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CaIi : un chanteur à part, un troubadour moderne. Au temps du confinement …

Cali est un artisan du bonheur, un poète du quotidien. Autodidacte, chanteur hors normes, il vient de sortir son dernier album, « Cavale ». Un bijou qui vient à point nommé ravir les prisonniers consentants que nous sommes en donnant des fourmis dans les jambes à tous les amoureux épris de belle musique, de mots-passion, et de liberté. Nous l’invitons à une interview téléphonique en ces temps de confinement où sa présence chaleureuse sur la toile et ses magnifiques interprétations à la guitare ont attiré et réconforté un vaste public virtuel.

Cali un troubadour moderne

Il est auteur, compositeur, interprète, musicien et écrivain. Lui, c’est Cali, un chanteur à part, original, solide, un style, une voix, une musique.

Ce toujours jeune homme qui bondit sur scène, ‘taille la route’, habituellement, non pour partir, mais pour aller à la rencontre d’un public qui l’ovationne à chaque fois. C’est un troubadour des temps modernes, un ménestrel, qui rêve encore au ménétrier tapi au fond de lui. Nous l’invitons à une interview téléphonique en ces temps de confinement où sa présence chaleureuse sur la toile et ses magnifiques interprétations à la guitare ont attiré et réconforté un vaste public virtuel.
Avec Cali, c’est toujours sincère et à brûle-pourpoint. L’homme ne compose ni avec les journalistes ni avec la vie. De son vrai nom Bruno Caliciuri, l’artiste électrise, soulève le public d’enthousiasme et de bonheur à chacun de ses passages mais comment peut-on ne pas cacher quelques écorchures pour émouvoir, ébranler, bouleverser autant au-travers de ses mots, de sa musique, alors qu’ils sont faits de joie, de folie, de rythme et d’amour?

Dès qu’on le connaît, Cali n’est plus un homme que l’on vouvoie. Le respect dû à cet immense artiste passe par le tutoiement, celui de l’amitié et de la franchise, celui du citoyen qu’il ne cesse d’être et dont il revendique la liberté et la fraternité.

Cali, au bout du fil, pendant le confinement, au début d’un mois de mai 2020

Danielle Dufour-Verna – Projecteur TV : Bonjour. Merci de nous permettre cet entretien téléphonique. Pour commencer, parle-moi de ton parcours
Cali : Oh ! C’est une vaste question et ça va nous prendre des plombes (Il rit)

« J’ai fait beaucoup de bals de village, c’est très formateur »

DDV – Projecteur TV : En raccourci…
Cali : Je viens d’un petit village, Vernet-les-Bains. Quand j’étais gamin, au-dessus de moi, il y avait une génération de musiciens, un groupe qui jouait. J’étais fasciné de les voir répéter. Je les voyais avec le sourire, s’embrasser, parler. Je me suis dit c’est ce qu’il faut faire en fait pour vivre pleinement, pour croquer la vie. Avec des potes, j’ai monté un groupe punk, je ne savais pas jouer. On faisait n’importe quoi mais on était heureux. On poussait des cris, on faisait du bruit. On se marrait. Tout est parti de là pour moi. Après les autres ont arrêté, moi j’ai continué. J’ai fait des bals de village, j’ai appris à jouer des instruments, la guitare, etc. Je suis un autodidacte. J’ai toujours composé des chansons, des chansonnettes. Je suis parti un petit peu à New-York où j’ai pu, dans la rue, voir beaucoup de choses, des concerts, des choses improvisées à droite et à gauche, me nourrir de beaucoup de musique. Quand je suis revenu, j’ai encore fait beaucoup de bals de village. C’est très formateur et j’ai adoré ça, reprendre des chansons, du Fréhel en début de soirée, de la pop, punk, tout ce que j’aimais, on le reprenait et j’adorais ça.

