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Projection sur grand écran : Le Fantôme de l’Opéra … ou les mystères de l’Opéra Garnier

Beaucoup de mystères entourent à la fois l’endroit mythique qu’est l’Opéra Garnier, à ce personnage légendaire qui aurait hanté ce lieu.
Magie exceptionnelle de cet Opéra qui associe ses arcanes et ses mystères au film d’Arthur Lubin, « Phantom of the Opera », adapté du roman « Le Fantôme de l’Opéra » de Gaston Leroux. 
Ou comment un patrimoine inestimable, l’Opéra de Paris, conçu par l’architecte Jean Louis Charles Garnier, né le 6 novembre 1825 et mort le 3 août 1898, donnera naissance à cette belle histoire romantique, fantastique et horrifique.

Le fantôme de l opera film - grand foyer opera garnier

Projection sur grand écran : Le Fantôme de l’Opéra, film réalisé par Arthur Lubin en 1943 – Titre original : « Phantom of The Opéra ». Oscar des meilleurs décors
 – Oscar de la photographie en couleur.

De l’Opéra Garnier au film « Le Fantôme de l’Opéra »

portrait Charles Garnier - Opéra Garnier Paris

Charles Garnier – architecte de l’Opéra National de Paris (Opéra Garnier)

L’Opéra Garnier, ou palais Garnier, est un théâtre national qui a la vocation d’être une académie de musique, de chorégraphie et de poésie lyrique; il est un élément majeur du patrimoine du 9éme arrondissement de Paris et de la capitale. Il est situé place de l’Opéra, à l’extrémité nord de l’avenue de l’Opéra et au carrefour de nombreuses voies.

Cet opéra a été appelé « opéra de Paris » jusqu’en 1989, date à laquelle l’ouverture de l’opéra Bastille, également opéra de Paris, a influé sur son appellation. On le désigne désormais par le seul nom de son architecte : « Opéra Garnier » ou « Palais Garnier ». Les deux opéras sont aujourd’hui regroupés au sein de l’établissement public à caractère industriel et commercial « Opéra national de Paris », institution publique française dont la mission est de mettre en œuvre la représentation de spectacles lyriques ou de ballet, de haute qualité artistique. L’opéra Garnier est classé monument historique depuis le 16 octobre 1923.

Le Fantôme de l’Opéra au cinéma

Plusieurs adaptions cinématographiques du roman de Gaston Leroux ont été réalisées. Il y eu d’abord celle de 1925 avec l’inoubliable Lon Chaney, « l’homme aux milles visages« , celle de 1943 dont je vais parler, il existe également une version de 1962 de Terence Fischer et l’une en 2004 plus près de nous, réalisé par Joël Schumacher. Une comédie musicale à Londres et à Broadway depuis 1986 a attiré également plusieurs millions de spectateurs.

« Phantom of the Opera » de Arthur Lubin – Sortie du film : 1943

Si j’ai choisi « Phantom of the Opera », film américain réalisé par Arthur Lubin (version de 1943), c’est parce que il a la particularité d’utiliser l’Opéra de Paris comme lieu de la dramaturgie (enfin disons plutôt que ce ne sont que des décors de l’Opéra et qu’ils ont tous été entièrement fabriqué à Hollywood à l’époque pour la version de 1925), à la différence du film britannique de Terence Fischer sorti en 1962, dont l’intrigue et les scènes d’opéra ont été filmées au Royal House de Covent Garden.

 A cette époque le Studio Universal Mixture était au firmament de ces histoires fantastiques et de créatures maléfiques…de  » Dracula » à  » La Momie » en passant par « Frankenstein« , avec les célébrissimes acteurs de genre de l’époque Bela Lugosi, Lon Chaney ou Boris Karloff.
Mais au delà du film, j’ai voulu porter un double regard photographique, si l’on peut dire cela ainsi, sur la beauté architecturale et l’envoûtement que procurent l’Opéra Garnier, aux mystères qu’entourent la légende du Fantôme de l’Opéra.

Palais Garnier - Opera National de Paris

Palais Garnier – Opéra National de Paris

L’intrigante histoire du Fantôme de l’Opéra (Garnier)

Le Fantôme de l’Opéra a t-il vraiment existé ?

Les origines, de l’histoire au mythe

À la fin du XIXe siècle, des drames inexpliqués touchent l’Opéra Garnier. Les ballerines parlent d’un fantôme au visage défiguré.

