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A l’affiche : « Rigolleto », opéra de Giuseppe Verdi – Nice du 10 au 16 mai


Oeuvre lyrique d’un compositeur de trente-huit ans déjà au sommet de la gloire, Rigoletto marque une étape décisive dans la production verdienne. En 1851, auteur de quinze drames lyriques , Giuseppe Verdi n’est encore qu’à mi-chemin de son brillant parcours.

 

L’Italie sort alors, comme la plupart des nations européennes, des tourments d’une révolution. Des soulèvements ont eu lieu au nom d’idéaux nationalistes.
Or, après les troubles, les anciennes monarchies reprennent partout le pouvoir, l’unité italienne ne s’est pas encore constituée et les royaumes du Nord de la péninsule sont toujours sous contrôle autrichien.

Après l’échec de cet épisode révolutionnaire de 1848, l’heure est à la désillusion. La période des opéras patriotiques se termine pour Verdi, qui se tourne vers des sujets plus sociaux, vers les drames psychologiques comme Macbeth en 1847. Avec Rigoletto, il va offrir au public le témoignage de sa maîtrise de la scène et de sa virtuosité technique. Cette sombre histoire de malédiction se présente sous la forme d’un mélodrame en trois actes et il s’insère dans la trilogie dite « populaire » avec Le Trouvère (1853) et La Traviata (1853).

 

Inspiré de la pièce « Le Roi s’amuse » de Victor Hugo. Le livret est proposé par Verdi à Francesco Maria Piave, l’un de ses meilleurs collaborateurs, lui aussi un ardent patriote.

Cependant ils doivent affronter la désapprobation du comité de censure qui oppose une interdiction totale de pouvoir présenter l’ouvrage sur scène (tout comme le drame d’Hugo en 1832 à Paris). Heureux dénouement, Piave et le directeur de La Fenice parviennent enfin à un accord. Ainsi François Ier, le roi de la pièce d’Hugo devient le Duc de Mantoue, le bouffon peut rester difforme et Rigoletto découvrir le cadavre de sa fille dans un sac.

 

Le 11 mars 1851, l’opéra peut enfin être créé au Théâtre de La Fenice à Venise. La première est un véritable triomphe, bien que la critique s’émeuve de la crudité de l’argument. Heureusement, les coupures auxquelles avaient consenti Verdi et son librettiste n’ont pas suffi à dépouiller l’argument de sa substance.

Rigoletto fait ainsi très rapidement le tour des scènes les plus importantes d’Italie et d’Europe, « La donna è mobile » et l’air du Duc sont alors sur toutes lèvres.

Pour ces quatre représentations l’Orchestre Philharmonique de Nice et le Chœur de l’Opéra de Nice sont placés sous la direction musicale de Roland Böer. La mise en scène, les décors, les costumes et les lumières sont d’Ezio Toffolutti. Pour la distribution, Le duc de Mantoue est Jesús León – Rigoletto : Federico Longhi – Gilda : Mihaela Marcu – Sparafucile : Philippe Kahn – Maddalena : Héloise Mas – Giovanna : Karine Ohanyan – Monterone : Thomas Dear – Marullo : Richard Rittelmann – Matteo Borsa : Frédéric Diquero – le comte de Ceprano : Mickaël Guedj et un page Eva Fiechter.

 

Opéra chanté en italien et surtitré en français

 

« Rigolleto » Opéra de Giuseppe Verdi- Opéra de Nice les 10 – 12 – 16 mai à 20h et 14 mai à 15h

Renseignements : www.opera-nice.org

Date : 21 avril 2017
anim art 2020 2021Centre Dramatique des Villages - Haut Vaucluse

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