« Le 16 décembre 2002 à 18 heures »

DDV – Projecteur TV : Et la célébrité est arrivée comment ?
Cali :Le 16 décembre 2002 à 18 heures. Cela a continué. Puis j’ai rencontré un jeune qui a pris mes chansons, qui est monté à Paris et qui les a montrées à une maison de disques. Quelque chose qui m’a beaucoup aidé, c’est important. Cela s’appelle le  Chantier des Francofolies à la Rochelle. C’est le Chantier qui donne aux débutants des clés pour le métier de la musique. Grâce à cela j’ai pu faire un concert aux Francofolies de la Rochelle sur une scène ouverte. Là j’ai été remarqué par Didier Varrod. Il m’a dit : «Je voudrais en savoir plus ; je voudrais que tu me joues des choses, que tu fasses des choses.» J’étais avec un groupe qui s’est arrêté. J’ai montré à Didier des « compos » que je faisais, autour d’une rupture, car je venais de me séparer. C’était très douloureux et cela a été, on va dire, le canevas de mon premier album qui a été remarqué par une maison de disques à Paris, EMI, qui m’a signé, le 16 décembre 2002 à 18 heures. A partir de là, j’ai enregistré en Angleterre. C’est parti de là.

« J’ai quatre enfants et je suis un troubadour »

 

DDV – Projecteur TV : Étais-tu un enfant heureux ?
Cali : J’ai toujours ce côté heureux en regardant le chagrin comme si c’était normal, quelque part, cela aide. J’étais heureux parce que j’étais dans un village, mais je n’avais pas ma maman. J’ai perdu ma maman à l’âge de 6 ans. J’ai perdu mon papa j’en avais 20 et quelques. J’ai grandi sans mère et ça c’est compliqué, sauf que j’étais dans une tribu, une meute de mômes, d’adolescents, dans un petit village. Ce n’est pas une banlieue où tout peut être dangereux. Là on était juste heureux dans un village catalan. J’étais un môme heureux. Ce qui était plutôt dingue, c’est que quand tu as des parents près de toi on te dit « il faut d’abord faire des études, il faut faire ceci, il faut faire cela ». Mais quand tu es tout seul, tu es confronté toi-même à ta vie. Quelque part on a sa vie, on n’a qu’une vie et moi, très tôt, j’ai suivi mon cœur. Et mon cœur m’a dit, il faut que tu ailles sur la route. Quand j’avais 13 ans, je restais sur la place de mon village, on faisait des nuits blanches avec des potes et on disait ‘qu’est-ce qu’on fera quand on sera grand’. Je me souviens que j’avais dit : « Je veux être troubadour et avoir plein d’enfants. » Voilà, j’ai quatre enfants et je suis un troubadour.

« J’ai vu mon père, un homme extraordinaire, se battre pour des idées, les larmes aux yeux.»

DDV – Projecteur TV : L’humanisme qui fait partie de ta personnalité, c’est en partie ton éducation ou une construction propre ?
Cali : Je pense qu’il y a énormément d’atavisme. J’ai réalisé rapidement que mon père était extraordinaire. Il a perdu sa femme jeune, il est tombé dans l’alcool, tout ça c’était compliqué, mais, par contre, il avait la main sur le cœur, mon papa. Les gens venaient le voir, dans mon village, pour écrire des lettres. Des Italiens, des Espagnols, des Grecs qui arrivaient et demandaient à mon papa d’écrire des lettres administratives et même des lettres d’amour. Je le voyais faire cela, toujours donner son cœur, tendre la main à tout le monde. Et ça m’a marqué. Il était très à gauche. Je suis allé le voir dans des meetings politiques où je voyais mon père les larmes aux yeux. Je ne le voyais jamais comme cela : les larmes aux yeux pour se battre pour des idées. C’était très fort pour moi. Quand tu es gamin et que tu vois ton père vivre ça, c’est fort. Et aussi, quand j’ai vu mon père pleurer sur du Léo Ferré –je ne l’avais jamais vu pleurer, mon père. J’étais gamin quand j’ai écouté Léo Ferré pour la première fois, et je l’ai vu pleurer.