 Tout débute le 28 octobre 1873. Ernest, un jeune pianiste prometteur, est en train de composer une œuvre pour orgue en solo au conservatoire de musique de la rue Le Peletier, dans le IXe arrondissement de Paris, quand un incendie s’y déclare. Le bâtiment est entièrement détruit et de nombreuses victimes sont à déplorer. Parmi elles, la fiancée d’Ernest, une jeune ballerine avec laquelle il devait se marier dans les mois suivants. Lui en ressort vivant, mais complètement défiguré par les flammes. Cependant enregistré comme décédé par les autorités, on dit qu’il se serait réfugié dans les souterrains de l’Opéra Garnier, en pleine construction à cette époque. Inconsolable, il aurait alors entrepris d’achever l’œuvre de sa vie, celle qu’il avait composée pour la marche nuptiale de son mariage.

Phénomènes étranges de l’Opéra Garnier

Loge 5 opera Garnier - Le Fantôme de l opera film

La Loge N°5 de l’opéra Garnier

Quelques années plus tard, des machinistes et des danseurs commencent à parler d’apparitions dans les sous-sols et les coulisses du palais. Ils disent avoir vu rôder un homme au visage atroce. Personne n’y croit, jusqu’à ce qu’une série d’événements étranges viennent perturber la vie de l’Opéra Garnier. Le 20 mai 1896, en pleine représentation de Helle d’Alphonse Duvernoy, un contre-poids se détachait, faisant osciller le grand lustre, et heurta alors une spectatrice en la tuant sur le coup. Elle était assise à la place numéro 13. Un détail que personne ne relève sur le moment, mais qui trouvera écho peu après, lorsqu’un petit rat de l’opéra chute du haut d’une galerie sur le grand escalier : elle finit sa course sur la treizième marche… De plus, quelle est la mystérieuse personne qui se présente sous le nom de « Fantôme de l’Opéra » et qui réserve à chaque représentation la fameuse loge N°5 ?
A ce jour, nous ne connaissons toujours pas la réponse ! Cette même personne fera d’ailleurs chanter les directeurs successifs du Palais Garnier, en les menaçant de précipiter à nouveau le lustre de salle sur les spectateurs s’ils ne lui donnaient pas 20 000 francs par mois.

La malédiction

Un peu plus tard, un machiniste est retrouvé pendu dans les souterrains de l’Opéra Garnier. On pourrait croire au suicide, mais il n’y a aucune corde. Tous les éléments sont réunis pour conclure à un assassinat : les marques, la suffocation, mais l’arme du crime a, elle, disparue. Les autorités sont perdues. Qui a tué le machiniste ? Personne n’a rien vu. Plus étrange encore, une jeune chanteuse soprano du nom de Kristina Nilsson se met à raconter que la nuit, une voix mélodieuse l’appelle. Elle entend son nom et cela lui suffit pour inspirer son chant. Elle le surnomme « l’Ange de la musique » et affirme l’avoir aperçu plusieurs fois dans sa loge, le décrivant comme un homme au visage caché par un masque, vêtu d’une cape noire. Ses propos ne seront jamais vérifiés, mais plusieurs danseurs décideront par la suite de placer un fer-à-cheval au-dessus de l’entrée de l’aile de la scène à droite, pour se protéger du fantôme.

Le fantome de l opera - Roman Gaston Leroux

1ère de couverture du roman de Gaston Leroux

De ces drames historiques et inexpliqués, Gaston Leroux, écrivain français, né le 6 mai 1868 à Paris
et mort le 15 avril 1927 à Nice, en sortira un roman : Le Fantôme de l’Opéra, paru en 1910.

Le Fantôme de l’Opéra, le pitch du film en résumé

Erique Claudin (l’excellent Claude Rains) vient d’être licencié de son emploi de premier violon de l‘Opéra de Paris. Cette situation l’affecte beaucoup car elle va l’empêcher de continuer à payer les leçons de chant de Christine Dubois (Susanna Foster), la doublure de la diva Biancarolli, dont il est secrètement amoureux. En tuant un éditeur de musique qui refuse d’acheter ses partitions, Erique Claudin se fait défigurer par une cuvette d’acide. Se cachant dans les sous-sols de l’Opéra, il décide d’enlever Christine en pleine représentation. Celle-ci devait interpréter un rôle très prestigieux. Un jeune ami de la belle découvre qu’un passage mène, par les égouts, aux anciennes caves de l’opéra, désaffectées, et qu’une vengeance implacable s’y trame…

