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Les Chants d’Isis … Un voyage musical au cœur de l’Egypte ancienne

Les chants d’Isis est une invitation à un voyage musical entre les musiques sacrées du monde et la poésie. Une rencontre entre la spiritualité fondée sur les grands textes de l’Egypte ancienne, et les sonorités orientales comme le oud, le ney ou quanoun, ou encore la musique plus contemporaine de la guitare acoustique. Portée par l’égyptologue Florence Quentin et le percussionniste Gérard Kurdjian (récitants) cette première mondiale est accompagnée en musique par le guitariste et arrangeur de jazz Eric Sempé et le musicien franco-syrien Iyad Haimour.

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A la croisée des musiques sacrées du Monde et de la poésie, Les Chants d’Isis, sont une invitation à la redécouverte des grands textes de l’Egypte ancienne, qui, par leur profonde sagesse et leur vive inspiration, font partie des fleurons du patrimoine de l’humanité.

« Porté par l’égyptologue Florence Quentin et le directeur artistique Gérard Kurdjian, ce spectacle inédit est aussi une riche rencontre musicale, où les sonorités orientales du qanoun, du ney et du oud de Iyad Haimour croisent les ambiances plus contemporaines des guitares et des ambiances sonores d’Eric Sempé.
Ponctuée par des projections de divinités du panthéon égyptien, cette création est une expérience vibrante aux sources d’une civilisation qui célébrait Isis et Hathor au rythme des chants féminins, des sistres et des percussions afin que « toute la terre jubile jusqu’aux confins de l’horizon !  »

« Une expérience vibrante aux sources d’une civilisation qui célébrait Isis et Hathor au rythme des chants féminins, des sistres et des percussions afin que « toute la terre jubile jusqu’aux confins de l’horizon ! »

Les Chants d’Isis,  Un hymne à la déesse égyptienne

2022 sera l’année de l’Egypte. Deux cents ans se seront écoulés depuis la découverte par Champollion de la Pierre de Rosette et deux cents ans également de la découverte de la tombe de Toutankhamon. Il y a peu, un évènement historique a fait vibrer le monde entier : le défilé spectaculaire, au cœur de la ville du Caire, de 22 pharaons qui rejoignaient leur demeure consacrée, le nouveau Musée National de la civilisation égyptienne. L’Egypte ancienne nous fait rêver, nous émeut, nous enchante. Il y a tant à découvrir encore… Pour ajouter au rêve, Florence Quentin, éminente archéologue et écrivaine, Gérard Kurdjian, directeur artistique, musicien, Eric Sempé et Iyad Haimour, musiciens, nous convient dès à présent à un merveilleux voyage, un voyage onirique, poétique et musical au cœur de l’Egypte ancienne.

Où peut-on encore entendre le souffle de ces grands textes fondateurs, une société raffinée et érudite qui nous a laissé en héritage hymnes aux divinités, poèmes d’amour élégiaques, cantiques célébrant la profusion et les liens intangibles de l’homme à la nature, questionnements sereins sur l’au-delà de la vie ?

Rencontre avec Gérard Kurdjian, directeur artistique du spectacle Les Chants d’Isis

Projecteur TV/Danielle Dufour Verna –Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Gerard Kurdjian - directeur artistique du spectacle Les Chants d IsisGérard Kurdjian – Je suis arménien d’origine et je suis depuis environ trente ans un opérateur culturel qui travaille dans beaucoup de domaines particuliers et différents. Tout d’abord, je suis musicien, percussionniste professionnel. J’ai étudié la musique indienne pendant de longues années en Inde et j’ai créé de nombreux spectacles musicaux dans lesquels je rassemble des textes poétiques et mystiques et des musiques, des musiques du monde, des musiques baroques, des musiques de l’Inde, d’Iran. Cela, c’est une partie de mon travail, tout un ensemble d’activités culturelles dans divers domaines. Je vais également publier bientôt un recueil de poésies.

DDV –Qu’est-ce que la spiritualité apporte en plus à la musique ?

Gérard Kurdjian –La musique –pas toutes les musiques- la musique en soi a une très forte charge spirituelle. Musique et spiritualité vont très bien ensemble. La musique va très bien avec la poésie, avec le monde spirituel parce que la musique est une énergie immatérielle, une énergie qui pénètre au plus profond les cœurs et les âmes. A ce titre-là, elle a quelque chose d’essence spirituelle.

DDV –Comment s’est faite la rencontre avec Florence Quentin ?

Gérard Kurdjian – Je l’ai rencontrée parce qu’elle était directrice de la revue Ultreïa, une très belle revue qui se dédie à la publication de textes et à des articles sur la spiritualité, sur les traditions du monde, sur cette quête spirituelle. Elle m’avait demandé un article sur ‘Musique et spiritualité’ qu’elle a publié et suite à la publication de cet article, nous sommes devenus amis. Elle savait ce que je faisais dans le domaine des créations musicales et nous avons eu l’idée de créer ensemble quelque chose sur la spiritualité égyptienne et la musique. Florence Quentin est une spécialiste de l’Egypte ancienne. Elle a publié beaucoup de livres et nous avons donc eu l’idée de tisser ensemble, elle, son très grand savoir sur l’Egypte ancienne et moi, l’expérience que j’avais de direction artistique et de création musicale autour des textes spirituels de diverses traditions du monde. J’ai une création qui s’appelle ‘L’oiseau de feu – Musiques et mystique d’Orient et d’Occident’ où j’ai mis ensemble des textes de la mystique chrétienne et musulmane avec de la musique baroque, de la musique iranienne et de la musique arabo-ottomane. Comme Florence connaissait tout ce travail, on a décidé ensemble de créer quelque chose autour de l’Egypte ancienne, ‘Les Chants d’Isis’, ce qui ne s’était encore jamais fait.

