Aux Chorégies d’Orange, la dernière c’est Aïda, présentation des artistes

28 juillet 2017

Traditionnelle présentation de la distribution des représentations aux Chorégies,  rencontre avec les artistes d’Aïda, Verdi à l’honneur  dans le fabuleux théâtre antique d’Orange.

Au risque de se répéter, cette rencontre avant spectacle est un moment privilégié. Comme en témoignent les photos, c’est un moment très convivial que nous, journalistes, partageons autour d’un verre et quelques échanges pour faire connaissance.
Le directeur des Chorégies, Jean-Louis Grinda, a ainsi présenté chacun des artistes ici présents, en témoignant a chacun d’eux un geste personnel d’amitié et de reconnaissance de talent, avant de présenter celle qui incarnera Aïda, Elena O’Connor, soprano américaine,  que l’on découvrira pour la première fois aux Chorégies d’Orange dans une première prise de rôle.

© Marie-Céline Solérieu

Direction musicale Paolo Arrivabeni
Mise en scène Paul-Emile Fourny
Scénographie Benoît Dugardyn
Costumes Jean-Pierre Capeyron et Giovanna Fiorentini
Eclairages Patrick Méeüs
Chorégraphie Laurence May-Bolsigner

Aida Elena O’Connor
Amneris Anita Rachvelishvili
La Sacerdotessa Ludivine Gombert
Radames Marcelo Alvarez
Amonasro Quinn Kelsey
Ramfis Nicolas Courjal
Il Re di Eggito José Antonio Garcia
Un Messagero Rémy Mathieu

Orchestre National de France
Chœurs des Opéras d’Angers-Nantes, Avignon, Monte-Carlo et Toulon
Ballets des Opéras d’Avignon et Metz

L’égyptologue français Auguste Mariette offrit l’idée d’Aida au librettiste, natif d’Orange, Camille Du Locle qui la mit en forme et la proposa à Verdi, le compositeur italien le plus réputé de l’époque ; Antonio Ghislanzoni en tira le livret dont Verdi écrivit la musique pour le tout nouvel opéra du Caire où Aida fut créé le 24 décembre 1871.

L’intrigue est classique. Radamès, officier du roi d’Egypte, aime Aida, l’esclave éthiopienne d’Amneris, fille du souverain, elle-même amoureuse de Radamès ; celui-ci espère obtenir et le commandement des troupes égyptiennes pour combattre les Ethiopiens et la main d’Aida, en récompense de la victoire qu’il compte remporter. Pour prix de sa victoire, le roi d’Egypte offre à Radamès sa fille Amneris. Pour avoir révélé un secret stratégique, Radamès arrêté pour trahison est condamné à mort. Dans le tombeau où il est enterré vif, il découvre Aida venue mourir avec lui, tandis qu’Amneris, affligée, prie les dieux d’accorder aux suppliciés la paix éternelle.
Aida est une œuvre-charnière où Verdi développe, dans d’émouvantes scènes intimistes, une expression dramatique nouvelle, d’une forte intensité, laissant présager le vérisme fin de siècle, sous-tendu par une orchestration plus raffinée que ne le laissent entendre les rares scènes spectaculaires comme celle du triomphe où résonnent les fameuses trompettes. Il y faut des voix puissantes et riches comme l’exigeait le style du grand opéra italien de ce temps dont Verdi était alors le représentant éminent. Quant au ballet, traditionnel, il est parfaitement intégré à l’action ce qui ajoute à la majesté de l’ouvrage.

Philippe Gut (source Site des Chorégies d’Orange)

Mercredi 2 août à 21h30
report, en cas de mauvais temps, au jeudi 3 août à 21h30

Samedi 5 août à 21h30
report, en cas de mauvais temps, au dimanche 6 août à 21h30