Notre Sélection Opéra en Région SUD Mars 2019

Opéra en Région SUD Mars 2019

Un mois de mars très attendu pour le public lyrique de notre région avec de nombreuses productions et même la seule création mondiale de la saison théâtrale 2018 2019 à l’initiative de l’Opéra de Toulon.

Indéniablement, dans ce mois de mars, annonciateur du printemps, souffle un grand vent de liberté et d’évasion. L’Opéra de Nice, dès le 1er mars, nous convie à la nouvelle production : “The Rake’s Progress” ou “La Carrière du Libertin” d’Igor Stravinsky dans une mise en scène de Jean De Pange, puis suivront deux présentations de la légende de Faust, la première “La damnation de Faust” d’Hector Berlioz en version concert ; puis “Faust, une légende Allemande” un film muet, de 1926, du réalisateur allemand Friedrich Wilhelm Murnau, d’après l’œuvre de Goethe sur musique improvisée au piano par Jean-François Zygel. Enfin, fin mars, l’Opéra de Nice propose à son public “Jeanne au bucher” en version concert, sur le livret de Paul Claudel mis en musique par Arthur Honegger, avec Sylvie Testud dans le rôle de Jeanne d’Arc et Daniel Benoin en Frère Dominique.

Mozart sera également mis à l’honneur à Marseille et Monaco dans deux nouvelles productions, “Les Noces de Figaro” et “l’Enlèvement au sérail”. Monaco
nous proposera à la salle Garnier à partir du 22 mars pour 4 représentations “L’enlèvement au Sérail” dans une mise en scène de Dieter Kaegi ; puis l’Opéra de Marseille enchainera dés les 24 pour 5 spectacles “Le Nozze di Figaro” sur un livret de Lorenzo da Ponte inspiré de l’œuvre de Beaumarchais, dans une mise en scène et des costumes de Vincent Boussard.

Quant à lui, l’Opéra du Grand Avignon, nous divertira avec “Mam’zelle Nitouche” sur la musique d’Hervé et la joyeuse mise en scène de Pierre-André Weitz, qui signe également la scénographie, les costumes et le maquillage.

Enfin pour clore en beauté ce mois de Mars, l’Opéra de Toulon présentera deux spectacles, d’abord sur la scène nationale de Toulon “Le Liberté”, la seule création mondiale de notre saison culturelle avec deux opéras de poche extraits du “Cosmicomiche” : “Un segno nello spazio” et “Tutto in un punto” d’Italo calvino sur les partitions de Michèle Reverdy et la mise en espace de Victoria Duhamel. Une folle aventure qui vise l’incommensurable en employant la lorgnette de l’humour dans l’apesanteur de la comédie italienne. Puis pour annoncer le printemps le 22 mars, l’irrésistible “Elixir d’amour”de Gaetano Donizetti dans une mise en scène de Stefano Mazzonis di Pralafera.

Alors prenez dés maintenant date pour vous imprégner de ces nouvelles productions qui ne pourront que séduire votre curiosité et votre appétit lyrique.

Sélection Opéra en Région SUD Mars 2019

Avignon

“Mam’zelle Nitouche”

Opéra Confluence samedi 16 mars à 20h30 / dimanche 17 à 14h30

Musique de Louis, Auguste, Florimond Ronger dit Hervé
Livret d’Henri Meilhac et Albert Millaud
Création au Théâtre des Variétés à Paris, en janvier 1883
Mise en scène, scénographie, costumes et maquillage : Pierre-André Weitz
Chorégraphie : Iris Florentiny
Lumières : Bertrand Killy

Distribution :

Denise de Flavigny : Lara Neumann
La Supérieure-Corinne : Miss Knife
La Tourière-Sylvia : Sandrine Sutter
Lydie : Clémentine Bourgoin
Gimblette : Ivanka Moizan
Le Major, comte de Château-Gibus : Eddie Chignara
Le directeur : Antoine Philippot
Célestin : Damien Bigourdan
Fernand de Champlatreux : Samy Camps
Loriot : Olivier Py
Gustave, officier : Pierre Lebon
Robert, officier : David Ghilardi
Le régisseur : Piero alias Pierre-André Weitz
Orchestre Régional Avignon-Provence
Chœur de l’Opéra Grand Avignon
Direction musicale : Christophe Grapperon

Présentation :