« Il m’a pris dans les bras et il m’a dit : « J’ai compris, c’est cela que tu dois faire. » En quelque sorte il m’a adoubé »

DDV – Projecteur TV : On se souvient de ton concert ‘Cali chante Léo Ferré’ et de ta performance sublime. Etait-ce un hommage à ton papa ?
Cali : C’est bien sûr un hommage rendu au plus grand, au grand Léo qui pour moi est le plus grand quoi qu’il arrive, quoi qu’on dise, quoi qu’il se passe autour, et quoi qu’il se passera. Un hommage à Léo évidemment, mais c’est aussi un hommage à mon papa. J’ai écouté des choses, gamin, j’ai vu mon père vibrer pour Paco Ibanez et Léo Ferré. Ce concert, c’était vraiment lui dire : « Tu sais quoi, ton fils est sur la scène. » Quand j’étais au Toursky à Marseille ou au Déjazet à Paris, je pensais très fort à papa en chantant Léo Ferré et en me disant : ‘Si mon père était là, il serait fier’.
Papa est né en 1938. Quelques jours avant de partir, -il a été emporté par le cancer- il est venu me voir jouer. Il ne m’avait jamais vu jouer. Il était fatigué. Quand il m’a vu, je me suis approché de lui à la fin du concert. Il m’a pris dans les bras et il m’a dit : « J’ai compris, c’est cela que tu dois faire. » En quelque sorte il m’a adoubé. Il m’a dit ‘vas-y, fais le’.
Je pense que l’humanisme vient de tout ça. Ça vient de lui, ça vient de son papa : Giuseppe Caliciuri qui a fait partie des brigades internationales. Je croise aujourd’hui les petits-fils de Républicains espagnols et chacun a son histoire qui est extraordinaire. Quand on réfléchit à ce parcours, à ces guerres… Nous on a des chansons, on a des mots, on a des convictions. Mais là c’était aller se battre, aller se battre. Il faut voir ‘Mourir à Madrid’ de Frédéric Rossif, c’est bouleversant. C’était hier, ce sont nos grands-parents. Quand je vois ce qu’il se passe aujourd’hui –je ne te parle pas de cette m… qui nous tombe dessus- je te parle de tout ce qu’il se passe avec les exilés qui fuient un pays en guerre, qui fuient les bombes, la mort, les viols. Alors évidemment que je comprends. Je pense à mon père, à mes grands-parents, à tout cela. Evidemment je me dis que si on peut servir un petit peu à quelque chose, aller chanter pour des causes il faut le faire, il faut y aller, évidemment.

« Ferré, Joe Strummer et Le Caravage »
« Dans ses yeux, on le voit regarder l’éternité»

DDV – Projecteur TV : As-tu des mentors qui t’ont inspiré ?
Cali : Oui évidemment. J’en ai toujours à fond. Ce sont des périodes de vie. Mais, en parlant d’humanisme, il y en a un qui a réveillé mes sens très tôt dans l’adolescence, c’est Joe Strummer, le chanteur des Clash. Il y a des photos où, dans ses yeux, on le voit regarder l’éternité. Il regarde quelque chose qu’on ne voit pas. C’est une direction que j’ai souvent prise et qui m’a sauvé la vie, souvent. Quand je regarde les films de Capra avec les mômes, quand je vois James Stewart, l’acteur, ça me donne de la force. Léo me donne de la force et je dirais Le Caravage. Le Caravage me donne de la force car c’est quelque chose de complètement fou, essentiel et c’est bien de se dire qu’il y a quelques tableaux qui sont à droite et à gauche dans le monde et qu’on a encore du chemin à faire pour essayer de tous les voir un jour. J’adore ça. Quand tu vas en Italie, ça me trouble, tu peux rentrer dans une petite église perdue dans un village, il n’y a personne dans l’église et tu peux tomber sur des chefs-d’œuvre. En France, si tu veux voir un Caravage, tu dois réserver des mois à l’avance, payer une entrée, te masser derrière des gens et apercevoir un Caravage. Si je devais en citer trois je dirais Ferré, Joe Strummer et le Caravage.

