Notre Sélection Opéra en Région SUD Avril 2019

 Auteur : Marie Celine SOLERIEU

En ce mois printanier, les Maisons d’Opéra de notre Région amorcent leur fin de saison, comme l’Opéra de Monte Carlo qui nous propose pour leur dernière production “Otello” un opéra de Verdi, dans une mise en scène d’Allex Aguilera .

A l’Opéra de Marseille, nous pourrons assister à “Turandot”, chef d’œuvre de Puccini dans une nouvelle production dont Charles Roubaud signe la mise en scène.

L’Opéra Confluence nous entraînera sur les chemins des gens du spectacle dans une approche novatrice de Mireille Larroche.
Plus qu’un simple opéra comique, “Les Saltimbanques” est un opéra du compositeur Français Louis Ganne, formé au Conservatoire de Paris par Jules Massenet. Ce succès l’amène à diriger sur de nombreuses scènes internationales, comme l’Opéra de Monte Carlo. Mireille Larroche, metteur en scène de cette nouvelle production, nous entraînera sans nul doute dans cette joyeuse ronde dédié à “l’Amour”.
Ces artistes nous permettront de nous interroger sur le statut du spectacle vivant et la place du comédien dans nos sociétés actuelles.

Enfin, l’Opéra de Toulon nous permet pour notre plus grand plaisir de redécouvrir deux opéras : “Amélia va au Bal” et “Le Téléphone”, des oeuvres lyriques de Gian Carlo Menotti. Compositeur né en Italie et mort en 2007 à Monaco, il est indéniablement l’un des grands compositeurs italiens de la deuxième moitié du XXe siècle et l’héritier de la grande tradition lyrique. Ces deux productions sont irrésistibles et pleines de péripéties, en particulier le second opéra qui nous parle d’un sujet étonnement actuel : l’intrusion des nouvelles technologies au sein des relations amoureuses ; Menotti excelle dans ce sujet hautement d’actualité.

Quant à l’Opéra de Nice, il consacre le mois d’avril à la Danse. Nous devrons donc attendre le mois de mai pour assister à une nouvelle production d’opéra.
Un petit conseil : Prenez dès maintenant date pour vous imprégner de toutes ces productions qui ne pourront que séduire votre curiosité et votre appétit lyrique.

Notre Sélection Opéra en Région SUD Avril 2019

© Photo à la Une : Les Amis de l’Opera de Monte Carlo  www.amis-opera.asso.mc

Avignon

“Les saltimbanques”

Opéra Confluence 27 avril à 20h30 et le 28 avril à14h30

Musique de Louis Ganne
Livret de Maurice Ordonneau, adaptation libre de Mireille Larroche
Création au Théâtre de la Gaîté à Paris en décembre 1899
Mise en scène : Mireille Larroche
Assistante : Francesca Bonato
Scénographie et costumes : Camille Vallat
Lumières : Arthur Michel

Distribution :

Suzanne : Dima Bawab
Marion : Ségolène Bolard
La directrice : Raphaèle Andrieu
Madame Bernardin : Julie Mauchamp
Grand Pingouin : Frédéric Cornille
Paillasse : Cyril Héritier
Le directeur : Alain Iltis
Alain : Jean-François Baron
Le caméraman : Alain Rastoin
Orchestre Régional Avignon-Provence
Chœur et Ballet de l’Opéra Grand Avignon
Acrobates, jongleurs et circassiens
Direction musicale : Alexandre Piquion

Présentation :

Tout en gardant la dimension festive de l’ouvrage, nous en avons fait une relecture et une transposition contemporaines. Ces Saltimbanques nous permettent d’interroger le statut du spectacle vivant et la place du comédien dans nos sociétés.
Tantôt Saltimbanque, “fainéant”, assisté, rejeté aux bancs de la société, tantôt adulé, vénéré jusqu’à l’hystérie, hyper marchandisé et intégré dans le système économique et politique dominant, l’artiste de spectacle vivant peut-il survivre aujourd’hui ? De quelle manière ? Sa pratique a-t-elle encore un sens ?
Le malaise dont souffrent les “Saltimbanques” témoigne à leur manière du malaise de notre société. C’est aussi une réflexion sur la fragile frontière qui existe entre la fiction et la réalité. Où commence la représentation ? Où aboutit le réel ? Peut-on faire confiance à un théâtre réaliste ? Présentation de l’opéra par Mireille Larroche
Nouvelle production de l’Opéra Grand Avignon

