Villeneuve-lez-Avignon : L’espace muséographique de la Tour Philippe le Bel « Mémoire d’une Tour »

7 juin 2017

Construite à la fin du 13ème siècle, la Tour Philippe Le Bel est le seul vestige d’une forteresse bâtie pour contrôler l’entrée du pont reliant les deux rives du Rhône. Panorama sur Villeneuve lez Avignon, Avignon et la vallée du Rhône.

 

Véritable sentinelle à l’entrée de la ville, elle fut édifiée entre 1292 et 1307 sur les ordres de Philippe-Le-Bel soucieux lui aussi de tenir Avignon en respect. Dressée face à celle-ci, elle contrôlait l’accès au Pont d’Avignon jusqu’à la fin du 17ème siècle. Elle se compose de trois étages aux belles salles voûtées d’ogives, au 15ème siècle, on lui ajouta une tour de guet. Du haut de son sommet imposant, on peut bénéficié d’un panorama exceptionnel sur le Rhône, le Mont Ventoux, les Alpilles et la Montagnette, avec au premier plan le Rhône le Palais des Papes.

 

Cette exposition vient compléter l’espace de restitution du Pont d’Avignon en 3D présenté à Avignon.
Elle vient également clôturer sept années de recherche, de questionnement et apporter des réponses aux égnimes scientifiques et historiques qui ont traversé le cours des siècles.
Le pont est enfin restitué sous la forme d’une maquette numérique évolutive. La Tour et son châtelet sont enfin réunis.
Le pont, la tour et le paysage fluvial ont désormais un cadre scientifique et historique étayé.

 

 

Quatre grands thèmes sont traduits dans un parcours de visite où se mêlent science, technique et histoire. Ce parcours est aussi accessible en langue anglaise.
La figure du Roi de France Philippe Le Bel

La cartographie politique du territoire avignonnais du Moyen-Age jusqu’à la révolution française

Les techniques médiévales du Pont d’Avignon
Une séquence incontournable sur le passionnant travail scientifique de Pavage

 

La muséographie de cette nouvelle exposition souhaitait « protéger » la perception et la beauté du monument. L’exposition doit permettre la lecture des éléments d’architectures de la salle du 1er étage et mettre en valeur le dessin des pierres et la texture des murs très expressifs. C’est pourquoi, la muséographie est discrète et contemporaine, inventive et généreuse.

La très belle sale médiévale destinée à accueillir l’exposition, frappe d’emblée le visiteur par sa beauté et son dénuement : le charme des pierres, les nombreuses ouvertures vers l’extérieur, les angles étonnants, les mystérieuses symétries, les graffitis anciens gravés en belles majuscules, les personnages sculptés sur les culots… tout raconte une histoire.

L’exposition ne devait pas effacer l’émotion initiale ressentie lors de la découverte du lieu. il était donc souhaitable de ne pas encombrer « visuellement » la contemplation de l’espace : les textes ont été imprimés sur des supports en plexi transparent. Ainsi, la belle peine ne disparait jamais vraiment. Elle devient le support qui reçoit des images à partir d’une écriture visuelle qui joue avec les blocs et les jointoiements.

 

Le Grand Avignon a permis le financement du projet, réalisé dans le cadre de développement du patrimoine numérique.

Michel Berthelot, disparu en 2014, architecte, ingénieur de recherche du CNRS, pionnier de l’architecture numérique, a accompli un travail remarquable au service de la recherche pluridisciplinaire. Il a été l’initiateur et le coordinateur du programme scientifique Pavage qui a permis d’aboutir à la restitution du Pont d’Avignon 3D.

Bernard Sournia, Simone Balossino et Nicolas Faucherre ont accepté de poursuivre leur collaboration au service d’une médiation scientifique présentée au sein de cette exposition.

La société Py-films, Bertrand Abadie, producteur et Henri-Louis Poirier réalisateur, concepteur de l’exposition et assistant à la maîtrise d’ouvrage, ont conçu et produits cette exposition.
Py-films s’est entouré de Charlotte Devant, scénographe et muséographie, Eric Dupin, menuisier et de la société Electrosonic pour les installations audiovisuelles.