphie : Sergio Simon
Scénographie : Alexandre Heyraud
Costumes : Jerome Bourdin
Lumières : Nathalie Perrier réalisées par Bernard Barbero

Sur l’ile de Ceylan, chaque année, une communauté de pêcheurs revient s’établir sur la même plage pour la pêche rituelle. Zurga se fait désigner comme chef. Il accueille Nadir qui revient auprès des siens après un long voyage. Les deux hommes sont liés par une vieille amitié et surtout un serment : épris tous deux d’une même prêtresse, ils ont juré de renoncer à cet amour interdit et de préserver leur lien…
Nous sommes en plein courant orientaliste. Le jeune Bizet, auréolé de son récent Prix de Rome, compose un ouvrage “exotique” pour satisfaire l’attente du public de l’époque. Bizet n’a pas 25 ans lorsqu’il crée “Les Pêcheurs de perles” au Théâtre Lyrique, lieu des productions les plus innovantes de l’époque.
Dans ce pittoresque drame d’amour, Bizet offre un témoignage annonciateur de son génie à venir dans la célébrissime Carmen.

Coproduction avec l’Opéra de Limoges et l’Opéra de Reims

Infos pratiques :

Opéra de Nice
4-6 Rue Saint-François de Paule – Nice
www.opera-nice.org