Feu de Monteux : “La Magie de la Sorgue” , clin d’oeil à Mistral

21 août 2017

Feu d’artifice d’Art et Essai, le feu de Monteux est un événement incontournable en Vaucluse, qui illumine le monde de la pyrotechnie dans sa capitale. Il attire chaque année plus de 40 000 spectateurs et est reconnu l’un des plus grands feux d’artifice du Monde.

Au fil de l’eau du Feu d’artifice de Monteux : “La magie de la Sorgue”

En 1859, Frédéric Mistral publie Mireille, son oeuvre capitale : un long poème en provençal. Outre les amours de Mireille, on y trouve cette fameuse légende :
“Parti pour faire danser les filles de l’Isle sur Sorgue, le vieux ménétrier Basile s’endormit à l’ombre un chaud jour, sur le chemin de Vaucluse. Apparut une nymphe qui, belle comme l’onde claire, prit la main du dormeur et le conduisit au bord de la Vasque où s’épanouit la Sorgue. Devant eux, l’eau s’entrouvrit et les laissa descendre entre deux murailles de liquide cristal au fond du gouffre.”

Le scénario met en scène le rêve de Basile, cet anti-héros convaincu, et le prolonge en le nourrissant des contes et légendes que la Sorgue a suscités au fil des siècles.

Tarifs renseignements et billetterie sur www.monteux.fr 

Monteux, Capitale de la Pyrotechnie, d’un modèle industriel au concept artistique.

C’est Calixte Aulagne, menuisier-ébéniste, qui implanta l’industrie de la pyrotechnie à Monteux. Conscient du potentiel que représentaient ces nouveaux divertissements, il poursuit l’activité avec ses deux fils Bruno et Cyprien et un ouvrier Jean Baptiste Bertier. Cyprien, resté bientôt seul, donnera un extraordinaire essor à l’entreprise.

Devant cette réussite, certains de ses cadres eurent l’idée de s’installer à leur compte à Monteux ou ailleurs : d’abord MM. Bertier et Triolet, associés au début, puis séparés. M. Triolet disparut et l’usine Bertier démontée fut vendue.
Ensuite M. Provençal créa une petite usine à Monteux, il la vendit à M. Breynat. Puis Jules Fabre s’installa également à Monteux vers 1900. Ses deux fils Justin et Gilbert Fabre développèrent l’usine et Gilbert Fabre, resté seul, eut le privilège de tirer un feu pour le Shah d’Iran.
Puis MM. Tronc et Martin, leur exploitation cessa quelques années après sa création. M. Jean installa une petite exploitation à Saint Didier. Il la céda à Jacques Ulpat qui transporta l’usine à Monteux pour la céder à M. Jacquin. C’était l’usine Bellerive.

En 1918, Alexis Villié racheta l’usine Bellerive à M. Jacquin et s’associa à M. Breynat, jusqu’en 1921, date à laquelle tous deux se réunirent avec la Maison Aubin pour créer les Etablissements Ruggieri.

Des générations de Montiliens travaillèrent dans les ateliers Ruggieri. Certains y laissèrent même leur vie.
Après les dernières explosions meurtrières, 1973 et 1977, les établissements Ruggieri se regroupèrent sur le site des Confines et du Pérussier – au Nord de la commune – avant de
délocaliser leur production dans le sud-ouest de la France à la fin des années 1990.

La ville de Monteux racheta alors les anciens sites pyrotechniques et se développa prioritairement dessus. C’est le cas aujourd’hui du Camping municipal et du Parc Bellerive,

Dans les années 80, l’entreprise Lacroix – fondée par le Toulousain Étienne Lacroix en 1848,  était le principal concurrent de l’entreprise Ruggieri. C’est en 1997 que l’entreprise Ruggieri a été rachetée par Lacroix. Depuis, l’entité Lacroix-Ruggieri se hisse au premier rang européen des concepteurs de spectacles pyrotechniques.
L’entreprise Ruggieri est installée dans le département de la Haute-Garonne. Elle est présidée par Etienne Bares et est dirigée par Jean-Jacques Bares. Elle appartient toujours à la famille de son fondateur.