Chorégies d’Orange : aux répétitions de Rigoletto

5 juillet 2017

Pendant les répétitions de l’Opéra Rigoletto de Verdi, qui aura lieu les samedi 8 et mardi 11 juillet au Théâtre Antique d’Orange.

En compagnie des cigales de la Provence, nous avons pu apprécié quelques instants de cette oeuvre dramaturgique tirée des écrits de Victor Hugo, Le Roi s’amuse.

Après la fête du premier acte qui se déroule à la cour du Duc de Mantoue, on appréciera avec émotions le duo de Léo Nucci et Nadine Sierra, qui interprète en Rigoletto et Gilda l’air “Quanto Dolor” devant l’écoute attentive du metteur en scène Charles Roubaud.

 

L’histoire de Rigoletto de Verdi

Composé sur un livret de Francesco Maria Piave d’après Le Roi s’amuse de Victor Hugo, Rigoletto est une commande de La Fenice de Venise où il fut créé, avec un énorme succès en 1851.
D’aucun ont vu dans cette œuvre de Verdi l’esquisse d’une “deuxième manière”, prenant le relais des opéras patriotiques des « années de galère » à forte connotation historique. Si l’action se situe dans un cadre historiquement daté – Mantoue au XVIe siècle – cela importe moins que le drame qui s’y joue : celui d’un père, Rigoletto, bouffon du duc de Mantoue, qui veut protéger sa fille Gilda des agressions du monde courtisan dont il connaît les méfaits; or celle-ci est amoureuse d’un jeune homme qui n’est autre que le duc de Mantoue lui-même qui vole de femme en femme – quitte à en dénoncer l’inconstance (La donna è mobile) ; lorsqu’il l’apprend, Rigoletto, qui a été maudit par Monterone pour l’avoir raillé lorsqu’il avait demandé justice au duc de l’enlèvement sa fille, décide de se venger en faisant assassiner son maître; mais Gilda veut sauver celui qu’elle aime et tombe malencontreusement sous les coups du spadassin Sparafucile stipendié par Rigoletto ; ainsi se trouve réalisée la “malédiction” lancée naguère par Monterone.

Cet opéra est bien plus qu’une “suite d’airs, de duos et rien d’autre” (Verdi) : il accorde une place importante à la psychologie de ses personnages, beaucoup plus élaborée que dans ses œuvres précédentes ; il s’inscrit dans un cadre social précis, conférant à son œuvre une dimension nouvelle, plus fouillée, plus complexe, d’une grande subtilité musicale, mais demeurant d’une lisibilité parfaite.

Philippe Gut.

 

Distribution de Rigoletto aux Chorégies d’Orange

Direction musicale Mikko Franck
Mise en scène Charles Roubaud
Scénographie Emmanuelle Favre
Costumes Katia Duflot
Lumières Jacques Rouveyrollis
Vidéos Virgile Koering
Chorégraphie Jean-Charles Gil

Gilda Nadine Sierra
Maddalena Marie-Ange Todorovitch
Giovanna Cornelia Oncioiu
La Contessa di Ceprano Amélie Robins
Rigoletto Leo Nucci
Il Ducca di Mantova Celso Albelo
Sparafucile Stefan Kocan
Il Conte Monterone Wojtek Smilek
Matteo Borsa Christophe Berry
Il Conte Ceprano Jean-Marie Delpas
Marullo Igor Gnidii
Il Paggio Violette Polchi

Orchestre Philharmonique de Radio France
Chœurs des Opéras d’Avignon, Monte-Carlo et Nice

Coproduction avec l’Opéra de Marseille