Le Fantôme de l’Opéra, chapitre 1

L’art lyrique et le Palais Garnier au cœur de la dramaturgie

Des les premières images, le technicolor claque sur l’immense rideau rouge du théâtre, et le travelling nous promène, voltigeant de l’imposant lustre central, des somptueux décors dorés jusqu’aux loges flamboyantes…

On est à l’Opéra de Paris, et ce n’est pas le moindre atout du film. C’est également un des premiers films fantastiques à bénéficier du procédé Technicolor, et cela se voit sur chaque plan (Oscar de la Photographie en couleurs en 1944).
Et pour bien confirmer la teneur de mon propos, l ‘ouverture se fait sur la magnifique scène du théâtre par une représentation d’opéra. Il s’agit de l’Opéra comique romantique Martha de Friedrich von Flotow (1847) en version française. Eddy Nelson dans le rôle d’Anatole Garron chantant l’aria de Plunkett, le célèbre hymne à la bière.

Le Fantôme de l’Opéra et sa musique protagoniste à part entière

Affiche du film Le Fantome de l opera version 1943 - Arthur Lubin Phantom of the Opera

Affiche du film Le Fantôme de l’Opéra version 1943 – Arthur Lubin « Phantom of the Opera »

La partition du film a été écrite par le Directeur musical Edward Ward (compositeur et acteur, né le 3 avril 1900 à Saint-Louis dans le Missouri et mort le 26 septembre 1971 à Hollywood) et pour les séquences d’opéra, Ward a adapté la musique de la Symphonie n° 4 de Tchaïkovski ainsi que des thèmes de Chopin. Il a également composé un thème original, Lullaby of the Bells, qui est présenté dans le film comme le concerto pour piano du Fantôme .
La musique étant très importante et dominant la réalisation du film, on assiste à une scène superbement filmée, ou Susanna Foster (Christine Dubois dans le rôle) nous émerveille, avec un opéra inconnu du répertoire, Amour et Gloire, inspiré par la Polonaise militaire de Frédéric Chopin, puis la Valse en do dièse mineur opus 64 n°2, et enfin pour le duo avec Eddy Nelson, le Nocturne en mi bémol majeur.

A la différence du public de 1925, qui eut droit aux musiciens du théâtre local, celui de 1943 put bénéficier d’une partition composée et adaptée par Edward Ward. Son trait de génie fut de faire appel au répertoire de la grande musique classique en la transposant dans un registre musical par une orchestration de son cru.
 A cause de la guerre, il était difficile d’obtenir les droits sur la musique et l’interprétation des grandes œuvres lyriques. Les producteurs décidèrent, à l’exception de Martha de von Flotow, de créer des opéras à partir d’œuvres symphoniques du domaine public.
Quant au concerto du fantôme, il est inspiré d’une berceuse française qui semble curieusement plus gaélique que gauloise, faisant plus penser à une danse traditionnelle irlandaise.
Le film ne se déparie pas de son ambition lyrique (même modeste) en choisissant comme interprètes principaux des chanteurs professionnels, Susanna Foster, malgré son jeune âge, 19 ans, étant déjà une chanteuse confirmée et Nelson Eddy, dans le rôle d’Anatole Garron, un baryton réputé.
 Un troisième épisode lyrique nous sera proposé à la fin avec une œuvre de synthèse, Le Prince masqué du Caucasus, élaboré par Ward à partir de la 4ème symphonie de Tchaïkovski.
Comme précisé la musique jouera un grand rôle dans le succès du film, et les interprètes Nelson Eddy et Susanna Foster nous enchanteront par le vibrato de leurs voix.

Susanna Foster - Eddy Nelson Film Le Fantôme de l opéra

Susanna Foster – Eddy Nelson – Film Le Fantôme de l’Opéra

Tout cela avec en contrepoint, depuis les dessous de l’Opéra, notre fantôme qui entend sa musique, assistant au triomphe de sa protégée et qui de sa demeure hantée va répandre l’effroi et la terreur dans l’Opéra. Cette adaptation de 1943 dénote par son ambiance, l’atmosphère gothique de ces catacombes avec ces passages secrets qui nous mèneront dans les tréfonds et souterrains de l’Opéra où le Fantôme trouvera refuge.

