Hérodiade, l’amour déchiré dans un bain de sensualité – Opéra de Marseille

23 mars 2018

Hérodiade, opéra en 4 actes de Jules Massenet, présenté à l’Opéra de Marseille, les 23, 25 28 et 30 mars, avec un plateau de haut vol …

Décors, costumes, lumières, tout y est pour faire couler à flot une sensualité au cours de la musique interprétée par l’Orchestre de Marseille, placé sous la direction du jeune chef Victorien Vanoosten.

Au gré d’une écriture vocale et expressive vers un monde où l’amour reste mystique, la distribution choisie s’inspire de ces voix qui résonnent dans nos têtes tant leur vibration est intense …

Hérodiade, Opéra de Marseille : Extrait des Actes I et II

Extrait vidéo capté lors de la répétition générale 

La distribution est composée de Béatrice Uria Monzon, dans le rôle titre, aux côtés de Jean-Francois Lapointe : Hérode Inva Mula : Salomé Florian Laconi : Jean Bénédicte Roussenq : La Babylonienne Nicolas Courjal Phanuel Jean-Marie Delpas : Vitellius Antoine Garcin Le Grand Prêtre Christophe Berry La Voix du Temple

Direction musicale : Victorien Vanoosten
Mise en scène : Jean-Louis Pichon
Décors et costumes : Jérôme Bourdin
Lumières : Michel Theuil
Chorégraphe : Laurence Fanon
Vidéaste : Georges Flores

avec les choeurs de l’Opéra de Marseille sous la direction d’Emmanuel Trenque

 

Pratique : opera.marseille.fr

23 mars 2018 20:00
25 mars 2018 14:30
28 mars 2018 20:00
30 mars 2018 20:00

L’Histoire de l’Opéra Hérodiade – Jules Massenet

Acte I
Une grande cour à l’intérieur du palais d’Hérode à Jérusalem. Dans le lointain, la mer Morte entourée des collines de la Judée.

Marchands et esclaves viennent apporter des dons de ses villes au tétrarque, mais Pharisiens et Samaritains se disputent jusqu’à ce que Phanuel arrive et leur dise que la révolte contre les Romains approche. Salomé raconte à Phanuel comment elle trouva la paix auprès du Prophète (Jean) lorsqu’elle cherchait à Jérusalem sa mère, qui l’avait abandonnée (Il est doux, il est bon). Après le départ de Salomé et la Promenade des danseuses du Palais, Hérode la recherche parmi les danseuses, séduit par son charme et amoureux d’elle. Hérodiade vient lui réclamer la tête de Jean parce que ce dernier l’a outragée dans le désert. Pour obtenir vengeance, elle lui rappelle qu’elle a quitté son pays et sa fille pour le suivre et qu’il est sa seule famille. Hérode refuse, Jean étant aimé des Juifs et vénéré par tous. Tandis qu’Hérodiade se promet de se venger de Jean, ce dernier vient la menacer jusque dans le jardin, et Hérode et elle se réfugient dans leur palais. Salomé vient déclarer son amour à Jean, qui lui demande de le laisser, puis, sur l’insistance de la jeune fille, de l’aimer comme on aime en songe, de transfigurer son amour en amour mystique.

Acte II
1er tableau
La chambre d’Hérode

Les esclaves encouragent Hérode à faire sa sieste sur son lit d’ivoire, mais le sommeil le fuit parce qu’il songe à Salomé et leur demande de danser pour la lui rappeler. Après la Danse babylonienne, une Babylonienne l’invite à boire un philtre amoureux pour retrouver l’image de l’être cher, et Hérode clame qu’il donnerait son âme sans remords pour enlacer son amour, Salomé (Vision fugitive). Il boit le philtre et s’effondre sur son lit. Phanuel arrive et Hérode se réveille. Le premier lui dit que la misère s’accroît et que le peuple réclame le Messie. Hérode veut d’abord que Phanuel le guérisse de son amour. Phanuel lui répond que c’est du délire, car un climat de révolte règne ; que le peuple tremble devant Hérode, mais acclame Jean. Hérode entend vaincre les prophètes, une fois les Romains chassés.

2e tableau
La place de Jérusalem (le Xyste). À droite, l’entrée principale du palais d’Hérode avec un vaste escalier. À gauche, une suite de terrasses aboutissant à la Porte dorée. Dans le lointain, la vue de la ville, l’aspect du temple de Salomon sur le mont Moriah.