DDV – Parlez-moi de ce concert, combien de musiciens, la durée, etc.

Gérard Kurdjian – Il dure environ 70 minutes. Nous sommes quatre. Il y a Florence Quentin et moi, nous sommes les récitants. Je joue également des percussions. Et nous avons deux grands musiciens avec nous : un immense guitariste et arrangeur de jazz Eric Sempé qui a joué avec les plus grands et un grand musicien franco-syrien qui habite en France depuis trente ans, Iyad Haimour, qui joue du qanoun, du Oud, le luth oriental et du Ney, la flûte orientale. La première représentation aura lieu le 12 juin au Festival ‘Les Sacrées Journées’ de Strasbourg, et en tournée par la suite.

DDV –Comment s’est fait le choix des textes, des musiques ?

Gérard Kurdjian – C’est Florence qui a fait le choix des textes. Nous les avons retravaillés ensemble. Car une chose est d’avoir des textes qui sont des traductions de Hiéroglyphes, de papyrus anciens, mais qui ne sont pas destinés à être représentés sur un spectacle artistique, il faut les retravailler un peu. Au niveau des musiques, j’ai fait appel à des musiciens que je connais très bien et avec lesquels j’ai l’habitude de travailler. A partir du moment où Florence m’a donné les textes, je leur ai donné la forme artistique pour qu’ils s’intègrent dans une continuité de 70 minutes. Florence va réciter un ‘Hymne à Isis’ en Egyptien ancien et Iyad Haimour chantera deux chansons du répertoire de la musique arabe égyptienne traditionnelle.

Les chants d’Isis, les interprètes :

Florence Quentin

Récitante

Diplômée de l’université Montpellier III-Paris IV Sorbonne, égyptologue – journaliste – écrivain et conférencière, Florence Quentin a enseigné l’histoire et l’histoire des religions et a été rédactrice en chef pour Le Monde des religions, puis pour la revue-livre Ultreïa ! – métaphysique, philosophie, anthropologie. Elle anime également des conférences. Depuis 25 ans, ses principaux travaux portent sur la religion de l’Égypte ancienne et son héritage ainsi que sur l’influence que cette sagesse peut encore exercer sur notre temps, sur la place des femmes dans les sociétés anciennes et les grands mythes fondateurs.
Principaux ouvrages : La Belle au sable dormant (Studio Philippe Biermé) ; Fous d’Egypte (Bayard) ; Isis l’éternelle, biographie d’un mythe féminin (Albin Michel) ; Le Livre des Egyptes, direction d’un ouvrage collectif (Bouquins-Robert Laffont) ; Vivante Egypte, de Gizeh à Philae (DDB) – Prix Ecriture et spiritualités 2016 – ; Dans l’intimité de Toutankhamon, ce que révèlent les objets de son trésor (First) ; Les grandes souveraines d’Egypte, Perrin.

Gérard Kurdjian

Récitant – Percussions

Passionné par les musiques et les spiritualités du monde, musicien, concepteur d’oeuvres où s’entrecroisent poésies mystiques et grandes traditions musicales d’Occident et d’Orient (Caravanes de Lunes – L’Oiseau de Feu – La Nuit Suprême – Les Fleurs du Mal), Gérard Kurkdjian est aussi producteur, auteur, conférencier, journaliste de radio et organisateur de colloques culturels.
Directeur artistique du Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde de sa création en 1994 à 2009, il en est l’actuel conseiller artistique et également le conseiller artistique du Udaipur World Music Festival (Rajasthan -Inde). Il est, depuis 2016, conférencier intervenant au Sésame, le Centre des Cultures Spirituelles, du philosophe Abdennour Bidar. Il est l’auteur du Grand Livre des Musiques Sacrées du Monde (Albin Michel -2016), premier ouvrage rassemblant en un seul volume l’ensemble des traditions des musiques sacrées et de Méditation Musicale -comment méditer avec les plus belles musiques du monde (Dervy -Médicis 2019).

Eric Sempé

Guitare acoustique – Guitare sitar

Premier prix du Conservatoire de Nice, titulaire du diplôme d’Etat de professeur de jazz, Eric Sempé participe en 1988 à la fondation du groupe de jazz Synopsis, avec lequel il apparaît dans de nombreux festivals internationaux.
Guitariste, compositeur et arrangeur de grand talent, musicien éclectique et ouvert, également attiré par les musiques du monde (Inde – Pakistan – Maroc), Eric Sempé s’est produit aux côtés de musiciens de jazz d’envergure internationale, tels que John McLaughlin, Didier Lockwood, Liz Mc Comb, André Ceccarelli, Louis Winsberg, Dominique Di Piazza, Hadrien Feraud, Felix Sabal Lecco…..

Iyad Haimour

Qanoun – Oud – Flûte Ney – Chant

Né à Damas, en Syrie, dans une famille de derviches-tourneurs, Iyad Haimour découvre l’âme de la musique à travers l’apprentissage du luth dans la tradition de l’art du maqam, les modes de la musique savante du monde arabe.
Sa passion pour les instruments traditionnels l’incitera à apprendre le qânoun (cithare arabe), la flûte de roseau ney et le oud, le luth emblématique du Proche Orient. Installé en France depuis 27 ans, multi-instrumentiste, Iyad Haimour est également professeur diplômé d’Etat en musique traditionnelle. Il partage son temps entre les concerts et les rencontres musicales avec des musiciens et orchestres de divers horizons et son activité pédagogique.

Date : 12 juin 2021

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