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Christine Craipeau, mezzo-soprano : d’artiste choeur à soliste

Christine Craipeau faisait parti successivement des choeurs d’Angers-Nantes Opéra et de l’Opéra du Grand Avignon, puis de l’Opéra national de Montpellier. Aujourd’hui, elle ne compte plus qu’une carrière de soliste à part entière, où elle interprète une diversité de rôles dans une répertoire lyrique approprié à sa tessiture vocale de mezzo-soprano.

Rencontre avec Christine Craipeau, mezzo soprano.

Elle est la 3ème cousine et la dame de cour, dans la Périchole – Mise en scène Éric Chevalier 
8 et 10 novembre à l’Opéra Grand Avignon

Christine Craipeau, Comment vivez-vous la transition entre artistes de choeur et soliste, et l’interprétation de rôles qui vous sont particulièrement confiés ?
C’est vraiment une opportunité pour moi. je suis vraiment ravie d’être sur la scène de cette manière là. C’est vrai qu’être dans le choeur, cela donne la possibilité de chanter avec les autres, de faire parti du spectacle d’une autre manière. Et lorsqu’on est soliste, on a cette possibilité d’être plus dans l’interprétation d’un personnage à proprement parlé, et d’être en interaction avec d’autres personnages. C’est le même métier mais décliné d’une autre manière.

« On m’a fait de plus en plus confiance »

Comment s’est passée cette étape de choriste à soliste ?
Il y a eu plusieurs étapes pour arriver là. C’est vrai que j’ai déjà eu l’occasion d’interpréter des petits rôles sur scène à l’Opéra Grand Avignon, l’Opéra de Nantes, à l’Opéra de Montpellier, alors que je faisais parti des choeurs. J’ai fait plusieurs choeurs avant d’en arriver là. Et petit à petit, ma voix s’est développée, j’ai pris de l’assurance, et puis on m’a fait de plus en plus confiance. Et voilà, il y a eu à un moment donné où je me suis dis : « C’est le bon moment pour moi pour quitter le Choeur, grâce à M Guiral qui m’a donnée aussi pas mal d’opportunités. Je me suis sentie capable de partir du Choeur pour vivre cette aventure en soliste .

Et cette assurance là, comment la ressentez-vous? 
C’est difficile à dire, c’est une forme d’alignement, peut-être. Être vraiment en soi-même, être suffisamment solide en soi, croire en ses capacités. Avoir confiance en sa voix, mais aussi en la capacité que l’on a à exister en tant qu’artiste pleinement.

Vous êtes ici pour la production de La Périchole; pouvez-vous nous rappeler votre rôle ? Vos deux rôles même ?
Je suis une des cousines et une des dames de La Cour.
Le premier rôle, nous sommes trois cousines et nous tenons un cabaret. C’est un rôle festif. Nous faisons aussi un petit peu le lien entre les personnages principaux.
Les trois cousines vont participer aux différentes intrigues qui vont se mettre en place du spectacle. C’est un rôle assez amusant à faire . Et pour la dame de La Cour, c’est un peur le même rôle, mais on passe dans la haute Société. On n’ a pas le même statut social. On va interpréter avec une voix un peu différente, avec une tenue différente entre le côté un peu populaire des trois cousines et le côté plus aristocratique des dames de La Cour.

Cela doit demander une adaptation conséquente entre les deux rôles et le peu de temps que vous avez ?
On a assez peu de temps, car on a le temps de l’entracte, tout simplement pour se changer. On change totalement de perruques, de costumes, de maquillage, etc…et puis on va changer complètement d’attitude au niveau de la voix et de la prestance.