Mam’zelle Nitouche, même si elle n’est pas la dernière œuvre d’Hervé, peut être regardée comme son testament musical, ou tout au moins l’accomplissement de sa carrière. L’ouvrage, dont le sujet s’inspire de la vie même du compositeur ; un organiste de couvent devenant homme de théâtre et compositeur léger à la nuit tombée. Il mélange habilement le ton comique d’après 1870, celui de Lecocq, en particulier, l’esprit des revues de café-concert et le rythme effréné du théâtre parlé hérité de Labiche. D’ailleurs, à la création en janvier 1883, l’œuvre était intitulée “comédie-vaudeville”, mention qui dit assez combien l’action y est tout, et la musique plus spécifiquement destiné à des numéros spirituels de solistes. Le rôle-titre, en particulier, est doté d’un nombre important d’airs et de duos pour faire valoir l’abattage scénique et vocal d’Anna Judic, première Mam’zelle Nitouche d’une longue série de vedettes.
Le succès ira bien au-delà des espoirs d’Hervé, et se prolongera au XXe siècle à travers des reprises cinématographiques dont l’une des dernières mettra en scène Fernandel.
Nouvelle production, en co-production avec Palazetto Bru Zane France, Opéra de Toulon, Angers Nantes Opéra, Opéra de Limoges, Opéra de Rouen Normandie, Opéra Orchestre National Montpellier Occitanie

Infos pratiques :

Opéra Confluence
Pont de l’Europe – Avignon
www.operagrandavignon.fr


Marseille

“Le Nozze di Figaro”

Opéra de Marseille 24/31 mars à 14h30, les 26/29 mars et 03 avril 20h00

Musique de Wolfgang Amadeus Mozart
Sur un livret de Lorenzo da Ponte inspiré de Beaumarchais “Le Mariage de Figaro”
Création au Burgtheater de Vienne, en mai 1786
Metteur en scène et costumes : Vincent Boussard
Décors : Vincent Lemaire
Lumières : Nicolas Gilli

Distribution :

La Contessa d’Almaviva : Patrizia Ciofi
Susanna : Anne-Catherine Gillet
Cherubino : Antoinette Dennefeld
Marcellina : Marie-Ange Todorovitch
Barbarina : Jennifer Courcier
Il Conte d’Almaviva : Christian Federici
Figaro : Mirco Palazzi
Il Dottor Bartolo : Marc Barrard
Don Basilio : Raphaël Brémard
Don Curzio : Carl Ghazarossian
Antonio : Philippe Ermelier
Orchestre et Chœur de l’Opéra de Marseille
Direction musicale : Mark Shanahan

Présentation :

Après avoir suivi, la saison passée, les aventures du Comte Almaviva et de Rosina telles que dépeintes par Rossini dans Il Barbiere di Siviglia ; découvrez la suite de l’intrigue de Beaumarchais adaptée par Mozart. Un tout autre style non moins passionnant.
Avec cette partition, le duo formé par Mozart et Da Ponte révolutionne tous les codes de l’opéra de son temps. La première de ces révolutions tient dans la place qu’occupe le couple de servants ainsi placé au coeur de l’ouvrage et dont les aspirations prévalent sur celles de leurs maîtres.
Da Ponte se charge de l’élaboration du livret en retravaillant adroitement la pièce de Beaumarchais, pourtant interdite à Vienne à cette époque. Mozart, quant à lui, présente une partition sérieuse, dépourvue d’extravagances vocales et de fioritures. L’action et le vrai écartent ainsi l’artifice et permettent à l’ouvrage, peut-être même de représenter au genre lyrique, pour la première fois, le monde réel.
Nouvelle production

Infos pratiques :

Opéra de Marseille
2 Rue Molière – Marseille
www.opera.marseille.fr


Monaco

“L'enlèvement au Sérail”

Opéra Garnier 22/26 et 28 mars à 20h00 et le 24 à 15h00

Musique de Wolfgang Amadeus Mozart
Livret intégral de Gottlieb Stéphanie le Jeune, d’après le livret de Christoph F. Bretzner pour l’opérette “Belmont und Constanze oder die Entführung aus dem Serail” (1781) de Johann André.
Création à Vienne au Burgtheater, en juillet 1792
Mise en scène : Dieter Kaegi
Décors et costumes : Francis O’Connor
Lumières : Roberto Venturi

Distribution :

Selim, pacha, rôle parlé : Bernard Bettermann
Constance, fiancée de Belmonte : Rebecca Nelsen
Blonde, servante de Constance : Jodie Devos
Belmonte : Cyrille Dubois
Pedrillo, serviteur de Belmonte : Brenton Ryan
Osmin, intendant : Albert Pesendorfer
Chœur de l’Opéra de Monte-Carlo : Chef de chœur : Stefano Visconti
Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo
Direction musicale : Patrick Davin

Présentation :