Cavale dernier album de Cali

Cavale dernier album de Cali, sorti le 13 mars 2020

« Cavale », le dernier album de Cali, sorti le 13 mars 2020

DDV – Projecteur TV : Ton actualité ?
Cali : Mon actualité, c’est assez troublant. Pour revenir à la genèse, j’ai fait deux romans. Cavale, cela veut dire s’échapper. Je me suis promené sur les routes où j’ai fait des salons du livre et juste après j’ai enregistré mon album ‘Cavale’. Cet album est sorti le 13 mars et on était confinés trois jours après. C’est assez terrible car c’est tout un travail de longue haleine. J’avais des retours très positifs et j’en ai toujours, sauf qu’il est enfermé dans les magasins et qu’il n’existe pas. J’ai vécu un peu ce qu’ont vécu les cinéastes qui ont fait un film qui est passé à la trappe. C’est très compliqué, je devrais être en tournée actuellement. Je n’y suis pas. On est tributaire des décisions. Cet été c’est mort, mais est-ce qu’on va pouvoir jouer à l’automne ? On ne sait pas. Comme je t’ai dit, je suis troubadour et on est tributaire de tout cela. Mon actualité c’est ce disque qui est là ; j’en parle, on en parle autour. On essaie de remuer un peu les choses. J’ai eu la chance d’avoir le droit de faire des films autour de ce disque-là. J’ai réalisé des courts-métrages autour de quelques chansons du disque. Il y a une actualité là-dessus. En même temps, j’ai écrit un petit livre de poèmes ‘’Cali Eparpillés’’ -car j’ai dit à l’éditeur ‘Ce ne sont que quelques écrits éparpillés’- qui devrait être édité à la fin du mois de mai.

« Un peu comme si j’avais perdu mes lunettes et que j’aie passé deux mois à quatre pattes pour les chercher. »

DDV – Projecteur TV : Comment vis-tu le confinement ?
Cali : Je l’ai vécu en famille. J’ai cette chance. Je suis arrivé à la maison avant que tout ne ferme. Je l’ai vécu avec ma compagne et mes enfants. Mais je l’ai vécu d’une manière difficile, un peu comme si j’avais fait tomber mes lunettes et que j’aie passé deux mois à quatre pattes à les chercher. J’étais un peu perdu, sonné. J’étais même étonné d’entendre des témoignages de personnes qui disaient ‘Ah c’est super le confinement. On peut en profiter pour se retrouver’. Moi je n’ai rien trouvé de super dans le confinement. J’ai trouvé cela triste. On était malheureux pour les gens qui ont beaucoup plus souffert que nous. On était étourdi. Ce qui était déroutant, c’était parler à nos enfants. Je me projetais à leur âge, on avait l’avenir devant nous, le sourire, le soleil devant. Là que veux-tu expliquer ? Qu’est-ce que tu dis à tes mômes. Ce qui se passe, c’est une fin de monde. Là il y a la rentrée scolaire, moi je ne les mets pas les enfants à l’école. Je suis allé voir la maitresse. Cela les arrange qu’on ne les mette pas quand on peut les garder.

« Je suis allé voir. Il y a des traits à la peinture. Ils ne pourront pas se toucher. Les mômes vont être totalement traumatisés. »

Je me dis j’ai 50 ans, j’ai passé mon bout de vie, j’ai eu de la chance, mais les mômes qui arrivent, on ne peut pas leur laisser ça, ce n’est pas possible.
Pour en revenir à la façon dont j’ai vécu mon confinement, pas du tout créatif. C’est-à-dire que j’étais papa du matin jusqu’à la nuit. J’ai quatre mômes mais la dernière a 17 mois maintenant. Il ne faut pas baisser la garde, c’est du matin jusqu’à la nuit car les mômes n’ont plus d’horaires dans ces conditions. Je n’étais pas du tout dans la création. La création ce sera dans des moments plus heureux, sur la route sûrement. Il y a tellement d’angoisse, tellement de peurs que je ne sais pas comment font les autres pour créer. J’irai même plus loin, je n’ai pas envie d’avoir le souvenir d’une création faite dans ces moments dégueulasses. Quand on te demande pour une création ‘quand est-ce que tu as fait ça ?’ eh bien moi je n’ai rien fait. Juste sortir de cet enfer, après on verra ce qu’il se passe.

