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Bon débarras ! du théâtre entre tendresse et réalité au bout du fil

Bon Debarras- Mise en scène de Muriel Clairembourg©Geoffrey Mornard

Bon débarras, un spectacle de marionnettes qui raconte un siècle d’Histoire.
Mise en scène de Muriel Clairembourg – Interprétation Compagnie Alula.
Spectacle de théâtre le 7 mars à la Boiserie de Mazan. Un spectacle tout public, à voir en famille.

Conversation avec Muriel Clairembourg, metteur en scène

Le téléphone sonne. Muriel Clairembourg de l’autre côté des ondes est en Belgique.
Un accueil chaleureux, simple, vrai, authentique, metteur en scène et autres casquettes, Muriel Clairembourg met en scène Bon débarras, un siècle d’histoires racontées par des marionnettes.

Bon débarras est une pièce de théâtre qui incite à la curiosité . Un spectacle qui suscite au questionnement comme le théâtre en général, dans l’absolu.

Des personnages défilent dans un placard : des marionnettes, véritables acteurs, véritables passeur d’histoires.

Bon débarras, est-ce le lieu, est-ce l’expression qui nous fait poser des questions?
De la sensibilité à l’humour, Bon débarras est un spectacle qui célèbre nos enfances, celles de nos parents, de nos grands parents et des parents de nos parents.

Bon débarras, c’est l’histoire qui raconte l’Histoire des années qui passent, des époques qui se succèdent, des faits qui marquent les souvenirs :

La seconde guerre mondiale, l’évolution du nucléaire, la condition de la femme, l’évolution de l’habitat, la place de la famille, l’immigration sont des thématiques abordées avec humour et tendresse tout au long de ce spectacle.

« Parler de l’injustice, l’inégalité entre l’homme et la femme, c’est quelque chose qui me tenait à coeur. Une femme en 1925 ne faisait pas médecine. L’idée de ce spectacle n’est pas de plomber l’histoire mais de montrer aux enfants l’évolution de l’éducation, des situations. »

Pour aborder ces sujets avec douceur et humour, des enfants se succèdent dans ce débarras. Des enfants représentés par des marionnettes, à qui on peut tout leur faire raconter. Les modes de vie évoluent, les époques diffèrent, et pourtant leur émotions et leur aspirations sont les mêmes.

Bon débarras aux sujets sensibles ! Place à la liberté d’expression dans ce placard.

« Je me rends compte que je te parle de ce spectacle comme si tu l’avais vu. C’est très lumineux, très joyeux. Le principe de base, c’est que ces enfants jouent ensemble et que si ils se réunissent dans le placard, c’est avec de la joie.
Le placard, c’est un endroit de vie, de souvenirs. Dans le décors, nous n’avons gardé seulement des objets qui laissaient des traces. Un livre des années 50 coincé sous le plancher, sur lequel un enfant des années 80 tombe, qui a été lu par un enfant des générations d’avant, qui l’aurai laissé là.

Pour moi, là où le spectacle prend tout son sens, c’est quand le public est intergénérationel. Il y a ainsi des discussions entre les parents, les grand-parents, les parents des grands parents. »

 

Bon Debarras - Compagnie Alula©Sarah Torrisi

Bon Debarras – Compagnie Alula©Sarah Torrisi

Bon débarras, sur le plateau

« Trois comédiennes et 12 marionnettes sont sur scène. Il y a un énorme travail de transformation des marionnettes par les comédiennes qui jouent les parents.
Il y a énormément de possibilités que nous pouvons faire avec des marionnettes !

Et je pense que l’on peut se projeter en tant qu’enfant plus sur une marionnette que sur un adulte qui joue un enfant . En tant que spectateur, on donne vie à la marionnette. Le spectateur a plus de place. Et le fait que les manipulatrices soient des êtres humains et qu’elles vivent dans leur corps et sur leur visage ce que vivent les marionnettes, c’est que l’on a une double lecture que l’on ne détecte pas, mais cela donne une véritable vie à la marionnette, qui du coup, n’est pas un objet. »

 

Bon Debarras - Compagnie Alula©Geoffrey Mornard

Bon Debarras – Compagnie Alula©Geoffrey Mornard

« L’art, la poésie sont des moyens de résurrection de résistance »

« L’idée de mettre en scène des enfants par des marionnettes m’a fortement attirée. J’adore travailler pour les enfants. Tout part de là.
Au départ, je suis comédienne, danseuse et chorégraphe. Cela fait une dizaine d’année que je fais beaucoup de mise en scène.
Parallèlement à cela, j’ai une autre activité. je donne des stages et propose des formations aux futurs enseignants. Ce qui est tout de même lié à l’avenir des enfants.
Travailler avec des enfants et des futurs enseignants, c’est passionnant. Et c’est donner aux enfants ou aux adolescents, le pouvoir sur le changement du monde. J’y crois. Je crois que c’est possible.

L’art, la poésie sont des moyens de résurrection de résistance et lucidité, avec joie et combat, mais c’est un combat qui peut être lumineux, je pense.

L’aide à la création en Belgique comme dans beaucoup d’endroits, n’est plus soutenue. C’est lamentable. Tout ce qui est non marchand, l’aide à la personne, l’artistique, l’enseignement est très maltraité. Mais je pense que ce serait déraisonnable de ne pas être passionné dans ce monde là. Je ne peux pas imaginer de ne pas être passionnée par ce que je fais.  »

Muriel Clairembourg  – Metteur en Scène su spectacle Bon débarras

Bon débarras ! Compagnie Alula – Boiserie de Mazan

Date : 1 mars 2020
Saison Culturelle Carpentras - AnimartCentre Dramatique des Villages - Haut Vaucluse

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