Les décors, la musique, l’art lyrique prendront le pas dans cette version sur la peur, et nous n’y sommes pas insensibles. A ce titre, cette adaptation, est à mon avis, celle qui a le mieux retranscris l’inspiration profonde du roman de Leroux et son essence.
 
Car si Le Fantôme de l’Opéra est un conte du siècle dernier au sombre romantisme, son attrait particulier pour le public actuel entre autres, est qu’il nous incite à quitter notre société numérisée, technologique et vivement éclairée, pour un univers obscur, de lumières tamisées, de mystères, de mysticisme et d’envoûtement.
 Il faut savoir que Gaston Leroux connaissant deux directeurs de l’Opéra, a puisé la source de son inspiration et l’intrigue de son roman dans le Palais Garnier et dans l’art lyrique, et c’est ce qui fait toute la particularité et la force de son œuvre. Cet imaginaire de l’Opéra est de l’ordre du mythe; à la place du monde extérieur, il présente à son public le spectacle de la réalisation de ses rêves de bonheur et de gloire et surtout d’amour, et à ce titre nous fascine. En mobilisant l’ensemble des arts visuels, architecture, peinture, sculpture, arts appliqués, l’Opéra place le spectateur hors du monde ordinaire, nous transporte par sa vision dans un rêve éveillé, et nous révèle un monde fantasmagorique.

Arthur Lubin a fait le choix de mettre les passages musicaux sur le devant de la scène, au détriment de l’intrigue et de la peur. C’était aussi une volonté des Studios de créer un film basé à la fois sur la comédie musicale et l’horreur.
Et même si les séances tests ne furent pas concluantes, le film eu par la suite beaucoup de succès, conquis le public et au final obtint une totale réussite, rapportant beaucoup d’argent.

Claude Rains maquillage film le fantome de l opera version 1943

Claude Rains dans le rôle du Fantôme de l’Opéra – version 1943

L’interprétation de Claude Rains, est aussi un élément qui fera la réussite du film, dans un rôle difficile, ou l’acteur demandera un maquillage pas trop effrayant, qui aurait été un handicap pour la suite de sa carrière. Les quelques moments de fantaisie et d’humour parsemés dans le film y contribuèrent aussi.

Le Fantôme de l’Opéra, chapitre 2

Terreur a l’Opéra ou les mystères du Palais Garnier

Dans la seconde partie du film, après qu’ Erique Claudin se soit fait vitriolé et défiguré le visage lors d’une dispute avec un éditeur de musique, lui reprochant le vol de son œuvre, on assiste à toute une série d’événements tragiques dont l’assassinat de la cantatrice et de sa servante, la pendaison d’un machiniste et la chute au milieu de la salle de l’immense lustre central, et disons le tout de suite, événements sortis tout droit de l’imagination fertile de notre journaliste-écrivain Gaston Leroux, tous repris dans le film…mais il faut bien un peu de suspense pour un film où un roman fantastique.

 Et là commence une partie des mystères qui va alimenter les légendes du Palais Garnier… ainsi que la genèse du roman de Gaston Leroux.
On n’ en relèvera deux qui sont les plus importantes, en invitant les passionnés du film et du Palais Garnier à se procurer l’ouvrage de Gérard Fontaine, du titre éponyme, merveilleusement illustré et documenté, et qui m’aura servi à enrichir cette critique.

La chute du lustre de l’Opéra Garnier

En préambule, j’ai parlé de ces phénomènes étranges qui se sont réellement déroulés en mai 1896 dans la grande salle, avec la chute du lustre, ce qui en soit avait beaucoup alimenté les journaux de l’époque… Le Matin, Le Gaulois, Le Figaro et autres consorts, avec différentes fortunes !

La chute du Lustre de l'Opera Garnier Paris-Mai 1896

La chute du Lustre de l’Opera Garnier Paris dans le Progrès Illustre – Mai 1896

Mais comme nous le précise Gérard Fontaine dans son livre, le lustre du Palais Garnier ne s’est jamais écrasé sur le public. 
Nous passerons sur les multiples contradictions de Gaston Leroux sur ce fait et ses invraisemblances, littérature lyrique oblige, pour ne retenir que le fait divers de l’époque, qui eut bien lieu au Palais Garnier, et que la commission d’enquête établira in fine, fut que c’est le contrepoids du réflecteur qui céda et qui causa l’accident mortel… sur la pauvre Mme Chaumeuil qui assistait pour la première fois à une représentation. Le fauteuil 13 étant une pure coïncidence ?!