Alors que Gluck règne sur les scènes françaises, imposant sa tragédie lyrique à la déclamation épurée, c’est une toute autre voie qu’emprunte le jeune Mozart à la conquête de Vienne. A la demande de l’empereur Joseph II, il compose une turquerie, sur un livret du directeur du Burgtheater, à même de séduire un public que la victoire récente face à l’Empire ottoman portait à s’amuser des traits de caractère des souverains de la Grande Porte. Dépassant les canons du Singspiel, genre auquel L’Enlèvement appartient, Mozart laisse libre court à son inspiration la plus débridée, offrant aux personnages principaux des airs aussi techniques que spectaculaires. L’œuvre nous apparaît comme une rencontre irrésistible entre la légèreté des situations théâtrales et la beauté, étincelante et profonde à la fois, de sa musique. Les experts ne sont pas d’accord quant à la réponse que l’Empereur fit au compositeur, impatient de connaitre son avis. La tradition nous dit “Trop de notes, cher Mozart !”. A y regarder de plus près, il s’agirait plutôt de “Quelle quantité extraordinaire de notes, chez Mozart !”.
Nouvelle production Opéra de Monte-Carlo
www.opera.mc

Infos pratiques :

Opéra Garnier
Place du Casino – Monte-Carlo
www.opera.mc


Nice

“La Carrière du Libertin (The Rake's Progress) ”

Opéra de Nice 1er et 5 mars à 20h00 et le dimanche 3 à 15h00

Musique d’Igor Stravinsky
Livret de Wystan Hugh Auden et Chester Kallman
Création à La Fenice de Venise, en septembre 1951
Mise en scène : Jean De Pange
Décor et costumes : Mathias Baudry
Lumières : Hugo Oudin
Chorégraphie : Claire Richard

Distribution :

Anne Trulove : Amélie Robins
Baba The Turk : Isabelle Druet
Mother Goose : Kamelia Kader
Tom Rakewell : Julien Behr
Nick Shadow : Vincent Le Texier
Father Trulove : Scott Wilde
Sellem : Frédéric Diquero
Orchestre Philharmonique de Nice
Chœur de l’Opéra de Nice – Chef de choeur : Giulio Magnanini
Direction musicale : Roland Böer

Présentation :

A l’annonce d’un providentiel héritage, le crédule Tom Rakewell quitte la campagne et sa tendre fiancée Ann Trulove pour Londres. Manipulé par l’inquiétant Nick Shadow qu’il a pris à son service, Il s’adonne à une vie de libertinage et de désordre. Plus tard, ruiné, Tom finit par jouer son âme aux cartes avec son serviteur qui se révèlera être le diable.
La Carrière du libertin (The Rake’s Progress) est inspiré d’une série de huit gravures du peintre anglais William Hogarth, intitulée La Carrière du Débauché. C’est la progressive déchéance d’un jeune homme qui, entraîné à sa perte par un sombre personnage, mélange de Méphistophélès et de Leporello, finira à l’asile de fous. Le mythe de Faust n’est jamais bien loin et l’ombre de Don Giovanni plane sur ce livret remarquable d’inventivité. On reprocha à Stravinsky d’avoir composé un pastiche de Mozart. Il est vrai que celui-ci lui sert de référence stylistique constante mais cela n’empêche pas le compositeur du Sacre du Printemps d’affirmer ici son propre langage musical riche et ambigu.
Nouvelle production

Infos pratiques :

Opéra de Nice
4-6 Rue Saint-François de Paule – Nice
www.opera-nice.org


“La damnation de Faust”

Opéra de Nice vendredi 22 mars à 20h00 et dimanche 24 à 15h00

Version concert
Musique d’Hector Berlioz
Livret du compositeur et Almire Gandonnière
Création à l’Opéra Comique de Paris, en décembre 1846
Distribution
Faust : John Irving
Marguerite : Karine Deshayes
Méphistophélès : Rubens Amoretti
Brander : Luc Bertin-Hugault
Orchestre Philharmonique de Nice
Chœur de l’Opéra de Nice – Chef de choeur : Giulio Magnanini
Chœurs de l’Opéra de Monte-Carlo – Chef de choeur : Stefano Visconti
Direction musicale : John Nelson

Distribution :

Faust : John Irving
Marguerite : Karine Deshayes
Méphistophélès : Rubens Amoretti
Brander : Luc Bertin-Hugault
Orchestre Philharmonique de Nice
Chœur de l’Opéra de Nice – Chef de choeur : Giulio Magnanini
Chœurs de l’Opéra de Monte-Carlo – Chef de choeur : Stefano Visconti
Direction musicale : John Nelson

Présentation :