Infos pratiques :

Opéra Confluence
Pont de l’Europe – Avignon
www.operagrandavignon.fr


Marseille

“Turandot”

Opéra de Marseille 27 et 30 avril à 20h00

Musique de Giacomo Puccini
Livret de Giuseppe Adami et Renato Simoni, d’après la fable de Carlo Gozzi
Création au Teatro alla Scala de Milan, en avril 1926
Metteur en scène : Charles Roubaud
Costumes : Katia Duflot
Lumières : Marc Delaméziére

Distribution :

La princesse Turandot : Ricarda Merbeth
Timur, roi de Tartarie en exil : Jean Teitgen
Calaf, le prince inconnu, son fils : Rudy Park
Liù, jeune esclave, guide de Timur : Ludivine Gombert
Ping, grand chancelier de Chine : Armando Noguera
Pang, grand maître des provisions : Loïc Félix
Pong, grand maître de la cuisine impériale : Marc larcher
Altoum empereur de Chine : Rodolphe Briand
Le mandarin : Olivier Grand
Orchestre et Chœur de l’Opéra de Marseille
Direction musicale : Roberto Rizzi-Brignoli

Présentation :

L’intrigue de Carlo Gozzi se passe dans une Chine médiévale imaginaire. Turandot est une princesse cruelle. Sa beauté légendaire attire à Pékin de nombreux prétendants. Ils doivent pour gagner sa main et le trône de Chine élucider trois énigmes ; s’ils échouent, c’est la mort par décapitation.
Un jeune prince inconnu de passage, condamne fermement la barbarie de la princesse mais, lorsque celle-ci apparaît, il en tombe éperdument amoureux. En réalité, il est le prince Calaf, et retrouve dans le même temps son père, le roi de Tartarie en exil qui est devenu aveugle, ainsi que sa jeune guide Liú qui l’aime en secret depuis qu’un jour où celui-ci lui a souri, à elle, une simple esclave. Malgré les imprécations de son père et les larmes de Liu, Calaf se précipite et frappe le gong qui le déclarera candidat aux énigmes.
Il sort vainqueur de l’épreuve, mais face à Turandot désemparée, il accepte généreusement de la libérer de son engagement si elle parvient à connaître son nom avant l’aube. Pendant la nuit, les espions de Turandot essaient vainement d’apprendre son nom en lui proposant des marchés. N’ayant pas de succès, ils torturent Liù, car elle déclare qu’elle seule connaît l’identité de l’étranger. En désespoir de cause, elle se poignarde pour sauver celui qu’elle aime, emportant son secret dans la tombe.
A l’aube, Calaf reproche à Turandot sa cruauté avant de l’embrasser. Turandot, tout en lui implorant de partir, révèle qu’elle l’a à la fois aimé et haï. Le prince refuse de la quitter et lui révèle son nom, remettant ainsi son sort entre ses mains.
Devant l’empereur et tout le peuple rassemblé, Turandot déclare qu’elle connaît le nom du prince inconnu : il s’appelle “Amour” !
Nouvelle production

Infos pratiques :

Opéra de Marseille
2 Rue Molière – Marseille
www.opera.marseille.fr


Monaco

“Otello”

Opéra Garnier 21/24/ 27 et 30 avril à 20h00 et le dimanche 21 à 15h00

Musique de Giuseppe Verdi
Livret intégral d’Arrigo Boito d’après Othello ou le Maure de Venise de William Shakespeare
Création au Teatro alla Scala de Milan, en février 1887
Mise en scène : Allex Aguilera
Décors : Bruno de Lavenère
Costumes : Opéra de Monte-Carlo
Lumières : Laurent Castaingt

Distribution :