La loge N°5

Comme le précise Gérard Fontaine dans son livre, la loge N°5 est la base opérationnelle du fantôme, et bien entendu elle existe bien… elle a même sa plaque gravée à l’Opéra.
Pourquoi la loge N°5, et non pas la 1 ou la 3, et bien tout simplement parce que celles ci étaient réservées au Chef de l’État et à sa suite.
Dans cette loge N°5, qui était également affecté aux directeurs, tout est luxe dans le confort, portes d’acajou, damas de soie, fauteuils capitonnés de velours, tout à dominante rouge et un petit salon a l’arrière ou le Fantôme peut se prélasser ! D’imposantes colonnes faites de fine pierre d’échaillon encadrent les loges 3 et 5.
Mais c’est bien de cette loge N°5 e l’Opéra Garnier que partirons les fameuses voix sépulcrales qui feront frémir les directeurs ou les occupants, et qui entrera dans la légende. Gaston Leroux parle de colonnes creuses, la place pour deux hommes… et d’un dispositif pour accéder au passage secret… Ne vous fiez pas à l’explication que donne Gaston Leroux à la fin de son roman, et qui n’est qu’une vraie-fausse confidence, que notre auteur a distillé dans son œuvre. Il n’y a pas plus de cadavres de Fédérés dans les caves, que de passage secret dans cette colonne.

 Et comme pour la chute du lustre, la loge N°5 ou encore le mystère du lac, il faut se dire, que la source d’inspiration et l’originalité de l’intrigue du roman de Gaston Leroux, se résume en un mot : Le Palais Garnier et l’Art lyrique, que l’on redécouvrira sans cesse et avec tant d’émerveillement.

A ce titre, le génie de Leroux, résidera dans la vraisemblance de ses pires invraisemblances, et le parti qu’aura su tirer l’écrivain sur un édifice qui était en avance sur son temps de plusieurs décennies et qui comme le Fantôme de l’Opéra restera éternel et intemporel.

Le Fantôme de l’Opéra, chapitre 3 et dernier acte

Le labyrinthe - Opera Garnier ParisDans le film, tout est bien qui finit bien… si l’on peut dire. Notre cantatrice sera sauvée par ses prétendants, toujours amourachés, le fantôme périra prés de sa belle sous l’effondrement de son repaire, et au final ni Anatole, ni Raoul partiront avec la belle Christine, qui choisira la gloire et son public à l’amour…

Dernier mystère en date dans le quartier de l’Opéra Garnier

Une véritable malédiction, semble frapper à nouveau Paris. En effet, alors que la comédie musicale tirée de l’histoire devait arriver pour la première fois dans la capitale française en octobre 2016, au Théâtre Mogador, trente ans jour pour jour après sa première au Her Majesty’s Theatre de Londres, voilà qu’un incendie se déclare dans les sous-sols du théâtre le 25 septembre 2016, ravageant une partie de la scène, les décors et quelques-uns des costumes somptueux du spectacle. L’origine du sinistre reste encore indéterminée à l’heure actuelle. De là à dire qu’il s’agit d’un autre des mauvais tours du vrai fantôme de l’opéra, il n’y a qu’un pas…

Alors Le Fantôme de l’Opéra, Légende ou Réalité, peu être un peu des deux… je vous laisse décider.

Le Fantôme de l’Opéra, un remake du film en 2023

Et comme cette tragédie romantique est intemporelle, le nouveau remake du Fantôme de l’Opéra, produit par Universal est annoncé pour 2023.
Du roman de Gaston Leroux jusqu’à l’opéra, en passant par les multiples adaptations cinématographiques menant jusqu’au film de Joel Schumacher en 2004, Le Fantôme de l’Opéra s’est inscrit comme un monument du fantastique, thriller et musical qui a marqué à jamais la fiction. Si bien que les artistes du 20e siècle n’ont eu de cesse d’en adapter l’histoire sous divers formats. Et il semblerait que le 21e n’y échappera pas non plus.
Le film serait une modernisation de la légende du Fantôme de l’Opéra, en l’amenant dans La Nouvelle-Orléans contemporaine.

Auteur : Joseph Lustro
Date : 22 décembre 2021

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