L’action de situe en Hongrie puis en Allemagne. Faust, accablé par le dégoût de la vie, veut mettre fin à ses jours en absorbant du poison. Les chants de Pâques l’arrachent à son désespoir en lui rendant la foi de son enfance, mais cet élan mystique suscite l’apparition soudaine du démon, Méphistophélès, qui lui promet tous les plaisirs de l’existence et l’entraîne dans une taverne au milieu d’une bruyante assemblée…
Le vrai Johann Georg Faust (1480-1540) aurait exercé plusieurs professions dont celle d’astrologue, d’alchimiste et aussi de médecin. Mais le mythe est officiellement né en 1587 avec la parution de L’Histoire du docteur Johannes Faustus. L’ouvrage doit alors servir d’« exemple et témoignage propres à terrifier et faire frémir les impies pleins d’orgueil et d’excessive curiosité ». Conforme à l’esprit de la Réforme luthérienne, le livre repose sur la hantise de l’ange déchu et du mal. Pendant deux siècles, Faust demeurera un sujet de chansons et de spectacles populaires. Il faudra attendre Goethe, en 1808, pour que le mythe se détache de la morale et prenne toute son ampleur.
La Damnation de Faust n’est pas un opéra, mais plutôt un oratorio voulu comme tel par Berlioz qui, ici, se soucie peu de narration. La Damnation relève plus d’un théâtre de l’imaginaire reliant entre elles des scènes musicales allant de la méditation solitaire aux emportements de la foule, en passant par les élans de l’amour ou les fureurs démoniaques, selon l’inspiration du compositeur. Le plus souvent, c’est l’orchestre seul qui prend en charge toutes les passions du chef-d’œuvre de Goethe. Un des morceaux de bravoure de l’œuvre, la célèbre Marche Hongroise, en est un exemple.

Infos pratiques :

Opéra de Nice
4-6 Rue Saint-François de Paule – Nice
www.opera-nice.org


“Faust, Une Légende Allemande”

Opéra de Nice dimanche 17 mars à 20h00

Film muet du réalisateur allemand Friedrich Wilhelm Murnau, 1926
Scénario de Hans Kyser et Gerhart Hauptmann d’après l’œuvre de Goethe
Ciné-Concert : Musique improvisée au piano par Jean-François Zygel
Présentation :
Un des films les plus ambitieux de l’histoire du cinéma. Murnau a voulu dépeindre l’affrontement de Dieu et du Diable, de la lumière et de l’obscurité, de l’homme et des forces occultes, grâce à une utilisation maximale des pouvoirs du cinéma dans les domaines de l’espace, de la photographie, de l’interprétation.
“J’aime le mythe de Faust, cet homme qui refuse les limites de l’être humain et le passage du temps. Mais le Faust de Murnau n’est ni celui de Goethe, ni celui de Gounod, ni même celui de Berlioz. C’est par amour, et pour soulager ses prochains frappés par la peste, qu’il cède à la tentation satanique. Ses remords, sa faiblesse, son tourment le rendent terriblement émouvant et proche. On aimerait le prendre dans nos bras, et sa rédemption finale nous apaise…” Jean-François Zygel
Présenté en collaboration avec la Cinémathèque de Nice à l’occasion du Centenaire de la création des Studios de La Victorine

Infos pratiques :

Opéra de Nice
4-6 Rue Saint-François de Paule – Nice
www.opera-nice.org


“Jeanne au bucher”

Opéra de Nice samedi 29 à 20h00 et le dimanche 30 à 15h00

Version concert
Musique d’Arthur Honegger
Livret de Paul Claudel
Création à Bâle en mai 1938 et en version scénique à Zurich, à l’Opernhaus en juin 1942

Distribution :

Sylvie Testud : Jeanne d’Arc
Daniel Benoin : Frère Dominique
Virginie Maraskin : Soprano
Corinne Parenti : Soprano
Claudia Cesarano : Alto
Franck Bard : Ténor
Ioan Hotensche : Baryton
Orchestre Philharmonique de Nice
Chœur Philharmonique de Nice – Chef de chœur : Giulio Magnanini
Coro Filarmonico Musica Nova San Remo – Chef de chœur : Paolo Caravati
Chœur d’enfants de l’Opéra de Nice – Chef de chœur : Philippe Négrel
Direction musicale : György G. Ráth

Présentation :

Saint Dominique ou frère Dominique vient faire le récit de la vie de Jeanne d’Arc lors de l’épreuve du bûcher. Dans ces derniers instants Jeanne a perdu toute compréhension dans sa foi et le doute envahi son esprit. Alors s’installe un dialogue où s’alternent des scènes essentiellement parlées entre Jeanne et Frère Dominique, reconstituant le passé. Le narrateur fait défilé dans l’ordre chronologique inversé, le procès de Rouen, l’arrestation à Compiègne, le couronnement à Reims puis l’enfance de Jeanne. Forte de ce dialogue, Jeanne retrouve le sens de sa vie dans sa vocation initiale et dans sa foi en Dieu et en l’amour. Elle pourra ainsi transcender l’instant de son martyr et affronter enfin les flammes qui lui apportent la délivrance dans la mort et l’accession à la sainteté.