Otello, un Maure, général de l’armée vénitienne : Gregory Kunde
Jago, enseigne : George Petean
Cassio, capitaine : Ioan Hotea ​
Roderigo, gentilhomme vénitien : Reinaldo Macias
Lodovico, ambassadeur : In-Sung Sim
Montano, prédécesseur d’Otello : Jean-Marie Delpas
Desdémona, épouse d’Otello : Maria Agresta
Emilia, épouse de Jago : Cristina Damian
Orchestre philharmonique de Monte-Carlo – directeur artistique : Kazuki Yamada
Chœur de l’Opéra de Monte-Carlo – chef de chœur : Stefano Visconti
Direction musicale :
Présentation : Daniele Callegari

Présentation :

Tout au long de son immense carrière, Giuseppe Verdi s’est abreuvé auprès des plus grands dramaturges. Mais il est un auteur qu’il plaçait au-dessus des autres : William Shakespeare, dont il fit dès son plus jeune âge une sorte de référence absolue. Après Macbeth en 1847 et le Roi Lear, opéra fantôme auquel il travailla en vain pendant 25 ans, Verdi consacrera ses dernières années à ce qui constituera la synthèse de son génie : “Otello” et “Falstaff”. Ces deux œuvres sont étroitement liées, ne serait-ce parce que Verdi y collabore avec le même poète, Arrigo Boito, le librettiste qu’il avait tout au long de sa carrière appelé de ses vœux. Après des années d’interminables échanges entre les deux hommes, Otello devient enfin réalité. Au lendemain de la création, Ferrucio Busoni s’extasie : “Otello est le sommet le plus élevé jamais atteint par la musique d’opéra italienne, que ce soit au plan de l’invention et du contenu que sur celui de la forme et du message”. Lorsque le rideau tombe lentement sur les cadavres enlacés du Maure et de Desdémone, tout est dit : La vanité de tout sentiment à l’exception de l’amour, qui seul survit à la mort.
Nouvelle production

Infos pratiques :

Opéra Garnier
Place du Casino – Monte-Carlo
www.opera.mc


Toulon

“Le téléphone et Amélia va au bal”

Opéra de Toulon vendredi 26 à 20h00 et le dimanche 28 à 14h30

Musique de Gian Carlo Menotti”
Mise en scène : Sylvie Laligne
Décors : ESAL
Costumes : Giovanna Fiorentini
Lumières : Patrick Méeüs
“Le téléphone”
Livret du compositeur
Création au Heckscher Theater de New York, en février 1947

Distribution :

Lucy : Micaëla Oeste
Ben : Guillaume Andrieux
Présentation :
“Amélia va au bal”
Livret du compositeur
Création au Curtis Institut of Music de Philadelphie, en avril 1937
Amélia : Micaëla Oeste
L’amie : Marie Kalinine
Le mari : Guillaume Andrieux
L’amant : Christophe Poncet de Solages
Le Commissaire : Thomas Dear
Distribution :
Orchestre et Chœur de l’Opéra de Toulon
Direction musicale : Jurjen Hempel

Présentation :

Gian Carlo Menotti fut l’un des grands compositeurs italiens de la deuxième moitié du XXe siècle, héritier de la grande tradition lyrique italienne. Sa musique, dans la filiation de celle d’un Puccini, a subi les foudres d’une certaine avant-garde, la plongeant dans un purgatoire dont elle sort aujourd’hui. Les nombreuses reprises de ses opéras, effectuées ces dernières années, ont permis d’apprécier la beauté de sa musique et l’efficacité de son art de la narration qui évoque celle du cinéma hollywoodien de l’âge d’or.
Le diptyque “Amélia va au Bal” et “Le Téléphone” rassemble des opéras bouffes composés à dix ans d’intervalles. Le premier est un vaudeville à l’italienne irrésistible et plein de péripéties, le second nous parle d’un sujet étonnement actuel : l’intrusion des nouvelles technologies au sein des relations amoureuses…
Production : Opéra Théâtre de Metz Métropole

Infos pratiques :

Opéra de Toulon
Place Victor Hugo – Toulon
www.operadetoulon.fr