« Henri Salvador m’a dit : « Un jour on fera la Marseillaise ensemble. »

DDV – Projecteur TV : Parlons de Cali champion de France de pétanque en triplette. Connais-tu Le Mondial à pétanque de la Marseillaise ?
Cali : Oui bien sûr, mais je n’ai pas participé, et je regrette un truc. J’avais croisé Henri Salvador. Il m’avait parlé. Il m’avait dit « Un jour on fera la Marseillaise ensemble. » J’adorerais mais, je vais te dire, j’ai beaucoup perdu. Ce sport-là, la pétanque, ça me touche…Chez moi on n’a pas la télé, mais dans les hôtels il y a une chaine qui passe la pétanque. Je ne décroche pas. J’écoute, je trouve ça génial. C’est le seul sport où ils mettent des micros aux joueurs et, que les joueurs soient très connus ou pas, ils disent les mêmes choses que nous autour d’une boule de pétanque. Je trouve ça merveilleux.

DDV – Projecteur TV : Qu’espères-tu pour demain ?
Cali : Jusqu’où tu mets le demain ?

« Je crois que ces moments difficiles vont réveiller des solidarités. »

DDV – Projecteur TV : Ton demain, celui de tes enfants…
Cali : Ah ! Mon demain ! J’aimerais… Il y a quand même quelque chose qui est assez troublant, je crois que ces moments qu’on dit difficiles vont réveiller des solidarités. Je suis assez persuadé de cela, quoi qu’il arrive. Et je pense que la fragilité –on parle de fin du monde quelque part- je pense que mesurer cette fragilité de la vie –je parle pour mes mômes parce que là ils la mesurent ‘’il se passe ci, il y a ça…’’– je pense qu’ils seront beaucoup plus forts que nous, plus intelligents que nous. Quand je dis intelligents, beaucoup plus tournés vers la nature et ce qui les entoure et ce qui va avec cette nature-là. Je crois. Je crois en ça. En tout cas je l’espère. Tu sais, on vit sur une planète et pour une poignée de jours, le fait qu’elle ne tourne plus, rompt le cycle infernal. Tous les taux de pollution ont baissé. C’est assez fou. Tu te dis que quelque part, ce que j’espère pour mes mômes c’est qu’ils auront le temps et qu’ils auront le loisir de la visiter cette planète, de la voir, de regarder tout ce qu’il se passe autour et de se mélanger avec les peuples. J’espère que les frontières vont tomber totalement. J’espère qu’on ne se posera plus la question de savoir de quel pays tu viens, qui es-tu, d’où viens-tu. Non ! Tu as besoin de quelque chose, tu vas l’avoir, je vais t’aider. Moi j’ai besoin, il faut que tu m’aides. Se tenir la main, se serrer les coudes. J’espère que ce ne sera pas travailler plus pour gagner plus. J’espère que ce sera : ceux qui peuvent travailler vont aider ceux qui ne peuvent pas travailler. J’espère que ça va être cela.

DDV – Projecteur TV
: Un dernier mot ?
Cali : Merci à toi et merci aux ‘Tourkystes’ de ma part car c’est un grand moment pour moi. Je pense souvent ‘j’ai laissé la parole à Léo Ferré’ Qu’est-ce qui serait sorti de sa bouche à ce moment-là. Ça m’intrigue assez de me dire ‘qu’est-ce quelqu’un comme Ferré, comme Léonard Cohen, qu’est-ce qui serait sorti de leur bouche en ce moment, voilà.

On raccroche à regret après un tel entretien. L’actualité de Cali est riche. Je vous convie à l’écoute de son album, Cavale, un bijou qui vient à point nommé ravir les prisonniers consentants que nous sommes en donnant des fourmis dans les jambes à tous les amoureux épris de belle musique, de mots-passion, et de liberté. L’engouement que l’artiste provoque auprès de toutes générations confondues s’explique clairement : Cali est un artisan du bonheur, un poète du quotidien. Il ‘Cavale’ Cali, mais notre émotion à l’entendre le rattrape : il me l’a dit.

Concerts prévus du chanteur, pour 2020

3 octobre : L’antichambre – Mordelles (Ille-et-Vilaine)
5 novembre : Le Rocher de Palmer – Cenon (Gironde)
21 novembre : La Gaïté Lyrique – Paris
26 novembre : Paloma ) Nîmes (Gard)
28 novembre : Coopérative de Mai – Clermond-Ferrand (Puy-de-Dôme)

Concerts reportés : les billets restent valables pour les nouvelles dates.

Pour précommander l’album « Cavale », sortie le 13 mars.

Date : 22 mai 2020

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