1 000 voix et « l’envie » de chanter le cœur en fête, Cannes Palais de la Victoire

9 août 2017

Dans le cadre officiel des 70 ans du Festival du Film de Cannes, deux concerts tout à fait exceptionnels ont été l’un des événements marquants de cet été sur la Côte d’Azur.

Avec 1 000 voix venues du monde entier, un orchestre symphonique et un orchestre rythmique sous la direction de Jacky Looks, directeur artistique de Chœur en fête, et la participation de la jeune soprano Mélanie Romer, de Vincent Niclo, Patrick Fiori et Patrick Bruel, tous les éléments étaient réunis pour faire vivre un moment musical intense et de grande qualité.

Patrick Bruel, l’invité vedette pour célébrer le 70ème Festival du Film de Cannes en musique et choeur en fête

La toute jeune association « Chœur en Fête« , créée en décembre 2016, a pris le pari de réunir 1 000 choristes et de participer aux événements officiels du 70ème anniversaire du Festival du Film de Cannes en proposant un spectacle dédié aux musiques de films, avec un invité à la carrière cinématographique unique, Patrick Bruel. Celui-ci a plus de 40 films à son actif depuis 1978 jusqu’à sa récente participation, en 2017, au film de Sebastiano Riso « Una Famiglia » qui sortira prochainement en salle et se trouve en compétition fin août pour les Lions d’Or à la Mostra de Venise.

Nous avons pu assister, le 28 juillet après-midi, à la répétition générale durant laquelle nos trois artistes vedettes ont réellement vécu un moment humain et intense comme ils ont aimé le témoigner lors de leur point presse. Tout au long du spectacle, le thème majeur des chansons a été des musiques de films avec de grands standards, comme « Les parapluies de Cherbourg », « Exodus », « Love story » ou « Pirates des Caraïbes« , et un hommage particulier rendu au compositeur d’origine allemande Hans Zimmer, sélectionné en 20 ans pour 10 oscars de la meilleure musique de films, du « Roi lion » en 1995 à « Interstellar » en 2015.

Chauffé à blanc par Vincent Niclo avec « Funiculli Funiculla » puis Patrick Fiori avec « Toutes les peines« , la salle a ensuite été transformée en une immense guinguette de la Belle Epoque avec les « Amants de Saint Jean » interprété par Patrick Bruel et le public devenu acteur et …danseur ! Rappelons nous que la musique des « Amants de Saint Jean » est une chanson réadaptée en 1942 par Léon Agel et reprise en 1980 dans « Le dernier métro » de François Truffaut, film aux 10 Césars, un record dans l’histoire du cinéma français.

 

Une soirée époustouflante et de grande tenue, avec un public enthousiasmé et des moments d’intenses émotions, mêlant dans un même élan musique classique et de variété sous la direction de cinq chefs français et canadiens qui ont su donner une impulsion incroyable durant presque trois heures aux 1 000 choristes en symbiose au delà de leurs origines et de leurs langues respectives.

Enfin, pour terminer en apothéose ce concert, nos trois comparses, soutenus par 1 000 voix, ont « allumé le feu » avec « l’envie » de Johnny Hallyday, une chanson reprise en chœur par le public qui a ainsi, très certainement battu le livre des records avec 4 000 choristes et une même passion dans ce lieu qui porte bien symboliquement le nom de Palais des Victoires !

Un immense coup de chapeau et une belle « victoire » à l’actif des organisateurs de « Chœur en Fête » qui nous réservent une autre belle surprise pour Cannes 2018 en réunissant à nouveau sur scène 1 000 choristes et des artistes invités de prestige.

Leur prochain rendez-vous, les 28 et 29 octobre à Metz avec 2 000 participants et trois chanteurs dont Slimane, lauréat de la fameuse émission de TF1 « La Voix » (The Voice 2016) comme aiment à le dire si justement nos cousins canadiens !

Enfin, pour terminer cet article, j’aimerais laisser la parole à Patrick Bruel, propos recueillis lors du point presse le 28 après-midi avant le premier concert : « Les choristes amènent une dimension supplémentaire à l’arrangement ; il faut surtout les écouter pour leur laisser la place et pour s’intercaler au niveau des intentions de l’arrangeur. En terme de puissance, il n’y a pas de lutte, tout s’harmonise parfaitement ».

© Photos Béatrice Gernez