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Il y aura la jeunesse d’aimer … festival les Nuits de l’Enclave

Il y aura la jeunesse d'aimer - festival les Nuits de l'Enclave

« Il y aura la jeunesse d’aimer » … Festival les Nuits de l’Enclave – Lundi 22 juillet – 21H30

Cette lecture à deux voix est consacrée aux textes d’Aragon sur l’amour et le couple, en premier lieu, sur celui qu’il forma avec Elsa Triolet. Les titres abondent : Les Yeux d’Elsa, Elsa, Le Fou d’Elsa…

Mais Elsa Triolet fut bien autre chose que « la muse de… ». Elle fut un écrivain de talent (la première femme à recevoir le Prix Goncourt) et une combattante courageuse décorée après la victoire sur le nazisme. Le couple « d’où naît la beauté du monde » peut alors s’épanouir dans la sublime métaphore d’une humanité de l’avenir.

Créée en octobre 2018 pour trente représentations, cette pièce forte de son succès, en tournée pour 2019-2020, fait escale à Valréas.

Interview téléphonique de Didier Bezace, interprète et metteur en scène

Didier Bezace sera aux côtés d’Ariane Ascaride, qui malheureusement n’a pu répondre à nos questions actuellement en tournage à Tel Aviv.

Comment pouvons nous définir « Il y aura la jeunesse d’aimer »? Une lecture spectacle ?
Oui, on peut dire une lecture spectacle. Ça a commencé comme une lecture et ça devient un spectacle . Comme on l’a joué à peu près quarante fois, il y a une espèce de familiarité des textes qui s’est installée…

Comment avez vous imaginé la mise en scène?
Ce que j’ai voulu faire et ce qui apparait dans le spectacle, c’est de tracer un parcours amoureux entre les auteurs, à travers les fictions qu’ils ont écrites.

Que signifie pour vous « Il y aura la jeunesse d’aimer » ? l’amour éternel ?
Non, c’est plutôt le renouveau après des temps difficiles. « Il y aura la jeunesse d’aimer », mails il y aura aussi du pain pour les pauvres. Ça fait partie du premier poème du montage.

Comment ont été choisis les textes?
Bernard Vasseur, président de la Fondation Aragon, a envoyé une soixantaine de textes. Et dans cette soixantaine de textes, j’ai fait mon propre voyage et j’ai fait ma sélection.

À travers cette sélection, racontez-vous une histoire?
Oui, c’est un peu une histoire, une histoire de couple. Le sujet de chaque texte est le couple.

Comment transportez-vous le public à travers cette histoire ? Est-ce une vague d’émotions?
Oui, il y a des moments émouvants et quasiment tragiques, puisqu’il y a la mort d’Elsa qui, pour Aragon a été dévastatrice. Mais il y a aussi des épisodes peu connus de textes qui sont humoristiques. Le montage est composé de textes très connus, que les gens ont envie d’entendre. Puis il y a des textes dont ils ne soupçonnent pas qu’Aragon ait pu les écrire. Ainsi que ceux d’Elsa d’ailleurs, car les textes d’Elsa sont moins connus.

Quelle sensibilité faut- il avoir pour lire des textes d’Aragon ?
Je ne sais pas quoi vous répondre ! (rires) La votre! La mienne! Ceux qui lisent les poèmes. Aragon est un grand poète. Certainement un des plus grands poètes français du 20ème siècle. Les spectateurs sont très vite saisis par la fulgurance de ces images, les contenus poétiques et thématiques. Il y a des personnes qui y sont sensibles, d’autres moins, mais cela on y peut rien, c’est la poésie.

Comment est née la rencontre avec votre partenaire Ariane Ascaride ?
Je la connais très bien. je l’ai mise en scène. Je la vois régulièrement. Pour moi, c’était à peu près évident, dès lors qu’elle souhaitait s’associer à moi pour lire. C’était évident que c’était le bon choix. Et de jouer cette pièce près de quarante fois, notre complicité n’a fait que de se resserrer. la complicité est importante dans la création. Nous sommes Ariane et moi complices, de même qu’Elsa est complice d’Aragon.

Parlez nous de la scénographie
Sur certains lieux, il y a un portrait d’Elsa et Aragon, mais je ne pense pas qu’à Valréas nous puissions le faire, le théâtre étant en plein air. Puis il y a de la musique, choisis par Bernard Vasseur et moi, allant du classique à l’inconnu, en fonction de l’écho qu’elle peut donner au poème. Et puis il y a deux tabourets et deux pupitres.

Le Festival des Nuits de l’Enclave est un festival de théâtre de proximité avec un côté intimiste. Est-ce l’idéal pour lire des textes?
C’est pas plus idéal qu’autre chose. Nous l’avons déjà joué devant un public de 800 personnes. Il faut que nous, nous adaptions à la géographie des lieux. Mais on le fait sans problème. L’intimité n’est pas interdite dans les grandes salles dès lors que nous avons les ressources sonores qui permettent d’être proche du public.

Les Nuits de l’Enclave, un festival de théâtre et d’éducation populaire… Qu’est ce que cela résonne en vous ?
J’ai toujours été un militant du théâtre populaire, à travers mes mises en scènes, ce que j’ai pu jouer au théâtre, et tourné au cinéma. C’est la continuité. Il n’y a pas d’innovation dans ce domaine là. Je pense qu’Aragon et Elsa Triolet sont des poètes populaires. Même si tout le monde ne les connait pas. Mais les gens s’y retrouvent.

Avec Didier Bezace et Ariane Ascaride

Production : L’entêtement amoureux,
Compagnie Didier Bezace, conventionnée par le ministère de la culture et de la communication.
Soutiens : Maison Elsa Triolet-Aragon

Mise en scène : Didier Bezace
Collaboration à la mise en scène, son et vidéo : Dyssia Loubatière
Choix des textes et des musiques : Bernard Vasseur
Montage des textes : Didier Bezace
Lumière : Léo Thévenon
Administration de production : Karine Méraud

Lundi 22 juillet – 21H30
Espace JB Niel – Valréas
tarif : 27€
www.nuits-enclave.com

Date : 18 juillet 2019

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