Après avoir été acclamé par le peuple, qui le considère comme un libérateur, fort de l’appui matériel d’alliés, Hérode incite le peuple à combattre les Romains pour se libérer de leur joug. Hérodiade vient annoncer l’arrivée du proconsul Vitellius, dont on entend les fanfares se rapprocher, et le peuple se croit perdu. Hérodiade dit à Hérode de ne plus trembler, car elle saura tromper les Romains. Après être descendu de litière, Vitellius se demande, à cause du trouble qu’il voit, s’il n’aura pas à réprimer un complot. Représentant de César et de la justice, il demande au peuple ce qu’il souhaite, et ce dernier veut qu’on lui rende le temple d’Israël et fasse respecter le grand-prêtre à l’autel. Son vœu exaucé, il acclame le proconsul, Tibère et les Romains lorsque Jean et Salomé entrent en scène. Vitellius est surpris de voir le respect et l’amour que l’on porte à Jean. Hérodiade constate qu’Hérode semble connaître Salomé, qui répond à Vitellius que Jean est le prophète du Dieu vivant et qui, ajoute Hérodiade, rêve de puissance.

Acte III
1er tableau
La demeure de Phanuel

Phanuel interroge les astres pour savoir si Jean est un homme ou un dieu. Hérodiade vient le consulter. Elle veut savoir à quel astre est lié le sort de la femme qui lui a volé l’amour d’Hérode. Phanuel lui répond que cet astre et celui d’Hérodiade sont comme une äme jumelle et que l’astre d’Hérodiade est couvert de sang : elle en conclut qu’elle obtiendra vengeance. Phanuel voit aussi qu’elle a été mère et lui dit qu’elle va revoir sa fille. Il lui montre Salomé, qui entre dans le temple, mais Hérodiade reconnaît en elle sa rivale plutôt que sa fille, et Phanuel ne reconnaît pas en Hérodiade une mère, mais bien une femme.

2e tableau
Le saint temple

Salomé maudit ceux qui, poursuivant Jean de leur haine, l’ont pris et enchaîné. Elle désire mourir près de lui s’il doit perdre la vie. Hérode se plaint que Tibère est devenu roi de la Judée et que lui-même est resté chef de tribu chez les Galiléens, alors qu’il flattait les Romains pour obtenir ce titre de roi. Il désirer se venger en sauvant Jean pour que les Juifs brisent le joug romain. En voyant Salomé, il lui déclare son amour. Quand elle le repousse et lui dit qu’un autre possède son cœur, il menace de les livrer, elle et son amoureux, au bourreau. Après une marche sainte, une scène religieuse et une danse sacrée, les princes des prêtres demandent à Vitellius de condamner Jean, qui prêche la discorde et se dit roi des Juifs. Vitellius dit à Hérode que c’est à lui de le juger, Jean étant Galiléen. Les gardes du temple amènent Jean pour un interrogatoire. Il répond que son but est la liberté. Tous y voient une insulte à César et demandent qu’on envoie Jean à la torture et à la mort. Hérode répond qu’il ne peut le condamner parce que Jean est fou. Il s’approche de lui pour savoir s’il est prêt à servir ses projets et sa haine. Jean lui répond que Dieu ne s’abaisse pas aux complots des rois. Hérode décide quand même de laisser la vie à Jean, alors qu’Hérodiade demande qu’on crucifie ce faux Messie. Comme Salomé se précipite pour partager le sort de Jean, Hérode apprend qui est l’homme qu’elle aime et les condamne tous deux à mort. Jean prophétise que les palais et temples romains seront bientôt détruits.

Acte IV
1er tableau
Le souterrain

Jean se repose sur Dieu et dit adieu aux vains objets terrestres (Ne pouvant réprimer… Adieu donc, vains objets). Il se réjouit de mourir pour la justice et la liberté, mais, au souvenir de Salomé, demande à Dieu pourquoi ce dernier souffre que l’amour vienne ébranler la foi de son prophète et suggère que Dieu serait coupable si l’amour l’emportait chez son prophète. Salomé fait connaître sa présence, et Jean lui avoue qu’il l’aime. En entendant le peuple réclamer sa mort, Jean dit à Salomé de partir, mais elle désire mourir près de lui. Le grand-prêtre vient chercher Jean, condamné au supplice par Hérodiade, mais annonce qu’Hérode appelle Salomé au palais plutôt qu’au supplice en raison de sa jeunesse.

2e tableau
La grande salle du palais

Les Romains célèbrent leur conquête et la grandeur de Rome. Après l’arrivée d’Hérode, d’Hérodiade et de Vitellius, suit le ballet. Éyptiennes, Babyloniennes, Gauloises et Phéniciennes se succèdent. Salomé demande grâce pour Jean à Hérodiade. Elle explique qu’il l’a recueillie et consolée lorsque sa mère l’abandonna. Hérodiade est sur le point de pardonner à Jean parce qu’elle reconnaît sa fille lorsque celle-ci, pour être prise en pitié, déclare que sa mère l’a abandonnée pour un hymen infâme. Ainsi maudite, Hérodiade décide de ne pas intervenir, et le bourreau arrive, tenant un glaive ensanglanté. Salomé tire un poignard de sa ceinture et veut s’en prendre à Hérodiade, qui lui révèle qu’elle est sa mère. Salomé, qui la juge une mère exécrable, lui dit de reprendre son sang et se tue.