« Raconter un histoire et de chanter en même temps »

Comment êtes-vous venue à cette carrière artistique après vos études ?
Je suis née dans une famille de musiciens. j’ai étudié le piano depuis l’âge de 6 ans jusqu’à l’âge de 18 ans. j’ai fait beaucoup parti de chorales, parce que lorsqu’on est pianiste, on ne peut pas généralement faire parti d’un orchestre, donc on nous propose souvent dans les études, de participer à la chorale pour faire de la musique. C’est à partir de ce moment là que j’ai commencé à chanter en choeur. Et puis un jour j’ai vu le Fantôme de l’Opéra, et ça m’a vraiment plu. je me suis dis que j’avais vraiment envie d’aller sur scène, d’interpréter, de raconter un histoire et de chanter en même temps. C’est ce qui m’a donné envie de prendre des cours de chant pour imposer ma voix. Puis, j’ai suivi des cours classique en Conservatoire. En parallèle, j’ai suivi des études supérieures et le parcours du conservatoire.
J’ai intégré un choeur pour commencé. le parcours s’est dessiné au fur et à mesure que j’avançais.

« Chercher dans le personnage, du matériel qui va nourrir l’interprétation musicale »

Comment vous sentiez-vous au fur et à mesure que l’on vous confiait des rôles avec une présence scénique de plus en plus importante ?
Ce que j’ai pu remarquer, c’est que l’imbrication technique de la voix, le travail d’interprétation musical et de l’interprétation du personnage, ce sont des choses qui se nourrissent. C’est vrai que lorsqu’on a un tout petit rôle, on n’a pas forcément l’occasion de creuser cela, de l’exprimer. Donc, c’est ça qui me semble super intéressant et qui me plaît beaucoup, la possibilité d’aller vraiment chercher dans le personnage, du matériel qui va nourrir l’interprétation musicale, la technicité, la vocalité.

« L’envie de nous dépasser et donner le meilleur au public »

Avez vous le sentiment qu’en temps que soliste, vous vous retrouvez seule face à vous même alors qu’en artiste de choeurs, cela peut être rassurant d’être au sein d’un groupe?
C’est vrai, mais en même temps, c’est ce qu’il donne plus envie de monter sur scène et beaucoup d’énergie. Effectivement, le trac peut sembler paralysant parfois, mais c’est aussi ce qui va nous stimuler et nous donner envie de nous dépasser. Et cette énergie que l’on va sentir en nous même et mais aussi au sein de toute l’équipe sur le plateau, l’orchestre, l’équipe technique, le ballet, c’est vraiment tout une équipe. C’est ce qui va faire cette émulation, l’envie de nous dépasser et donner le meilleur au public.

Et c’est là que le rôle du metteur en scène intervient …
Exactement… C’est lui qui va faire en sorte que l’équipe se relie et donne le meilleur, que les intéractions soient les plus harmonieuses ou dynamisantes possibles.

Une première à l’Opéra Grand Avignon pour Christine Craipeau en tant que soliste

Une première fois à l’Opéra Grand Avignon en tant que soliste, ressentez-vous une émotion particulière ?
Je suis heureuse. C’est un moment agréable pour moi, et j’ai envie de goûter chaque moment qui se présentent, que ce soit le moment des répétitions ou le moment de la représentation.

Et par la suite, quels sont vos projets, Christine Craipeau ?
Je vais chanter à Montpellier dans le cadre des 40 ans de l’Orchestre, pour deux concerts : l’un de musique contemporaine et l’autre avec un pianiste et un violoniste qui joue aussi de la scie musicale . Un programme atypique . Et je reviens à l’Opéra Grand Avignon, dans Hansel et Gretel de Engelbert Humperdinck, pour y interpréter deux rôles, la mère et la sorcière. Un spectacle que nous tournerons en France, notamment en Reims.

Avez – vous une passion particulière pour un autre style de musique que classique ou opéra ?
J’aime la musique quelle qu’elle soit. Pourvu qu’elle soit bonne ! J’aime le jazz, je peux aimer aussi la pop…

Rencontre avec Christine Craipeau, lors des répétitions de La Périchole
Renseignements et Réservations : Opéra Grand Avignon

Date : 29 octobre 2019

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