Infos pratiques :

Opéra de Nice
4-6 Rue Saint-François de Paule – Nice
www.opera-nice.org


Toulon

“Le Cosmicomiche / Un segno nello spazio/Tutto in un punto”

Le Liberté, scène nationale mardi 12 mars à 20h30

Musique de Michèle Reverdy
D’après deux nouvelles extraites de “Le Cosmicomiche” d’Italo calvino
Deux opéras de poche en création mondiale
Mise en espace : Victoria Duhamel
Costumes : Émily Cauwet-Lafont
Lumières : David Simon-Deshais

Distribution :

Mélanie Boisvert : soprano
Albane Carrère : mezzo-soprano
Francesco Biamonte : baryton
Musiciens de l’Opéra de Toulon
Direction musicale : Léo Warynski

Présentation :

Le Cosmicomiche évolue dans un monde dénué de gravité où les cosmonautes, découvrent des sensations qui dépassent ce qu’un terrien peut connaître.
C’est de légèreté que se pareront nos trois chanteurs, chargés d’incarner tour à tour, le premier homme et sans doute le dernier qui s’appelle symboliquement “Qfwfq”, une formule littéraire, autant que mathématique. Ils revêtiront avec une solennité “cosmo-comico-gonie ” une combinaison d’astronaute, dans laquelle est incrusté le motif du costume d’Arlequin, bouffon par excellence.
Dans la nouvelle qui suit, “Tout en un point”, on apprend que si le big-bang a eu lieu, c’est parce qu’il fallait qu’existent les tagliatelles fraîches. Cette pirouette patriote ne pouvait que nous pousser à jongler avec les symboles de l’Italie dont Calvino porte haut les couleurs. Viser l’incommensurable en employant la lorgnette de l’humour dans l’apesanteur de la commedia, tel est le projet d’Italo Calvino dans “Le Cosmicomiche”.
Coproduction : Opéra de Toulon, Festival Présences Féminines et Le Liberté, scène nationale de Toulon
Dans le cadre de la 9e édition du Festival Présences Féminines
Projet soutenu par la Région Sud PACA Carte blanche aux artistes

Infos pratiques :

Le Liberté
Place de la Liberté – Toulon
www.operadetoulon.fr


“L’Elixir d’amour”

Opéra de Toulon

Musique de Gaetano Donizetti
Livret de Felice Romani d’après “Le Philtre d’Auber” d’Eugène Scribe
Création au Teatro della Canobbiana de Milan en mai 1832
Mise en scène : Stefano Mazzonis di Pralafera
Décors : Jean-Guy Lecat
Costumes : Fernand Ruiz
Lumières : Sylvain Geerts

Distribution :

Adina : Lucrezia Drei
Giannetta : Eleonora de la Peña
Nemorino : Santiago Ballerini
Belcore : David Bizic
Dulcamara : Pablo Ruiz
Orchestre et Chœur de l’Opéra de Toulon
Direction musicale : Valerio Galli

Présentation :

Parmi le corpus de 73 ouvrages composés par Donizetti et à côté des tragiques Lucia di Lammermoor, Anna Bolena ou Maria di Rohan, on compte nombre d’œuvres légères, dans la filiation directe de Rossini. L’Élixir d’Amour fait partie de cette veine comique. Suite à un désistement dans sa programmation, le directeur du Teatro della Canobbiana à Milan eut rapidement besoin d’un ouvrage lyrique. Dans l’urgence, le librettiste Felice Romani reprit un livret d’Eugène Scribe, Le Philtre, mis en musique avec succès en 1831 par Auber. Contre toute attente, L’Élixir d’Amour, composé en 15 jours, va devenir un des ouvrages les plus populaires de Donizetti. Il se maintient à l’affiche durant 33 jours avant de partir à la conquête de l’Italie, puis de l’Europe. Il demeure un des fleurons du répertoire lyrique.
Production Opéra Royal de Wallonie

Infos pratiques :

Opéra de Toulon
Place Victor Hugo – Toulon
www.operadetoulon.fr